29 novembre 2017

Réunion du jeudi 5 octobre 2017

Les mots s’en mêlent : Réunion du jeudi 5 octobre 2017

 

Réunion n°24 de notre club.

ABS/ Excusées : Marie Bastien, Sylvie Bornais, Elisa Dalmasso, Sylvie Dussart, Cécile Migeotte, Annie Petit, Marie-Christine Baujard.

 

Après avoir donné des nouvelles des excusées, Anne-Marie Andrieux commence  la présentation des livres lus.

Anne-Marie ANDRIEUX 

  Un appartement à Paris, de Guillaume Musso

Seule la fin tient un peu en haleine…

  Maxime Chattam : Autre Monde 7 tomes

 « super histoire » ! a lu les 7 tomes, a adoré.  

Résumé du T 1 et critiques :

Personne ne l'a vue venir. La Grande Tempête : un ouragan de vent et de neige qui plonge le pays dans l'obscurité et l'effroi. D'étranges éclairs bleus rampent le long des immeubles, à la recherche de leurs proies, qu’ils tuent ou transforment... Après leur passage, Matt et Tobias se retrouvent sur une Terre ravagée, différente. Désormais seuls, ils vont devoir s’organiser. Pour comprendre. Pour survivre... à cet Autre-Monde.

On s’accroche aux héros comme si notre vie en dépendait. Entre Sa Majesté des mouches et Spielberg, un roman impressionnant. Marie Rogatien, Le Figaro Magazine.

On sent l’influence de Tolkien, voire de Jules Verne, dans cette saga où [...] Chattam jette les bases d’un monde fantastique, dans tous les sens du terme. Thierry Moreau, Télé 7 jours.

De Philippe Delerme : Journal d’un homme heureux : a trouvé cela «  quelconque »

 La vie secrète des arbres de Peter Wohlleben

N’a pas accroché mais son mari a aimé.

 

Jeanne PEHOURTICQ:

 Souviens-toi de moi comme ça, de Bret Anthony Johnston

Un 1er roman, très réussi !

Justin Campbell, onze ans, a disparu sans laisser de trace. Dans la cellule familiale livrée au chagrin et au désarroi, chacun cherche sa propre échappatoire : la mère, qui s’est prise de passion pour la protection des dauphins, passe ses journées dans un centre marin ; le père entame une liaison ; et Griff, le fils cadet, passe ses journées seul, à faire du skateboard dans la piscine à sec d’un motel abandonné ou à rendre visite à son grand-père qui tient un établissement de prêt sur gage.

Quatre ans plus tard, la police découvre Justin, séquestré par un pédophile, tout près de chez lui. Un miracle qui ne fait qu’accentuer les tensions au sein de la famille. Alors que ses parents se débattent avec la culpabilité de ne pas avoir su retrouver leur fils, Justin peine à surmonter son traumatisme. Et l’assignation à résidence du kidnappeur dans l’attente de son procès ne fait qu’accentuer les envies de vengeance du père, soulevant par là même la question de la justice et de la résilience.

Josette ZIELEMAN

A lu plusieurs livres qui l’ont déçue…

 La tresse, de Laetitia Colombani

Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.

Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.
 Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.

Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.

Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est destiné et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.

3 femmes qui à un moment de leur vie prennent une décision : « Je ne subirai pas »

Ce livre l’a « réconciliée avec la lecture !

 De Sophie Chauveau, Noces de charbon.

Une histoire dans l’histoire

Marie SZCZEPANIAK

De Ron Rash une terre d’ombre  Le monde à l’endroit

En a lu 3 du même auteur, les a tous trois aimés.

Dans la forêt, de Jean Hegland 

Rien n'est plus comme avant : le monde tel qu'on le connaît semble avoir vacillé, plus d'éléctricité ni d'essence, les trains et les avions ne circulent plus. Des rumeurs courent, les gens fuient. Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au coeur de la forêt. Quand la civilisation s'effondre et que leurs parents disparaissent, elles demeurent seules, bien décidées à survivre. Il leur reste, toujours vivantes, leurs passions de la danse et de la lecture, mais face à l'inconnu, il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, emplie d'inépuisables richesses.

Considéré comme un véritable choc littéraire aux États-Unis, ce roman sensuel et puissant met en scène deux jeunes femmes qui entraînent le lecteur vers une vie nouvelle.

La voleuse de livres de Markus Zusak

Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. Et, parmi eux, plus rares encore, ceux qui réussissent à éveiller Sa curiosité.

Liesel Meminger y est parvenue.

Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s'est arrêtée.

Est-ce son destin d'orpheline dans l'Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt ? Ou sa force extraordinaire face aux événements ? À moins que ce ne soit son secret... Celui qui l'a aidée à survivre et a même inspiré à la Mort ce joli surnom : la Voleuse de livres...

" Best-seller international, cette fable singulière envoûte par son audace et son originalité. " Questions de femmes

" Ironique et paradoxal, La Voleuse de livres appartient à ce genre hybride d'ouvrages destinés à la fois aux adolescents et aux adultes. " Le Monde des Livres

  L’enfant qui mesurait le monde, de Metin Arditi

Sur l'île de Kalamaki, Yannis, un enfant autiste, mesure chaque jour l'ordre d'arrivée des bateaux, les quantités pêchées, le nombre de clients du café Stamboulidis. Il cherche à capter l'ordre du monde. Un projet de construction vient diviser l'île et menacer l'équilibre. Mais il y a Eliot, un architecte américain qui étudie le Nombre d'Or. Une amitié bouleversante se noue entre l'homme et l'enfant.
Écrivain francophone d'origine turque, Metin Arditi est l'auteur de nombreux essais et romans. Il s'est vu maintes fois récompensé, notamment pour son roman Le Turquetto, lauréat du prix Jean-Giono. La Confrérie des moines volants et Juliette dans son bain sont disponibles en Points.
" Un beau roman grec, grave et sensible, dont un enfant est le roi. "
Le Point

 

Brigitte CAPP

 Les petites victoires, d’Yvon Roy

Comment dire à son fils tant désiré qu'il est le plus formidable des petits garçons malgré le terrible diagnostic qui tombe comme un couperet : autisme, troubles psychomoteurs, inadaptation sociale... C'est le combat que va mener ce père, resté uni à sa femme malgré leur séparation, pour transformer ensemble une défaite annoncée en formidables petites victoires.

Un amour exemplaire, Daniel Pennac et Florence Cestac

 Quand il était gosse, Daniel Pennac passait ses vacances à La Colle-sur-Loup, sur la Côte d'Azur. Soleil, figuiers et grande treille sous laquelle on joue à la pétanque. C'est là qu'avec son frère Bernard il fait la rencontre de Jean et Germaine : lui, grand chauve façon héron ; elle, maigre, rose et rieuse. Toujours de bonne humeur, ils intriguent avec leur joie de vivre. Pas d'enfants, pas de boulot, Jean et Germaine vivent un amour sans intermédiaire, un amour sédentaire, un amour exemplaire !

Quand sort la recluse, de Fred Vargas

Brigitte nous présente tous les personnages du commissariat atypique des romans de Fred Vargas, Adamsberg, Danglard et les autres.

Extrait :

« - Trois morts, c'est exact, dit Danglard. Mais cela regarde les médecins, les épidémiologistes, les zoologues. Nous, en aucun cas. Ce n'est pas de notre compétence.

- Ce qu'il serait bon de vérifier, dit Adamsberg. J'ai donc rendez-vous demain au Muséum d'Histoire naturelle.
- Je ne veux pas y croire, je ne veux pas y croire. Revenez-nous, commissaire. Bon sang mais dans quelles brumes avez-vous perdu la vue ?

- Je vois très bien dans les brumes, dit Adamsberg un peu sèchement, en posant ses deux mains à plat sur la table. Je vais donc être net. Je crois que ces trois hommes ont été assassinés.
- Assassinés, répéta le commandant Danglard. Par l'araignée recluse ? »

Beaucoup de péripéties, de rebondissements. Commentaires appuyés par Annie Larangé.

Josiane LUCIANI :

Les lectures de l’été : 3 romans d’Agnès Martin Lugand, Françoise Bourdin, Paula Hawkins ( La fille du train)

Avant toi, de Jojo Moyes

Auteur journaliste pendant 10 ans, puis se consacre à l’écriture.

Lou est une fille ordinaire qui mène une vie monotone dans un trou paumé de l’Angleterre dont elle n’est jamais sortie. Quand elle se retrouve au chômage, elle accepte un contrat de six mois pour tenir compagnie à un handicapé. Malgré l’accueil glacial qu’il lui réserve, Lou va découvrir en lui un jeune homme exceptionnel, brillant dans les affaires, accro aux sensations fortes et voyageur invétéré. Mais depuis l’accident qui l’a rendu tétraplégique, Will veut mettre fin à ses jours. Lou n’a que quelques mois pour le faire changer d’avis.

Poignant, tonique, émouvant nous dit Josiane.

 Après toi, la suite, est tout aussi passionnant.

  Le presbytère, d’Ariane Monnier  

1er roman. Glaçant !

Au début des années 1970, Balthazar Béranger s’installe avec sa jeune épouse, Sonia, dans une maison à la sortie d’un village. C’est un ancien presbytère, légèrement en retrait par rapport à la route, dont les belles fenêtres sont en partie cachées par un grand tilleul.

Balthazar est un jeune médecin qui entend faire de ses enfants des êtres véritables. Maintenus à l’écart d’un monde jugé néfaste pour leur développement et leur imagination, ces derniers sont initiés à la musique et à la morale pendant que leur mère ne résiste ni à la violence ni à la séduction de son mari.
Pantins impuissants soumis aux coups de leur père et à des exigences de plus en plus humiliantes, ils apprennent à se taire.

Le premier roman d’Ariane Monnier décrit une maison dont les pièces sont progressivement transformées en scène de spectacles cruels, où les portes entrouvertes laissent entendre, en sourdine, de terribles chuchotements. 

Cécile VERHAEGHE :

   Sorti de l’ombre, Pierre Zylawski

 

En mars 1982, dans la nuit du musée du Louvre, une triplette de surveillance traque une ombre qui s'en prend à des livres mondialement connus. Ombre et lumière s'affrontent tous les soirs. Au fil des nuits, le roman prend inévitablement la dimension d'un huis clos de plus en plus tendu, prenant, entièrement livré au suspense... Fort heureusement, les deux hommes et la jeune femme qui constituent cette équipe vont réussir à allier détermination et compétence, tout en conservant un humour véritablement rafraîchissant. Le dénouement, à ne jamais révéler à vos amis, en étonnera plus d'un. Un roman qui vous emmène au Louvre, un roman gai mais émouvant aussi.

Pierre Zylawski a participé à notre salon Théodolivres. Des ennuis de santé l’en ont empêché en 2016 et 2017.

Le tableau du Maître flamand, Arturo Perez Reverte 

Lors de la restauration d’un célèbre tableau en vue de sa vente, Julia, jeune restauratrice, découvre que le peintre a masqué une inscription : « qui a tué le chevalier ». Que veut dire cette inscription volontairement effacée par le peintre ? Julia va, pour retracer l’histoire de ce tableau, essayer de déchiffrer l’énigme. Mais un sort étrange et fatal semble anéantir ceux qui s’intéressent à cette œuvre.

Ce livre, devenu un Best Seller international, a reçu le grand prix de la littérature policière en 1993.

 La fille d’avant, de JP Delaney

Après un drame éprouvant, Jane cherche à tourner la page. Lorsqu'elle découvre le One Folgate Street, elle est conquise par cette maison ultra moderne, chef d'oeuvre de l'architecture minimaliste, parfaite. Mais pour y vivre, il faut se plier aux règles draconiennes imposées par son architecte, Edward Monkford, aussi mystérieux que séduisant. Parmi celles-ci : répondre régulièrement à des questionnaires déconcertants et intrusifs. Peu à peu, Jane acquiert une inquiétante certitude : la maison est pensée pour transformer celui qui y vit. Or elle apprend bientôt qu'Emma, la locataire qui l'a précédée et qui lui ressemble étrangement, y a trouvé une fin tragique.

Alors qu'elle tente de démêler le vrai du faux, Jane s'engage sur la même pente, fait les mêmes choix, croise les mêmes personnes... et vit dans la même terreur que la fille d'avant.

Annie LARANGE

 

 Au revoir là-haut en BD Pierre Lemaître et Christian Demetter

1919. Au sortir de la guerre, la société française peine à ménager une place aux anciens poilus devenus encombrants et les trafics les moins glorieux y vont bon train. Albert Maillard, modeste comptable, qui a sauvé la vie d'Édouard Péricourt, jeune fils de bonne famille, juste avant la fin des combats, tente de les faire vivre de retour à Paris. Édouard, défiguré, refuse de reprendre contact avec les siens et imagine une gigantesque arnaque à la nation pour tenter de renouer avec une vie, ailleurs. BD Ado Adulte

 Annie revient sur Quand sort la recluse  «  l’araignée violoniste »

  Sharko, de Franck Thilliez  

EXCELLENT ! d’après Annie et Jeanne

 

" Sharko comparait toujours les premiers jours d'une enquête à une partie de chasse.
Ils étaient la meute de chiens stimulés par les cors, qui s'élancent à la poursuite du gibier.
À la différence près que, cette fois, le gibier, c'était eux. "

Eux, c'est Lucie Henebelle et Franck Sharko, flics aux 36 quai des Orfèvres, unis à la ville comme à la scène, parents de deux petits garçons.

Lucie n'a pas eu le choix : en dehors de toute procédure légale, dans une cave perdue en banlieue sud de Paris, elle a tué un homme. Que Franck ignore pourquoi elle se trouvait là à ce moment précis importe peu : pour protéger Lucie, il a maquillé la scène de crime. Une scène désormais digne d'être confiée au 36, car l'homme abattu n'avait semble-t-il rien d'un citoyen ordinaire et il a fallu lui inventer une mort à sa mesure.
Lucie, Franck et leur équipe vont donc récupérer l'enquête et s'enfoncer dans les brumes de plus en plus épaisses de la noirceur humaine. Cette enquête autour du meurtre qu'à deux ils ont commis pourrait bien sonner le glas de leur intégrité, de leur équilibre, et souffler comme un château de cartes le fragile édifice qu'ils s'étaient efforcés de bâtir.

 

Fait froid dans le dos ! dit Annie

 

 De Jussi Adler Holson, Enquêtes du Département V : Selfies

Elles touchent les aides sociales et ne rêvent que d'une chose : devenir des stars de reality-show. Sans imaginer un instant qu'elles sont la cible d'une personne gravement déséquilibrée dont le but est de les éliminer une par une.

L'inimitable trio formé par le cynique inspecteur Carl Mørck et ses fidèles assistants Assad et Rose doit réagir vite s'il ne veut pas voir le Département V, accusé de ne pas être assez rentable, mettre la clé sous la porte. Mais Rose, plus que jamais indispensable, sombre dans la folie, assaillie par les fantômes de son passé...à condition que Rose, plus indispensable que jamais, ne se laisse pas assaillir par les fantômes de son propre passé...

 

  Virginie Despentes, Vernon Subutex

 

 

Reflet de la société.

Qui est Vernon Subutex ?

Une légende urbaine.

Un ange déchu.

Un disparu qui ne cesse de ressurgir.

Le détenteur d'un secret.

Le dernier témoin d'un monde révolu.

L'ultime visage de notre comédie inhumaine.

Notre fantôme à tous.

 
 Magistral et fulgurant. Une œuvre d'art. François Busnel, L'Express.

Dans cette peinture d'une France qui dégringole dans la haine et la précarité, Virginie Despentes touche au sommet de son art. Alexis Brocas, Le Magazine littéraire.

Une comédie humaine d'aujourd'hui dont Balzac pourrait bien se délecter. Pierre Vavasseur, Le Parisien.

 

 Sylvain Tesson, Sur les chemins noirs 

 

Extrait : 2014. "L'année avait été rude. Je m'étais cassé la gueule d'un toit où je faisais le pitre. J'étais tombé du rebord de la nuit, m'étais écrasé sur la Terre. Il avait suffi de huit mètres pour me briser les côtes, les vertèbres, le crâne. J'étais tombé sur un tas d'os. Je regretterais longtemps cette chute parce que je disposais jusqu'alors d'une machine physique qui m'autorisait à vivre en surchauffe. Pour moi, une noble existence ressemblait aux écrans de contrôle des camions sibériens : tous les voyants d'alerte sont au rouge mais la machine taille sa route. La grande santé ? Elle menait au désastre, j'avais pris cinquante ans en dix mètres. A l'hôpital, tout m'avait souri. Le système de santé français a ceci de merveilleux qu'il ne vous place jamais devant vos responsabilités. On ne m'avait rien reproché, on m'avait sauvé. La médecine de fine pointe, la sollicitude des infirmières, l'amour de mes proches, la lecture de Villon-le-punk, tout cela m'avait soigné. Un arbre par la fenêtre m'avait insufflé sa joie vibrante et quatre mois plus tard j'étais dehors, bancal, le corps en peine, avec le sang d'un autre dans les veines, le crâne enfoncé, le ventre paralysé, les poumons cicatrisés, la colonne cloutée de vis et le visage difforme. La vie allait moins swinguer. Il fallait à présent me montrer fidèle au serment de mes nuits de pitié. Corseté dans un lit étroit, je m'étais dit à voix presque haute : "si je m'en sors, je traverse la France à pied". Je m'étais vu sur les chemins de pierre ! Je voulais m'en aller par les chemins cachés, flanqués de haies, par les sous-bois de ronces et les pistes à ornières reliant les villages abandonnés. Il existait encore une géographie de traverse pour peu que l'on lise les cartes, que l'on accepte le détour et force les passages. Loin des routes, il existait une France ombreuse protégée du vacarme, épargnée par l'aménagement qui est la pollution du mystère. Une campagne du silence, du sorbier et de la chouette effraie. Des motifs pour courir la campagne, j'aurais pu en aligner des dizaines. Me seriner par exemple que j'avais passé vingt ans à courir le monde entre Oulan- Bator et Valparaiso et qu'il était absurde de connaître Samarcande alors qu'il y avait l'Indre- et-Loire. Mais la vraie raison de cette fuite à travers champs, je la tenais serrée sous la forme d'un papier froissé, au fond de mon sac..." Avec cette traversée à pied de la France réalisée entre août et novembre 2015, Sylvain Tesson part à la rencontre d'un pays sauvage, bizarre et méconnu. C'est aussi l'occasion d'une reconquête intérieure après le terrible accident qui a failli lui coûter la vie en août 2014. Le voici donc en route, par les petits chemins que plus personne n'emprunte, en route vers ces vastes territoires non connectés, qui ont miraculeusement échappé aux assauts de l'urbanisme et de la technologie, mais qui apparaissent sous sa plume habités par une vie ardente, turbulente et fascinante.

 Frappe-toi le cœur, Amélie Nothomb

 26è roman de l’auteur.

Présentation de l'éditeur :"Frappe-toi le coeur, c'est là qu'est le génie", Alfred de Musset. 

 Elle a réussi à placer sa marque de champagne, dit Annie !

 

 

 Le tour du monde du roi Zibeline, Jean-Christophe Rufin

 Trop dense, trop de choses dans un petit livre, pas mal, sans plus.

 

Anny BOCQUET

 Barbara Abel, l’instinct maternel 

 Richard et Jeanne Tavier jouent, depuis de nombreuses années, la comédie du bonheur parfait dans le milieu huppé qu'ils fréquentent. Leur agressivité et leur mépris sont renforcés par le fait qu'ils n'ont jamais pu avoir d'enfant. Edwige, la confidente de Jeanne, l'aide de son mieux en lui procurant conseils et tendresse. Un soir, celle-ci débarque chez elle et lui annonce que Richard s'est rompu le cou en tombant dans l'escalier. Edwige n'est pas dupe mais couvre son amie en l'assurant de son silence. À l'ouverture du testament, le notaire annonce à la veuve que Richard lègue sa fortune à une inconnue. Blessée et dépitée, Jeanne transforme son ressentiment en une boule de fiel qui lui fait perdre la raison. Décidée à retrouver la femme qui a hérité à sa place, elle a bien l'intention de la supprimer. Il se trouve que cette femme, ex maîtresse de Richard, est enceinte… S’y mêle une histoire d’héritage…

 

Jean-Pierre BOCQUET

 Romain Slocombe, Monsieur le commandant

Écrivain et académicien dans le Paris de l'avant-guerre, Paul-Jean Husson s'est désormais retiré dans une petite ville de Normandie pour se consacrer à son œuvre, émaillée d'un antisémitisme « patriotique ». Lorsque la guerre éclate et que son fils Olivier rejoint la France libre, il prend en charge la protection de sa belle-fille, Ilse, une Allemande aux traits aryens et à la blondeur lumineuse. Sa beauté fait surgir en lui un éblouissement bientôt en contradiction avec toutes ses valeurs, car il découvre qu'Ilse est juive, sans toutefois parvenir à brider l'élan qui le consume. Peu à peu, l'univers si confortable du grand écrivain pétainiste, modèle de bon bourgeois enkysté dans ses ambivalences, vacille. Les secrets de famille sortent comme autant de cadavres de leurs placards et à l'heure où son existence torturée est percée à jour par une Occupation aux effets ontologiques imprévisibles, seule une lettre adressée au commandant de la Kreiskommandantur peut permettre à Husson de sauver la face. C'est en salaud imaginaire que Romain Slocombe porte en lui une lettre jamais écrite, une lettre de délation ; il prouve ainsi que la part la plus vile de l'âme humaine ne trouve de meilleure place où se révéler que dans le genre épistolaire.

 Prochaine réunion le jeudi 7 décembre  à 14heures.

 Bonnes lectures d’ici là !!!

 

 

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Réunion du jeudi 1er juin 2017

Les mots s’en mêlent : Réunion du jeudi 1er juin 2017

 

Réunion n°23 de notre club.

ABS/ Excusées : Anne-Marie Andrieux, Marie Bastien, Sylvie Bornais, Brigitte Capp, Elisa Dalmasso, Sylvie Dussart, Josiane Luciani, Cécile Migeotte, Annie Petit, Sylvie Roland.

 

Après avoir donné des nouvelles des excusées, nous commençons par Jeanne pour la présentation des livres .

Jeanne PEHOURTICQ:

Pour Josiane LUCIANI :

Par amour, de Valérie Tong Cuong

Par amour est l’histoire de deux familles, originaires du Havre, prises dans la tourmente de la Seconde Guerre mondiale.

Comment vivre dans l’enfer de la guerre ? Comment ne pas se perdre ? Comment résister ? Comment protéger ceux qu’on aime et se protéger soi-même ?

La mort est là, partout : au détour d’une bombe, de la maladie, de l’insalubrité, des privations, des déportations…

Avec cette fresque envoûtante qui nous mène du Havre sous l’Occupation à l’Algérie, Valérie Tong-Cuong trace les destinées héroïques de gens ordinaires, dont les vies secrètes nous invitent dans la grande Histoire.

On avance dans le roman au travers du regard de chacun des personnages (hommes, femmes, enfants d’une même famille), sous la plume fluide et précise de l’auteur. À tour de rôle ils témoignent de ce qu’ils voient, de ce qu’ils vivent, de ce qu’ils ressentent. Les histoires des uns et des autres se croisent tenant le lecteur en haleine…

Ces cinq années de guerre vont les transformer mais ne tueront pas l’amour qui les unit.

 Les cygnes de la Cinquième Avenue, de Mélanie Benjamin

Dans les années 1950 les femmes les plus en vue de la société New Yorkaise sont surnommées les “Cygnes”. Certaines, connues pour leur élégance, font la une du magazine “Vogue”. C’est le cas de Barbara "Babe" Cushing Mortimer Paley qui incarne le style absolu de cette petite société de la gentry des beaux quartiers de la ville. Celle que l’on surnomme “Babe” se situe au sommet d’une pyramide à laquelle appartiennent les Stuyvesant, les Vanderbilt et les Roosevelt.

Babe Paley a beau être celle que tout le monde regarde, être formidablement riche et mariée à un homme à l’influence considérable, le magnat Bill Paley, elle vit enfermée dans une tour de solitude enveloppée par une brume d’élégance et de raffinement. Pourtant une rencontre va changer la vie de Babe, celle qu’elle va faire avec le fantasque et anti conformiste écrivain Truman Capote. C’est le coup de foudre entre ces deux êtres insaisissables et hors normes. D’un côté la plus fascinante des créatures New Yorkaise, de l’autre l’écrivain prodige et scandaleux qui rêvait d’une “gentry notoriety”. Babe Paley sera son sésame, la carte maitresse qui l’introduira dans tous les salons de cette société hyper select.
Melanie Benjamin nous propose une peinture à fois réaliste et terrible de cette relation entre ces deux êtres si différents et pourtant si complémentaires.

 Marie SZCZEPANIAK

  Le grand marin, de Catherine Poulain

 

Une femme rêvait de partir. De prendre le large. A Kodiak, en Alaska, elle trouve une place à bord d'un de ces bateaux qui pêchent la morue noire, le crabe et le flétan. Elle supporte l'humidité permanente, la fatigue, la peur, les blessures... Et puis, il y a les hommes. À terre, elle partage leur vie, en camarade. En attendant de rembarquer. C'est alors qu'elle rencontre le Grand Marin.

  Le dimanche des mères de Graham Swift

 Un jour par an, les domestiques de la noblesse dans les années 1920 avaient le droit à une journée de congé pour aller voir leur parents (leur mère... d'où le titre !) et cette domestique, sur les "ordres" de son amant va en profiter pour aller le retrouver, lui qui doit se marier avec une "bonne" fille de la noblesse un mois après. Mais les hasards de la vie vont faire que tout ne se passe pas comme prévu !

   Aphrodite et vieilles dentelles de Karin Brunk Holmqvist

Bon roman, amusant, sympa.

Tilda et Elida Svensson, 79 et 72 ans, célibataires, mènent une vie à la routine paisible. Elles font des confitures, vont à l'église et se couchent chaque soir exactement à la même heure. Pas de commodités à l'intérieur de leur maison vétuste : les toilettes sont au fond du jardin, l'eau est à tirer au puits. Tout change à l'arrivée d'un nouveau voisin, Alvar Klemens, ou plutôt de son chat : le félin est pris de frénésie sexuelle en mangeant une des plantes d'Alvar, que celui-ci entretient avec un engrais curieux. Et si elles tenaient avec ce produit l'occasion de s'offrir enfin des W.C. dignes de ce nom ? La révolution est décidée : les deux dames montent un business clandestin d'élixir aphrodisiaque...

   Les filles au lion, de Jessie Burton

La peinture est une sorte de prétexte pour tracer le portrait de deux femmes, séparées par le temps, mais assez proches par leur tempérament artiste (peinture et littérature) et par les barrières qui existent dans des sociétés où l'on accepte difficilement que les femmes aient au moins autant de talent que les hommes. Une situation compliquée par le manque de confiance qui en résulte. Les deux figures principales de Les filles au lion sont deux étrangères : l'une est anglaise dans l'Andalousie de 1936, l'autre vient de Trinidad et sa couleur noire ne passe pas inaperçue dans les rues de Londres, même à une époque, 1967, réputée pour ses accents libertaires. Roman sur l'émancipation féminine et sur les injustices de la notoriété artistique, entre autres, Les filles au lion fourmille de personnages secondaires caractérisés avec une grande précision.

 Josette ZIELEMAN

  Une vie après l’autre, de Kate Atkinson

 

11 février 1910 : Ursula Todd naît – et meurt aussitôt.

11 février 1910 : Ursula Todd naît – et meurt, quelques minutes plus tard, le cordon ombilical enroulé autour du cou.
11 février 1910 : Ursula Todd naît le cordon ombilical menace de l’étouffer, mais Ursula survit.
Ursula naîtra et mourra de nombreuses fois encore – à cinq ans, noyée ; à douze ans, dans un accident domestique ; ou encore à vingt ans, dans un café de Munich, juste après avoir tiré sur Adolf Hitler et changé ainsi, peut-être, la face du monde…

 
Démiurge, « grand horloger » romanesque, Kate Atkinson déplace ses pions avec maestria mais, avant tout, s’interroge sur cette infinité de petits riens qui jalonnent la folle aventure de la vie. Emmanuelle Giuliani, La Croix.

Trépidant, imaginatif et plein d’entrain. Christine Ferniot, Lire.

Une conteuse surdouée. Christophe Mercier, Le Figaro littéraire.

 Reconnaissance, de Pierre Péju

 "Un soir, dans un refuge de haute montagne, un mystérieux randonneur m'a fait don d'un bloc transparent qu'il prétendait être le "Cristal du Temps". Plus tard, au lieu de me remettre à la rédaction de mon roman, j'y ai plongé les yeux. Des moments de ma vie ont surgi en désordre : scènes banales ou incongrues, êtres perdus de vue, anecdotes auxquelles je n'aurais jamais repensé, comme la mise à mort d'un lapin, la folie d'une jeune plasticienne russe, un amnésique oublié, la femme qui voulait devenir un ange, les singes dans les ruines d'un temple khmer, les gosses cruels des rues du Caire. Fasciné, j'étais contraint de reconnaître - comme un homme admet être le père d'un enfant - que ces aventures invraisemblables, ces rencontres sans lendemain, étaient bien miennes. Le cristal m'en restituait chaque détail. Impitoyable, il m'infligeait aussi le souvenir de mes propres rêves et quelques images de mon avenir. Cette "vie réelle", j'ai voulu l'écrire. Ce vaste désordre s'est transmué en récits, histoires étranges et fragments romanesques. Explorateur en territoire dangereux, je racontais. Immense était ma reconnaissance envers le monde, sa variété, sa douleur et son énigme".

Pierre Péju est l’auteur de plusieurs livres aux Éditions Gallimard, dont Naissances, La petite Chartreuse (prix du Livre Inter 2003 ; porté à l’écran en 2005), Le rire de l’ogre (prix du Roman Fnac 2005), Cœur de pierre, La Diagonale du vide, et l’essai Enfance obscure (prix des Écrivains du Sud 2012).

 

  Ce que je ne pouvais pas dire, de Jean-Louis Debré

Succulent !!!

 

Esprit libre, indépendant, attaché aux valeurs républicaines, Jean-Louis Debré a pris position dans les débats les plus polémiques. Il revient sur neuf ans passés à la tête du Conseil constitutionnel. Rejet des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy, débats sur le mariage homosexuel et la taxe carbone, loi Hadopi... Le témoignage d'un " sage " sur les rouages de la République.

 

  L’aube le soir ou la nuit, de Yasmina Reza

  Elle a suivi N Sarkozy pendant sa campagne pour les présidentielles. Elle livre sa prise de notes.

 Marie-Christine BAUJARD

 

  Profession du père, de Sorj Chalandon

Mixage de roman et d’autobiographie.

On ne choisit pas ses parents et le hasard fait que l’on tombe parfois mal, voire très mal. Mais cela, l’enfant ne peut pas le comprendre car, pour lui, ses parents sont des dieux, des référents absolus, ceux qui définissent son monde et ses normes. Ce n’est qu’une fois adulte que celui ou celle qui aura connu une enfance perturbée pourra éventuellement comprendre s’il ou elle en a la force et si l’entourage favorise ce cheminement.

Que peut répondre le jeune Emile Choulans quand, à chaque rentrée scolaire, on lui pose inlassablement la question de la profession du père ?

Extrait : « Mon père disait qu'il avait été chanteur, footballeur, professeur de judo, parachutiste, espion, pasteur d'une Église pentecôtiste américaine et conseiller personnel du général de Gaulle jusqu'en 1958. Un jour, il m'a dit que le Général l'avait trahi. Son meilleur ami était devenu son pire ennemi. Alors mon père m'a annoncé qu'il allait tuer de Gaulle. Et il m'a demandé de l'aider.
Je n'avais pas le choix.

C'était un ordre.

J'étais fier.

Mais j'avais peur aussi...

À 13 ans, c'est drôlement lourd un pistolet. »

Annie LARANGE

  Arrête tes mensonges, de Philippe Besson

 

N’a pas trop aimé.

« Quand j'étais enfant, ma mère ne cessait de me répéter : " Arrête avec tes mensonges. " J'inventais si bien les histoires, paraît-il, qu'elle ne savait plus démêler le vrai du faux. J'ai fini par en faire un métier, je suis devenu romancier.

Aujourd'hui, voilà que j'obéis enfin à ma mère : je dis la vérité. Pour la première fois. Dans ce livre. »

  Culottées de Pénélope Bagieu, tome2

 

Sonita, rappeuse afghane et exilée militante ; Thérèse, bienfaitrice des mamies parisiennes ; Nellie, journaliste d'investigation au XIXe siècle ; Cheryl, athlète marathonienne ; Phulan, reine des bandits et figure des opprimés en Inde... Les Culottées ont fait voler en éclat les préjugés. Quinze nouveaux portraits drôles et sensibles de femmes contemporaines qui ont inventé leur destin.

  Pars vite et reviens tard, de Fred Vargas

 

A Paris, Joss, crieur de profession, déclame pour les habitants leurs petites annonces... et de mystérieux messages en ancien français. Pendant ce temps ; le commissaire Adamsberg reçoit une jeune femme s'inquiétant de l'apparition de dessins énigmatiques sur les treize portes de son immeuble. Entre ces messages et ces dessins : un, deux... puis cinq cadavres morts par strangulation et recouverts de charbon de bois. La presse s'empare de l'événement ; s'installe alors la peur de la peste noire... Pour son septième roman, Pars vite et reviens tard, Fred Vargas a obtenu le prix des libraires en 2002.

  L’armée furieuse, de Fred Vargas

Avec sa petite blouse à fleurs et son air timide, Valentine Vendermot et son histoire de fantômes ne sont pas de taille à mobiliser une brigade parisienne. Pourtant, le commissaire Adamsberg a très envie de s'intéresser à cette chevauchée nocturne dans le bocage normand. Il délègue l'enquête en cours et se rend sur les lieux : Ordebec, son église, son bistrot, son chemin de Bonneval, ses crimes atroces.

  Le retour du professeur de danse, Henning Mankell

 HM dénonce la collaboration de la Suède avec les Nazis.

Le jeune policier Stefan Lindman est sous le choc : il vient d'apprendre qu'il a un cancer, et que son ancien collègue Herbert Molin a été torturé mort. Pour tromper son angoisse, il part à l' autre bout de la Suède enquêter sur le meurtre de Molin. Que signifient les traces sanglantes sur le parquet, comme si le tueur avait dansé un tango avec le corps de sa victime ? Les ombres d'un passé très noir se réveillent. Elles ont frappé, et vont frapper encore. Mais Stefan n'a plus rien à perdre...

  Dans l’ombre, d’Analdur Indridason

 

Un représentant de commerce est retrouvé dans un petit appartement de Reykjavik, tué d'une balle de Colt et le front marqué d'un "SS' en lettres de sang. Rapidement les soupçons portent sur les soldats étrangers qui grouillent dans la ville en cet été 1941.

Deux jeunes gens sont chargés des investigations : Flovent, le seul enquêteur de la police criminelle d'Islande, ex-stagiaire à Scotland Yard, et Thorson, l'Islandais né au Canada, désigné comme enquêteur par les militaires parce qu'il est bilingue.

L'afflux des soldats britanniques et américains bouleverse cette île de pêcheurs et d'agriculteurs qui évolue rapidement vers la modernité. Les femmes s'émancipent. Les nazis, malgré la dissolution de leur parti, n'ont pas renoncé à trouver des traces de leurs mythes et de la pureté aryenne dans l'île. Par ailleurs on attend en secret la visite d'un grand homme.

Les multiples rebondissements de l'enquête dressent un tableau passionnant de l'Islande de la "Situation', cette occupation de jeunes soldats qui sèment le trouble parmi la population féminine. Ils révèlent aussi des enquêteurs tenaces, méprisés par les autorités militaires mais déterminés à ne pas se laisser imposer des coupables attendus.

Annie a beaucoup aimé…

 

Anny BOCQUET

 

 

    Le jour de ma mort Ludovic Bertin

Se passe à Malo… Ludovic Bertin est un jeune auteur qui publie chez Ravet-Anceau ( comme Jean-Pierre) . Il sera encore une fois présent à Théodolivres. Il est prof de lettres.

Alors que la neige paralyse la région dunkerquoise, une affaire étonnante monopolise le capitaine Desrozeux et le lieutenant Cyran : un corps momifié découvert dans le sous-sol d'une villa malouine, sans doute là depuis une dizaine d'années. Ce sont les locataires des étages supérieurs qui, alertés par une odeur de gaz, ont prévenu les pompiers. Le « Desséché », comme le surnomme la police, semble être Louis Verbrugghe, le propriétaire. Autre fait surprenant, le tuyau de gaz a été volontairement saboté. Quelqu'un a voulu avertir les autorités de la présence du corps. Mais qui ? Et pour quelle raison ? Pour Cyran, l'enquête se corse lorsque l'attirante journaliste Pétronille Vanbleu s'en mêle. Difficile alors de rester concentré. Pourtant, un mort l'attend.

 

     La mort à marée basse, de Pieter Aspe

Pieter Aspe, auteur belge , de Bruges…

Non loin de Bruges, sur l’immense plage qui sépare les stations balnéaires de Zeebrugge et de Blankenberge, un cadavre est découvert, enterré dans le sable. Seule sa tête dépasse, ou plutôt ce qui a échappé à la voracité des mouettes. Van In est chargé d’enquêter mais il doit le faire en coopération avec un inspecteur de la Police judiciaire. Et cela ne plaît pas vraiment à l’irascible commissaire. D’autant qu’il ne veut pas lâcher une autre enquête, pour viol, dont la victime est la fille d’un notable de la ville. Contrefaçon, corruption, chantage sexuel… les turpitudes de la Belgique n’ont pas de secret pour l’incorruptible flic de Bruges aux méthodes peu orthodoxes mais diablement efficaces.

A Bruges, le commissaire Van In s'occupe du cas de Miriam Dobbeleare, une adolescente victime de viol. Mais l'affaire tourne court, la jeune fille ne porte pas plainte, incitée au silence par son père, un huissier très connu de la ville qui craint pour sa réputation. Contrarié, Van In enquête tout de même, alors qu'il est chargé d'une affaire de meurtre. Sur la plage entre Zeebruge et Blankenberge, un promeneur matinal a découvert un corps ensablé, la tête dévorée par les mouettes. En collaboration (forcée) avec la PJ, Van In et son bras droit, Versavel, remontent une piste qui implique quelques notables de leur bonne ville de Bruges.

Pour sa septième enquête, Van In ne sort pas des sentiers balisés par Pieter Aspe : corruption, chantage, sexe et magouilles dans la bonne société brugeoise …

 

     L’héritage occulte, de Steve Berry

Cotton Malone à la poursuite du secret d'Abraham Lincoln...

1863, Washington D.C. L'issue de la guerre de Sécession est incertaine. Afin de s'assurer du soutien des mormons face aux confédérés, le président Abraham Lincoln confie à leur leader un secret d'État qu'il tient d'un document transmis de président en président depuis George Washington.
2013, frontière de la Suède et du Danemark. Cotton Malone, en mission pour les services secrets, doit récupérer un important témoin – un puissant homme d'affaires mormon qui dispose d'informations susceptibles de déstabiliser les États-Unis...

Quel est l'enjeu caché de la guerre de Sécession ? Que contient ce fameux dossier qui, depuis Georges Washington, passe d'un président à l'autre ? L'Histoire n'a manifestement pas fini de révéler tous ses secrets...

J’ai eu un peu de mal à « entrer dedans » … Mais après je ne l’ai plus lâché. C'est remarquablement ficelé, réalité et fiction tellement bien mêlées qu'à la fin on se demande si ce n'est pas réel …Cela pourrait l'être.

Cécile VERHAEGHE :

 

  Une fille parfaite, de Mary Kubica

 

La narration qui passe d'un personnage à l'autre, et varie même dans le temps (avant/après) sans pour autant nous perdre (vraiment tout reste clair), c'est une façon intéressante de dévoiler les éléments au fur et à mesure pour maintenir le suspense jusqu'au bout.

C'est l'histoire de Mia professeur d'art plastique. Alors que son petit ami lui " pose un énième lapin " dans un pub, elle rencontre un homme, qui bouleversera sa vie à tout jamais.

Chaque chapitre éclaire le roman à " trois voix " : Celle d'Eve, la mère de Mia, celle de Gabe Hamilton ( l'inspecteur en charge de l'enquête) et enfin celle de Colin, le kidnappeur de Mia
Livre d'amour, chargé d'émotions, d'événements époustouflants, thriller psychologique aussi...

 

  Tout n’est pas perdu, de Wendy Walker

 

 

Alan Forrester est thérapeute dans la petite ville cossue de Fairview, Connecticut. Un jour, il reçoit en consultation une jeune fille, Jenny Kramer, qui présente des troubles inquiétants. Celle-ci a reçu un traitement post-traumatique afin d'effacer le souvenir d'une abominable agression dont elle a été victime quelques mois plus tôt. Mais si son esprit l'a oubliée, sa mémoire émotionnelle est bel et bien marquée.
Bientôt tous les acteurs de ce drame se succèdent dans le cabinet d'Alan, confiant leurs pensées les plus intimes, laissant tomber le masque, et faisant apparaître les fissures et les secrets de la ville aux apparences si tranquille...

" Roman coup de poing sur la manipulation psychologique et les mécanismes de la mémoire. " M, Le magazine du Monde

   Un parfum de rose, de Jean Siccardi

 

En Provence, au début du XXe siècle, le destin tragique des jumelles Rabuis, cruelles et ambitieuses, dans l'univers des producteurs de la rose de mai.

Hélène et Elvire, jumelles rousses comme le feu et l'orge, sont filles de forgeron. Marquées par les brimades subies dans leur enfance – à l'école on ne leur pardonnait pas d'être nées pauvres –, elles décident d'user de leur beauté et de leur intelligence pour réussir. Elvire se fait embaucher chez Albert Maillan, le principal producteur de roses du pays. Dans son laboratoire, il cherche à percer les mystères de cette fleur fascinante. Ambitieuses, Elvire et Hélène imaginent une machination diabolique...

   Mala Vida, de Marc Fernandez

 

 

De nos jours en Espagne. Alors que les nostalgiques de Franco ont remporté les élections, une série de meurtres est perpétrée : un homme politique, un médecin, une religieuse... Diego Martin, journaliste de radio, découvre vite que l'affaire dépasse le simple fait divers. Son enquête le mènera au plus près d'un scandale national, au coeur des secrets les plus honteux de l'ère Franco, dans une Espagne toujours hantée par son histoire récente.

Excellent roman d’investigation avec une affaire policière qui revient sur le scandale des enfants volés du franquisme, l’avènement du Partido Popular de Rajoy, les scandales impliquant des élus, l’impunité de mise en Espagne, la purge à la télé, le retour aux valeurs d’antan. Puis la situation dramatique économique et sociale de l’Espagne, les blessures de l’histoire qui ne se sont jamais fermées, le silence des espagnols et un pays qui a laissé une mafia organiser pendant des décennies un trafic d’enfants qui lui a rapporté des millions.

 

Jean-Pierre BOCQUET

 

   Le livre noir du communisme : crimes, terreur, répression, collectif

Comment un idéal d'émancipation, de fraternité universelle, se retourna-t-il au lendemain même d'octobre 1917 en doctrine de la toute-puissance de l'Etat, pratiquant la discrimination systématique de groupes sociaux ou nationaux entiers, recourant aux déportations de masse et trop souvent aux massacres gigantesques ? Quatre-vingts ans après le coup d'Etat bolchevique, une équipe d'historiens et d'universitaires a entrepris, continent par continent, pays par pays, de dresser le bilan le plus complet possible des méfaits commis sous l'enseigne du communisme : les lieux, les dates, les faits, les bourreaux, les victimes. Le Livre noir du communisme a suscité dès sa parution un débat qui a traversé nos frontières. C'est sur une tragédie planétaire, le premier livre de référence. " C'est pour la première fois en un seul volume un panorama international complet du communisme dans toute son étendue géographique et chronologique. ", Jean-François Revel, Le Point.

 " Le Livre noir [...] éclaire d'une lumière noire le totalitarisme le plus durable de notre siècle. C'est une lecture éprouvante et nécessaire. ", Bruno Frappat, La Croix. " Lisons-le en silence, en imaginant la réalité de ce qu'il nous dit [...] sur la réalité engendrée par une utopie mortifère qui a exploité le meilleure et le pire de l'être humain. ", Jacques Amalric, Libération.

 La nuit d’Autun, de Janine Bouissounouse

 

Communisme, Résistance, guerre 1939-1945…

 

   Teacher man, de Frank Mc Court

 

Une vie d’enseignant…

Suite et fin de la trilogie des Mémoires de Frank McCourt. Après son enfance irlandaise, sa jeunesse américaine, il nous raconte son parcours chaotique et cocasse dans les méandres de l'enseignement, face à un public redoutable : ses élèves.

Après le phénoménal succès des Cendres d'Angela et de C'est comment l'Amérique ?, Frank McCourt clôt la trilogie de ses Mémoires et nous offre un portrait de l'artiste en jeune prof dans le New York des sixties, plein de verve, de passion et d'émotion.
Après avoir usé ses talents dans nombre de petits boulots hautement improbables, Frank McCourt se décide à utiliser son diplôme d'enseignant. Premier poste : un lycée technique de Staten Island.
Premiers élèves : des fauves.
Face à ces jeunes monstres, quelle attitude adopter ? Les punir ou les laisser macérer dans leur bouillon d'inculture ?
Au risque de fâcher sa hiérarchie, Frank choisit la ruse. Les élèves font des batailles de sandwichs ? Il les attrape au vol et les mange. Ils n'apportent jamais de mots d'excuses pour leurs retards ? Il y voit une occasion de leur enseigner l'écriture en leur faisant rédiger les excuses d'Ève ou de Judas. Ils n'écoutent pas en cours ? Il les intrigue, les étonne, les subjugue grâce à des anecdotes sur son enfance irlandaise, histoires passionnantes qui vont captiver les élèves les plus rétifs et bouleverser des générations de lecteurs du monde entier.

 Prochaine réunion le jeudi 5 octobre  à 14heures.

 Rappel : Théodolivres, notre salon du livre,  le 8 octobre salle Itsweire ! Voir le blog pour + d’infos…

http://theodolivres.canalblog.com/

 

Bonnes lectures d’ici là !!!

 

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10 avril 2017

réunion du 6 avril 2017

Les mots s’en mêlent : Réunion du jeudi 6 avril 2017

 

Réunion n°22 de notre club.

ABS/ Excusées : Marie Bastien, Sylvie Bornais, Sylvie Dussart, Josiane Luciani, Cécile Migeotte, Sylvie Roland, Marie Szczepaniak, Josette Zieleman.

 

Après avoir donné des nouvelles des excusées, nous nous inquiétons un peu pour Sylvie Roland, déjà absente lors de la dernière réunion… Jean-Pierre et Anny l’ont vue lors de la conférence de JP à l’ADRA. Jeanne a vu récemment Josette, qui a sans doute eu un empêchement de dernière minute.

Liste des livres présentés

 

 

Anne-Marie ANDRIEUX :

  Marghareta la huguenote de Michel CAFFIER

A la fin du XVIIe siècle, en Lorraine, la longue errance de Marghareta, fuyant la répression entre l'édit de Nantes et sa révocation.

A Saint-Mihiel, Marghareta, fille du cordonnier espagnol Federico, se lie avec Paul, un instituteur qu'elle rejoint dans son adhésion à la Réforme protestante. Les interdits et sévices dans le duché de Lorraine obligent la famille à fuir pour s'installer à Metz. Paul, chargé de l'enseignement, et Marghareta militent pour la reconnaissance des droits de la communauté protestante messine. Mais les répressions appliquées dans le Sud gagnent les Trois-Evêchés. Paul tué dans une dragonnade, Marghareta entreprend un long exil jusqu'en Bavière, où elle retrouve des amis lorrains et des réfugiés d'autres provinces enfuis comme elle après la révocation de l'édit de Nantes...

A travers la vie de Marghareta, en lutte contre l'injustice et l'oppression, Michel Caffier apporte un éclairage aussi poignant qu'érudit sur le sort difficile réservé pendant longtemps aux protestants sur le sol de France.

A appris beaucoup de choses à la lecture de ce livre. Protestante, elle a été  d’autant plus intéressée.

 

Cécile VERHAEGHE :

 Les Apparences  de Gillian Flynn

Amy et Nick forment en apparence un couple modèle. Victimes de la crise financière, ils ont quitté Manhattan pour s'installer dans le Missouri. Un jour, Amy disparaît et leur maison est saccagée. L'enquête policière prend vite une tournure inattendue : petits secrets entre époux et trahisons sans importance de la vie conjugale font de Nick le suspect idéal. Alors qu'il essaie lui aussi de retrouver Amy, il découvre qu'elle dissimulait beaucoup de choses, certaines sans gravité, d'autres plus inquiétantes. Après Sur ma peau et Les Lieux sombres, Gillian Flynn nous offre une véritable symphonie paranoïaque, dont l'intensité suscite une angoisse quasi inédite dans le monde du thriller.

Très bon thriller psychologique

Le symbole retrouvé de Éric GIACOMETTI et  Jacques RAVENNE

 

Qui sont vraiment les francs-maçons ? Le symbole perdu et retrouvé révèle-t-il un secret ésotérique ?

Les thrillers de Dan Brown sont-ils sous influence maçonnique ? L'auteur a-t-il résolu l'une des plus grandes énigmes de l'histoire de l'humanité ?

Vous aussi, vous vous êtes sans doute posé ces questions en lisant Le Symbole perdu.
Pour y répondre et prolonger le plaisir de lecture, Eric Giacometti et Jacques Ravenne, les deux maîtres du thriller maçonnique, ont mené l'enquête. Résultat : des révélations étonnantes et un voyage passionnant dans les arcanes de ce best-seller signé par le pape du thriller ésotérique. Une plongée au cœur de la franc-maçonnerie, un retour sur ses origines mythiques, ses codes secrets et sa part d'ombre.

Analyse structurée et passionnante.

 

Clin d’œil d’Anny : E Giacometti, JP Bocquet et J Ravenne… avril 2016

 

 

 Mourir Sur Seine de Michel Bussi

Sixième jour de l'Armada. Un marin est retrouvé poignardé au beau milieu des quais de Rouen ! Quel tueur invisible a pu commettre ce crime impossible ? Quel étrange pacte semble lier les matelots du monde entier ? De quels trésors enfouis dans les méandres de la Seine sont-ils à la recherche ? Quel scandale dissimulent les autorités ?Une implacable machination qui prend en otage 8 millions de touristes. Une course effrénée contre la montre. Un page-turner inoubliable où Michel Bussi utilise les ingrédients plébiscités par ses nombreux lecteurs : un crime, une énigme et des rebondissements, une journaliste enquêtrice très sexy, une fin étonnante. Du très grand Bussi …

Marie-Christine BAUJARD

 

 La valse de Valeyri de Thorsson,Guðmundur Andri

16 destins, 16 histoires. Très poétique, bien écrit, très joli.

La valse de Valeyri se lit comme un roman polyphonique. Seize destins sont évoqués en autant de chapitres, dans une parfaite unité de temps et de lieu : nous sommes à Valeyri, un village de pêcheurs islandais, pendant un après-midi de la Saint-Jean. La petite commune de mille âmes se prépare pour le grand concert de la chorale dirigée par Kata, et à l'heure où cette jeune musicienne slovaque traverse le village à vélo pour se rendre à la salle des fêtes, chacun des protagonistes du livre se laisse aller à ses pensées.

 

 Le centaure de l’Arctique, de Yves Gauthier

 

Livre remarquable relatant un exploit exceptionnel accompagné de commentaires historiques et géographiques d'une très grande richesse sur la Russie et son histoire. Un ouvrier soviétique sous Staline, époustouflé par l’exploit sportif d’un cycliste, s’entraîne pour être capable d’en faire autant.

Clin d’œil d’Anny : Regardez les 2 couvertures des livres présentés par Marie-Christine !...

 

Annie LARANGE

 Millénium, Tome 4 : Ce qui ne me tue pas, Avec la contribution de Stieg Larsson

Quand Mikael Blomkvist reçoit un appel d'un chercheur de pointe dans le domaine de l'intelligence artificielle qui affirme détenir des informations sensibles sur les services de renseignements américains, il se dit qu'il tient le scoop qu'il attendait pour relancer la revue «Millénium» et sa carrière. Au même moment, une hackeuse de génie tente de pénétrer les serveurs de la NSA... La saga continue en poche, en attendant «Millénium 5».

Ecrit en 2015 mais colle à l’actualité.

 Comme une respiration, de Jean Teulé

 

40 nouvelles, très courtes.

Respirez à fond !

Et laissez-vous emporter par la fantaisie malicieuse et cruelle de Jean Teulé qui dit l'extraordinaire des destins ordinaires.

 Culottées T1 de Pénélope Bagieu

 

Portraits de femmes qui ne font que ce qu’elles veulent.

Guerrière apache ou sirène hollywoodienne, gardienne de phare ou créatrice de trolls, gynécologue ou impératrice, les Culottées ont fait voler en éclats les préjugés. Quinze portraits de femmes qui ont inventé leur destin.

 L'Homme à l'envers de Fred Vargas

Le loup-garou est de retour. Sa présence est signalée dans le sud de la France où il aurait égorgé de nombreuses brebis. Suzanne met en cause Massart, un étrange voisin coupable d'avoir, il y a quelques années, recueilli et élevé un loup abandonné. Peu après, la vieille éleveuse est retrouvée déchiquetée. Son fils adoptif, un Africain, et son berger veulent la venger ; ils sollicitent Camille, une jeune parisienne établie dans le secteur, pour conduire une bétaillère dans laquelle l'insolite trio se lance à la poursuite du présumé coupable.

En s'inspirant du mythe ancien du loup-garou, Fred Vargas joue avec un thème cher au roman policier : le tueur en série. Road movie picaresque, L'Homme à l'envers offre une galerie de portraits inimitables, notamment la jeune Camille, dont le livre de chevet est le catalogue de l'outillage professionnel. À l'élégance de son écriture, Vargas ajoute sa spécialité : des dialogues au cordeau ponctués d'aphorismes dignes des Brèves de comptoir. Elle alterne ainsi les moments graves avec des épisodes d'une intense drôlerie. L'Homme à l'envers a été salué par le prix Mystère de la critique. --Christophe Dupuis

 Temps glaciaires de Fred Vargas

Des longueurs. Les descendants de Robespierre et Danton rejouent ce qui s’est passé…

"Adamsberg attrapa son téléphone, écarta une pile de dossiers et posa les pieds sur sa table, s'inclinant dans son fauteuil. Il avait à peine fermé l'oeil cette nuit, une de ses soeurs ayant contracté une pneumonie, dieu sait comment. La femme du 33 bis ? demanda-t-il. Veines ouvertes dans la baignoire ? Pourquoi tu m'emmerdes avec ça à 9 heures du matin, Bourlin ? D'après les rapports internes, il s'agit d'un suicide avéré. Tu as des doutes ? Adamsberg aimait bien le commissaire Bourlin. Grand mangeur grand fumeur grand buveur, en éruption perpétuelle, vivant à plein régime en rasant les gouffres, dur comme pierre et bouclé comme un jeune agneau, c'était un résistant à respecter, qui serait encore à son poste à cent ans. Le juge Vermillon, le nouveau magistrat zélé, est sur moi comme une tique, dit Bourlin. Tu sais ce que ça fait, les tiques ?".

Brigitte CAPP

L déçue !  Le dernier des nôtres de Adélaïde de Clermont-Tonnerre

 

 Grand prix du roman de l'Académie française 2016

« La première chose que je vis d’elle fut sa cheville, délicate, nerveuse, qu’enserrait la bride d’une sandale bleue… » Manhattan, 1969 : un homme rencontre une femme.
Dresde, 1945 : sous un déluge de bombes, une mère agonise en accouchant d'un petit garçon.
Avec puissance et émotion, Adélaïde de Clermont Tonnerre nous fait traverser ces continents et ces époques que tout oppose : des montagnes autrichiennes au désert de Los Alamos, des plaines glacées de Pologne aux fêtes new-yorkaises, de la tragédie d’un monde finissant à l’énergie d’un monde naissant... Deux frères ennemis, deux femmes liées par une amitié indéfectible, deux jeunes gens emportés par un amour impossible sont les héros de ce roman tendu comme une tragédie, haletant comme une saga.
Vous ne dormirez plus avant de découvrir qui est vraiment « le dernier des nôtres ».

Beaucoup de parties « à l’eau de rose »…L

L'amant japonais de Isabel Allende

J      a apprécié !

Alma Belasco, une fraîche dame de 80 ans passés, belle, cultivée et pleine de talents, décide de quitter la vaste demeure familiale de Sea Cliff où elle a grandi afin de s’installer à Lark House, une résidence très prisée pour personnes âgées des environs de San Francisco. A Lark House, la vieillesse n’est pas un fardeau mais une bénédiction, la vie qui se poursuit, un bonheur dont il faut savourer chaque instant comme au temps de la jeunesse. Dans cette institution insolite où se croisent les personnes les plus fantasques, Alma se lie d’amitié avec Irina, une jeune infirmière moldave qui cache, derrière sa douceur et sa prévenance sans faille, une blessure profonde et un sombre passé. Seth Belasco, le petit-fils d’Alma, tombe amoureux d’elle au premier regard et, au prétexte d’écrire une histoire de la famille, il rend de plus en plus souvent visite à sa grand-mère, qui se prête avec espièglerie au jeu des souvenirs. Au fil des mois, face à cet amour naissant et contrarié de deux êtres qu’elle chérit, Alma commence à raconter l’histoire de sa vie : sa fuite de Pologne dans les années 30, seule, tandis qu’elle voit s’éloigner ses parents restés sur le quai de Dantzig, son installation chez son oncle et sa tante à Sea Cliff, sa profonde amitié avec son cousin Nathaniel et surtout, sa grande histoire d’amour avec Ichimei, le fils du jardinier et le compagnon des jeux de son enfance. Un amour fait d’obstacles, d’absences et de silences, mais qui vit malgré tout dans le coeur des amants. 

Les bactéries, des amies qui vous veulent du bien

de Anne-Marie CASSARD (Auteur), Gabriel PERLEMUTER

Nous naissons stériles, mais sommes envahis dès notre toute première seconde de vie par des bactéries qui resteront en nous définitivement. Fort heureusement, nous vivons en parfaite symbiose avec elles. Nos bactéries sont heureuses en nous et elles nous le rendent bien car, malgré leur mauvaise réputation, elles sont bienveillantes et nous protègent de nombre de maladies.
L'intestin, surnommé " deuxième cerveau ", nous contrôle grâce à elles : nos amies les bactéries nous aident à digérer, à nous protéger des microbes malveillants et à les combattre, mais surtout elles nous défendent contre l'obésité, les allergies, les douleurs du ventre et les maladies digestives. Mieux encore, elles parviennent à nous protéger des maladies cardiaques ainsi que de certains cancers, et peuvent même modifier notre comportement, nous rendre sensibles ou nous protéger vis-à-vis de la consommation d'alcool.

L'évolution de l'humanité a entraîné avec elle l'évolution des bactéries, mais c'est surtout ces dernières années que notre société s'est transformée, et très vite : modifications de notre alimentation (régime trop gras et/ou trop sucré, additifs alimentaires, édulcorants), augmentation des voyages et migrations humaines, apparition des antibiotiques. Nous avons perdu certaines bactéries, et cela a entraîné des conséquences, d'abord insoupçonnées, mais maintenant mieux comprises : notre déséquilibre bactérien, appelé dysbiose, participe à l'obésité, au diabète, aux douleurs et aux maladies cardiaques ou du tube digestif, à l'augmentation de certains cancers et même au développement de troubles psychiatriques, comme le stress ou l'autisme.

Comment nos bactéries nous contrôlent-elles ? Comment protéger notre capital bactérien dès notre plus jeune âge et retrouver une flore bactérienne normale en cas de déséquilibre, de dysbiose ? Peut-on se soigner en agissant sur nos bactéries bienveillantes ? Que penser des antibiotiques qui détruisent les bactéries ?


Cet ouvrage, réalisé par deux spécialistes des bactéries digestives, permet de comprendre que les bactéries doivent être dédiabolisées. Certaines nous rendent malades, mais celles avec qui nous vivons quotidiennement sont un gage majeur de notre bonne santé, et ce dès la naissance.


Le Pr Perlemuter et le Dr Anne-Marie Cassard nous invitent à :


  • Comprendre en quoi le concept de bactéries a changé et comment, alors que nous les pensions malveillantes, nous nous sommes rendus compte qu'elles étaient bénéfiques.
  • Apprendre comment nous vivons en symbiose avec nos bactéries et pourquoi nous devons nous protéger mutuellement.
  • Saisir comment, dès la naissance, nos bactéries nous contrôlent et contrôlent notre santé : pourquoi notre intestin est notre " deuxième cerveau " et comment l'intestin, nos bactéries et notre cerveau interagissent.
  • Connaître les interrelations entre nos bactéries et le reste de l'organisme, avec pour corollaire les maladies qui peuvent apparaître en cas de déséquilibre, de dysbiose : par exemple, maladies digestives (colites inflammatoires, maux de ventre), maladies cardiaques, surpoids et obésité, diabète, allergie, alcool, stress et même autisme.
  • Découvrir qu'améliorer notre santé physique et mentale au quotidien, c'est s'occuper de nos bactéries en adaptant notre alimentation et en utilisant des prébiotiques, des probiotiques.

 Elisa DALMASSO

 L'Autre côté d'un souvenir obscur de Kyunyong Yi

 Cet homme qui s'éveille, au lendemain d'une nuit de beuverie, dans un hôtel inconnu où l'a laissé une femme dont il ignore tout, voilà qu'il lui faut partir à rebrousse-temps et, archéologue de sa propre mémoire, exhumer ce que l'ivresse a enseveli. Mais à mesure même qu'il progresse dans son enquête, d'autres mirages s'emparent de lui, toujours plus fascinants, plus énigmatiques. L'art de Yi Kyunyông tient dans ce jeu d'ombre et lumière. Le passé immédiat, ici, dissimule puis révèle l'autre côté du souvenir. Et c'est bientôt l'ineffaçable déchirure de son pays que l'auteur nous conduit à contempler, par-delà les réconfortantes illusions de l'oubli.

Beau, émouvant, bien écrit, délicat.

 

 

Jean-Pierre BOCQUET

 La Chair de Rosa Montero

Pas facile d'accepter son âge quand on a soixante ans, qu'on vit seule et que votre amant vous quitte pour faire un enfant avec sa jeune épouse. Soledad engage donc un gigolo de trente ans pour l'accompagner à l'opéra et rendre jaloux le futur père. Mais à la sortie un événement inattendu et violent bouleverse la situation et marque le début d'une relation trouble, volcanique et peut-être dangereuse.

Soledad se rebelle contre le destin avec rage et désespoir, avec humour aussi, et le récit de son aventure se mêle aux histoires des écrivains maudits de l'exposition qu'elle prépare pour la Bibliothèque nationale.

La Chair est un roman audacieux et plein de surprises, l'un des plus libres et personnels de l'auteur. Son intrigue touchante nous parle du passage du temps, de la peur de la mort, de l'échec et de l'espoir, du besoin d'aimer et de l'heureuse tyrannie du sexe, de la vie comme un épisode fugace au cours duquel il faut dévorer ou être dévoré. Le tout dans un style allègrement lucide, cruel et d'une ironie vivifiante.

Une grande romancière décortique avec acuité et humour les sentiments d'une séductrice impénitente aux prises avec les ravages du temps.

 Humain : Une enquête philosophique sur ces révolutions qui changent nos vies de Monique atlan (Auteur), roger-pol Droit

L'impossible d'hier est-il devenu le possible d'aujourd'hui ? Produire des cellules artificielles, recomposer l'ADN, transformer nos cerveaux en machines artificielles, voir directement nos pensées sur un écran, réparer notre corps à l'infini grâce aux nanotechnologies jusqu'à repousser la maladie, la vieillesse, puis la mort... s'agit-il de science ou de fiction ? Comment penser ces mutations scientifiques associées à la révolution numérique, à la mondialisation, à l'écologie triomphante, à notre responsabilité planétaire ? Sommes-nous face à une prospective caricaturale ou à une étape nouvelle dans l'histoire de l'humanité ? Pour répondre à ces questions, Monique Atlan et Roger-Pol Droit ont entrepris un tour du monde scientifique dans les laboratoires des chercheurs les plus réputés. Du MIT au Collège de France, de Stanford à Saclay, de Harvard à l'École normale supérieure, à New York, Londres ou Hambourg, leur enquête sans équivalent fournit une boussole irremplaçable et accessible à tous pour identifier les carrefours de pensée et les choix qui nous attendent. Dans ce grand chantier du XXIe siècle, ils font dialoguer les disciplines et confrontent les points de vue pour renouveler cette question philosophique centrale : qu'est-ce que l'humain ?

 

 

Prochaine réunion le jeudi 1er juin  à 14heures.

 

  

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10 mars 2017

Réunion du 2 février 2017

Les mots s’en mêlent : Réunion du jeudi 2 février 2017

 

Réunion n°21 de notre club.

ABS/ Excusées : Cécile Migeotte, Marie Bastien, Sylvie Roland, Annie Petit,Marie Christine Baujard.

 

Liste des livres présentés

 

 

Jeanne PEHOURTICQ     

  Le silence même n'est plus à toi de Asli Erdogan

 

      

Sylvie BORNAIS

   Je vais passer pour un vieux con. et autres petites…de Philippe Delerm

 

 

Marie SZCZEPANIAK

 Le syndrome du papillon Broché de Maxence Fermine

 

   W3, de Jérôme Camut, Nathalie Hug

 

 Divorce à la musulmane à viale Marconi de Amara Lakhous

 

 

Brigitte CAPP

 Riquet à la houppe de Amélie Nothomb

 

   L'amie prodigieuse: de Elena Ferrante

 

   Babylone de Yasmina Reza

 

 

 

Josiane LUCIANI

  Tour de Vice Poche de Alex Türk

 

 

Cécile VERHAEGHE

 La Déesse des petites victoires de Yannick GRANNEC

 

 L'Insoumis de John Grisham

 

 Manet, le secret de Sophie Chauveau

 

 Rebecca de Daphné du Maurier

 

 

 

Josette ZIELEMAN

 La Vengeance des mères de Jim FERGUS

 

 

Annie PETIT

 Danser au bord de l'abîme de Grégoire Delacourt

 

 

 Ils savent tout de vous de Iain Levison

 

 Le dictionnaire de ma vie de Anne-Isabelle Tollet, Michael Lonsdale

 

 

Elisa DALMASSO

 Monsieur Origami de Jean-Marc Ceci

 

 

Anny BOCQUET

 Le rapport de Brodeck de Philippe Claudel

 

 

Sylvie DUSSART

 La Rêveuse d'Ostende de Eric-Emmanuel Schmitt

 

 Par un matin d'automne de Robert Goddard

 La belle Hélène de Charlotte Link

 

 

 

Anne-Marie ANDRIEUX

 

 La Maison du Cap de Françoise BOURDON

 

 Les vendanges de Juillet de Françoise Bourdin

 

 

Jean-Pierre BOCQUET

 La nuit sexuelle de Pascal Quignard

 

Prochaine réunion le jeudi 6 avril  à 14heures.

 

  

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10 janvier 2017

Réunion du 1er décembre 2016

Les mots s’en mêlent : Réunion du jeudi 1er décembre 2016

 

Réunion n°20 de notre club.

ABS : Cécile Migeotte, Marie Bastien, Sylvie Roland

 

Jeanne PEHOURTICQ     

 

      JLes bottes suédoises, Henning Mankell

 

Déjà commenté en octobre

Jeanne est allée voir « Une Vie », adaptation (très bonne) du roman de Maupassant, et se replonge donc dans la lecture de ce roman.

 

Brigitte CAPP

JL’Arabe du futur, tome 2, de Riad Sattouf (BD)

 

Né d'un père syrien et d'une mère bretonne, Riad Sattouf raconte dans L'Arabe du futur sa jeunesse au Moyen-Orient.
Dans le premier tome (1978-1984) le petit Riad était balloté entre la Libye, la Bretagne et la
Syrie. Dans ce second tome, qui couvre la première année d'école en Syrie (1984-1985), il apprend à lire et écrire l'arabe, découvre la famille de son père et, malgré ses cheveux blonds et deux semaines de vacances en France avec sa mère, fait tout pour devenir un vrai petit syrien et
plaire à son père.
La vie paysanne et la rudesse de l'école à Ter Maaleh, les courses au marché noir à Homs, les dîners chez le cousin général mégalomane proche du régime, les balades assoiffées dans la cité antique de Palmyre : ce tome 2 nous plonge dans le quotidien hallucinant de la famille Sattouf sous la dictature d'Hafez Al-Assad.

 JJ La mémoire des embruns, de Karen Viggers

Mary est âgée, sa santé se dégrade. Elle décide de passer ses derniers jours à Bruny, île de Tasmanie balayée par les vents où elle a vécu ses plus belles années auprès de son mari, le gardien du phare. Les retrouvailles avec la terre aimée prennent des allures de pèlerinage. Entre souvenirs et regrets, Mary retourne sur les lieux de son ancienne vie pour tenter de réparer ses erreurs. Entourée de Tom, le seul de ses enfants à comprendre sa démarche, un homme solitaire depuis son retour d'Antarctique et le divorce qui l'a détruit, elle veut trouver la paix avant de mourir. Mais le secret qui l'a hantée durant des décennies menace d'être révélé et de mettre en péril son fragile équilibre.
Une femme au crépuscule de sa vie, un homme incapable de savourer pleinement la sienne, une émouvante histoire d'amour, de perte et de non-dits sur fond de nature sauvage et mystérieuse.
  Absolument sublime. Gérard Collard, librairie La Griffe noire.

 

Elisa DALMASSO

Le mystère de la crypte ensorcelée, d’Eduardo Mendoza.

Polar assez classique qui l’a fait rire. Style délirant, plaisant. Critique de l’Espagne d’après Franco.

 

  Le roi de La Havane, de Pedro Juan Gutierrez

Chantre du " réalisme sale ", l'auteur de Trilogie sale de La Havane et d'Animal tropical élargit ici sa saga de la ville phare des Caraïbes. Dans la vieille ville, toute de décrépitude et d'idéaux disparus, un adolescent soupçonné de meurtre fait ses armes et apprend la vie. Plus rien ne lui importe, sinon la survie et la liberté. Ainsi deviendra-t-il " le roi de La Havane " tant son attirance, animale et fatale, pour la crasse, le sexe, est forte. Plus forte que lui. Une langue en feu d'artifice, un érotisme débarrassé de remords, un regard à la fois tendre et terriblement cynique sur le Cuba du castrisme crépusculaire : Pedro Juan Gutierrez laisse parler " la voix des sans voix " dans ce roman dérangeant, probablement l'une des grandes " expériences " de la littérature latino-américaine contemporaine.

 

 Dernière conversation avec Lola Faye, de Thomas H. Cook

Lorsque Lola Faye surgit devant Luke pour lui faire signer un de ses livres, il panique. Que lui veut cette femme, responsable à ses yeux du drame de sa jeunesse ? Luke allait partir pour l'université quand le mari jaloux de Lola a abattu son père. Ce meurtre a précipité la mort de sa mère dépressive et ruiné ses propres ambitions. Sa conversation avec Lola va éclairer le passé d'un jour nouveau...

 

Sylvie DUSSART

 JJManderley for ever, de Tatiana de Rosnay

Déjà commenté précédemment. Suit une discussion sur les adaptations cinématographiques

  JLes jardins du vent, d’Annie Degroote

Se passe à Bray-Dunes, La Panne…

De nos jours, entre Lille, Berk, Paris et Dunkerque, la quête éperdue d'un père pour retrouver son fils disparu, et l'histoire d'une seconde chance, d'une reconstruction.

JJJJ’aurais préféré vivre, de Thierry Cohen

Le 8 mai 2001, jour de ses vingt ans, Jeremy se suicide. Victoria, la femme qu'il aime, l'a rejeté.
Le 8 mai 2002, il se réveille près de Victoria, folle d'amour pour lui.
Est-il vraiment mort ?
Jeremy devient alors le spectateur d'une vie qui lui échappe. Une vie étrange, dans laquelle sa personnalité est différente, change, évolue, l'inquiète.
Au fil des jours et des réveils, Jeremy va dérouler le fil d'un destin qu'il n'a pas choisi... le sien.

J   L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikéa, de Romain Puértolas

On en a déjà parlé.

 

Anne-Marie ANDRIEUX

 

  J      Une héroïne américaine, de Bénédicte Jourgaud

Detroit. États-Unis, 1950. Brownie Wise, une femme au foyer américaine, fait prospérer les produits de la gamme Tupperware d’un certain Earl Tupper et change le quotidien des femmes. Un demi-siècle plus tard, Amelia Earhart, une jeune étudiante française exilée outre-Atlantique, bouscule le microcosme universitaire par sa liberté d’esprit.

Brownie et Amelia, deux femmes extraordinaires, à deux époques différentes, que le destin va réunir. Sauront-elles, ensemble et chacune à sa façon, bouleverser le monde sans sacrifier leur vie de femmes ?

La fosse aux louves, de Bertrand Carette

 

Virginie, mère célibataire convoitée, vit entourée de ses chevaux dans son vaste domaine de la Brenne. Elle est bientôt victime d'un complot ourdi par son oncle Antoine, un bon à rien. Coups bas, mensonges, accusation de meurtre et de captation d'héritage sont autant de stratagèmes pour tenter de spolier la jeune femme d'une propriété de plus de six cents cinquante hectares, avec fermes et étangs. Seule échappatoire possible pour Virginie dont le cœur, enfin, chavire : Tristan, concertiste international renommé...

 

Sylvie BORNAIS

A lu 2 romans policiers qu’elle a aimés, et un autre….

 

Deuil interdit, de Michael Connelly

 

Los Angeles, été 1988. Les tensions raciales sont au plus haut dans la Cité des Anges et Becky Verloren, une jeune métisse de seize ans, est retrouvée abattue d’un seul coup de feu tiré en pleine poitrine. À l’époque, les inspecteurs du LAPD concluent au suicide.

Dix-huit ans plus tard, Harry Bosch, affecté à l’unité des Affaires non résolues, reprend le dossier suite à une analyse ADN aux conclusions troublantes : la jeune métisse aurait été tuée par un suprématiste blanc

  JJ   Tout ce qu’on ne s’est jamais dit, de Celeste Ng

 

Lydia Lee, seize ans, est morte. Mais sa famille l'ignore encore...

Élève modèle, ses parents ont placé en elle tous leurs espoirs. Sa mère, Marylin, femme au foyer, rêve que sa fille fasse les études de médecine qu'elle n'a pas pu accomplir. Son père, James, professeur d'université d'origine chinoise, a tant souffert de sa différence qu'il a hâte de la retrouver parfaitement intégrée sur le campus.

Mais le corps de Lydia gît au fond d'un lac.

Accident, meurtre ou suicide ? Lorsque l'adolescente est retrouvée, la famille Lee, en apparence si soudée, va devoir affronter ses secrets les mieux gardés. Des secrets si longtemps enfouis qu'au fil du temps ils ont imperceptiblement éloigné ses membres, creusant des failles qui ne pourront sans doute jamais être comblées.

Suspense d'une rare efficacité. Mais ce livre qu'on garde en soi très longtemps est bien plus que cela. Celeste Ng aborde la violence de la dynamique familiale, les difficultés de communication, le malaise adolescent, avec une intensité exceptionnelle qui évoque l'univers de Laura Kasischke. En distinguant cette œuvre envoûtante comme l'un des meilleurs romans de l'année, les critiques anglo-saxons ont salué la naissance d'un écrivain majeur et fait le succès du livre, vendu à plus d'un million d'exemplaires.

 Pardonnable, impardonnable, de Valérie Tong Cuong

Histoire de famille, très bien écrit.

Un après-midi d'été, alors qu'il se promène à vélo sur une route de campagne, Milo, douze ans, chute et se blesse grièvement. Ses parents Céleste et Lino et sa grand-mère Jeanne se précipitent à son chevet. Très vite, chacun va chercher les raisons de l'accident. Ou plutôt le coupable. Qui était avec lui ce jour-là ? Pourquoi Milo n'était-il pas à sa table, en train de faire ses devoirs, comme prévu ? Tandis que l'angoisse monte autour de l'état de Milo resurgissent peu à peu les rapports de force, les mensonges et les petits arrangements qui sous-tendent cette famille. L'amour que chacun porte à l'enfant ne suffira pas à endiguer la déflagration. Mais lorsque la haine aura tout emporté sur son passage, quel autre choix auront-ils pour survivre que de s'engager sur le chemin du pardon ? Un roman choral qui explore la difficulté à trouver sa place au sein du clan, les chagrins et la culpabilité, mais aussi et surtout la force de l'amour sous toutes ses formes.

                                                                     

Ma part de gaulois, de Magyd Cherfi

Printemps 1981, dans une cité d'un "quartier" de Toulouse, un rebeu atypique qui s'idéalise en poète de la racaille escalade une montagne nommée "baccalauréat" : du jamais vu chez les Sarrasins. Sur la ligne incertaine et dangereuse d'une insaisissable identité, le parolier-chanteur de Zebda raconte une adolescence entre chausse-trape et croc en jambes, dans une autofiction pleine d'énergie et de gravité, d'amertume ou de colère, de jubilation et d'autodérision.

 La valse des arbres et du ciel, de Jean-Michel Guenassia

Jean-Michel Guenassia nous révèle une version stupéfiante de des derniers jours de Van Gogh. Et si le docteur Gachet n'avait pas été l'ami fidèle des impressionnistes mais plutôt un opportuniste cupide et vaniteux ? Et si sa fille avait été une personne trop passionnée et trop amoureuse ? Et si Van Gogh ne s'était pas suicidé ? Et si une partie de ses toiles exposées à Orsay étaient des faux ? Autant de questions passionnantes que Jean-Michel Guenassia aborde au regard des plus récentes découvertes sur la vie de l'artiste. Il trouve des réponses insoupçonnées, qu'il nous transmet avec la puissance romanesque et la vérité documentaire qu'on lui connaît depuis Le Club des incorrigibles optimistes.

 

Tropiques de la violence, de Nathacha Appanah

Il y a une immigration constante et tragique dont la presse française ne parle pas. Elle se déroule dans un coin de France oublié de tous, cette ancienne île aux parfums devenue peu à peu un lieu cauchemardesque : Mayotte. C'est là que Nathacha Appanah situe son roman : l'histoire de Moïse, enfant de migrant rejeté par sa mère parce que ses yeux vairons sont signe de malheur. Recueilli et élevé avec amour par Marie, une infirmière, Moïse se révolte quand il apprend la vérité sur ses origines et décroche de l'école. A la mort brutale de Marie, il tombe sous la coupe de Bruce et de sa bande de voyous, issus du ghetto de Mayotte. Il a 15 ans, se drogue, vole et se bat. Humilié, violé par Bruce, il le tue. Pour échapper à la vengeance des amis de Bruce, Moïse se jette dans l'océan au cours de son transfert au tribunal. Ce beau roman à l'écriture sensuelle et limpide est une polyphonie narrative parfaitement maîtrisée, qui donne voix aux différents protagonistes, qu'ils soient morts ou vivants. C'est aussi un réquisitoire contre la misère, un appel au secours pour cette île coincée entre pression migratoire et montée infernale de la violence.

 

Anny BOCQUET

 JJ  L’ombre des morts, de Danielle Thiery

 

Le commissaire principal Edwige Marion dirige à Paris la police des gares et des trains, un univers glauque et déprimant. Gare du Nord, l’assassinat d’un vieux truand au cours d’un transfert qu’elle supervise vire au cauchemar. Elle est mise en cause, l’IGS ne la lâche pas, ses troupes se délitent. Elle s’en moque. Plus rien, pas même sa fille adoptive Nina, ne compte pour elle à l’exception de cet homme, Victor, avec lequel elle vit un amour fou depuis quatre mois et qui a disparu, sans explication. Déboussolée, le commissaire Marion, au mépris de toutes les règles, décide de retourner au point de départ de son histoire avec Victor, plongeant ainsi dans l’univers des « transhumants », ces banlieusards qui avalent chaque jour des centaines de kilomètres.

 

Josiane LUCIANI

JJ     Les quatre saisons de l’été, de Grégoire Delacourt.

Cet été-là, Cabrel chantait Hors saison et tout le monde chantait Cabrel.
Cet été-là, sur la plage du Touquet, les corps se dévoilaient, les cœurs s'emballaient.
Cet été-là, sur les dunes immenses, se jouaient les destinées amoureuses de quatre couples, à l'âge des quatre saisons d'une vie.

L'été est-il toujours fatal aux histoires d'amour ?

Bouleversant et solaire, ce nouveau roman de Grégoire Delacourt retrace la trajectoire de nos blessures et nos élans les plus fous.

 On ne voyait que le bonheur, de Grégoire Delacourt.

Antoine, la quarantaine, est expert en assurances. Depuis longtemps, trop longtemps, il estime, indemnise la vie des autres. Une nuit, il s'intéresse à la sienne, se demande ce qu’elle vaut vraiment. Par une introspection sans concession, il nous entraîne alors au cœur de notre propre humanité, lui qui ne s’est jamais remis de son enfance, ballotté entre faux bonheurs et réelles tragédies. Plus pessimiste.

  Exilées, parcours de femmes, d’Elisa Dalmasso.

Témoignages de femmes exilées, restitués le plus sobrement possible. Femmes africaines. Les prénoms ont été changés pour les préserver d’éventuelles « retrouvailles » !

 

Marie-Christine BAUJARD

 JJ  La Légèreté, de Catherine Meurisse.

Très touchant dessins sobres, simples Très beau !

Dessinatrice à Charlie Hebdo depuis plus de dix ans, Catherine Meurisse a vécu le 7 janvier 2015 comme une tragédie personnelle, dans laquelle elle a perdu des amis, des mentors, le goût de dessiner, la légèreté. Après la violence des faits, une nécessité lui est apparue : s'extirper du chaos et de l'aridité intellectuelle et esthétique qui ont suivi en cherchant leur opposé la beauté. Afin de trouver l'apaisement, elle consigne les moments d'émotion vécus après l'attentat sur le chemin de l'océan, du Louvre ou de la Villa Médicis, à Rome, entre autres lieux de renaissance.

BD très riche, C’est la Beauté qui sauve !

  Marquons une prose, de Christine Vauchel

Poésie illustrée, très beau.

 

Cécile VERHAEGHE

 L’entente, de Philippe Wilst

Auteur régional (Hondschoote).L’Entente est une organisation de surdoués : les dons particuliers de ses membres semblent susciter bien des convoitises de la part des autorités de l'Etat. Jonathan s'interroge : pourquoi cet engouement si soudain ? Est-ce réellement lié à leurs dons ou plutôt, à ces fresques templières découvertes dans une cave de la capitale ?

  Qui veut la peau d’Otto Dafé ? de Justine Jotham.

Justine est agrégé de lettres, enseignante à Dunkerque.

Depuis trente ans, l’infâme dictateur Otto Dafé fait régner la terreur. Pour lui, les livres sont dangereux. Il a donc anéanti la littérature. Le peuple est devenu ignorant et triste. Un jour, le jeune Lazarillo découvre un mystérieux message de son oncle Don Quichotte : « LA PLUME EST LA LANGUE DE LAME. » Il en parle a son vieil ami Pangloss, un ancien libraire. Ce dernier voit en Lazarillo, celui qui va pouvoir l’aider a ressusciter les livres et les partager. Avec quatre amis du journal du college, Rouletabille, Sheherazade, Peter Pan et Némo, Lazarillo part en guerre contre Otto Dafé pour que le pays redevienne libre de penser, de lire et de s’ouvrir au monde.

 Le bal mécanique, de Yannick Grannec

 

Un soir de 1929, la prestigieuse école du Bahaus, à Dessau, a donné un bal costumé. C'était avant que les nazis ne dévorent l'Europe, c'était un temps où l'on pouvait encore croire au progrès, à l'Art et au sens de l'Histoire. Pendant ce bal, une jeune femme, Magda, a dansé, bu et aimé.
Quel rapport avec Josh Shors, animateur à Chicago d'une émission de téléréalité dont le succès tapageur mêle décoration d'intérieur et thérapie familiale ? Quel rapport avec son père, Carl, peintre oublié qui finit sa vie à Saint-Paul-de-Vence, hanté par les fantômes de la guerre de Corée et les mensonges d'une enfance déracinée ? Quel rapport avec Cornelius Gurlitt, cet homme discret chez qui on a découvert en 2012 la plus grande collection d'art spoliée par le IIIe Reich ? Quel rapport avec le marchand d'art Theodor Grenzberg, qui poursuit sa femme, Luise, dans la folle nuit berlinoise ? Quel rapport avec Gropius, Klee, Rothko, Marx, Scriabine, l'obsession de la résilience et Ikea ?
Un siècle, une famille, l'Art et le temps. Vous êtes invités au Bal mécanique.

La Déesse des petites victoires, du même auteur, est très bien également.

 

Annie LARANGE

  Le rouge vif de la rhubarbe, de Audur Ava Olafsdottir

1er roman qui incite au rêve sur cette terre islandaise.

La petite Agustina, à son habitude, est descendue seule sur la plage à l'aide de ses béquilles et la force de ses bras pour méditer sur l'inconstance de la vie. Il y a longtemps que sa mère, universitaire émérite partie explorer les espèces migratoires aux antipodes, l'a confiée à la bonne Nina, experte en confitures de rhubarbe, boudins au sang de mouton et autres délices. Avec pour père de substitution épisodique Vermandur le bricoleur au grand cœur, celui-là même qui vit accoucher en catastrophe la mère célibataire d'Agustina sur la banquette arrière de sa vieille automobile. Happée par son monde intérieur, Agustina fait bonne figure…Mais Agustina fomente elle aussi un grand voyage : l'ascension de la Montagne, l'élévation qui lui donnera assez de cœur au ventre pour accepter sa destinée.

 

 Bérézina, de Sylvain Tesson

"Il y a deux siècles, des mecs rêvaient d'autre chose que du haut-débit. Ils étaient prêts à mourir pour voir scintiller les bulbes de Moscou". Tout commence en 2012 : Sylvain Tesson décide de commémorer à sa façon le bicentenaire de la retraite de Russie. Refaire avec ses amis le périple de la Grande Armée, en side-car ! De Moscou aux Invalides, plus de quatre mille kilomètres d'aventures attendent ces grognards contemporains.

 

 

Josette ZIELEMAN

Passe son tour, présentera ses lectures la prochaine fois.

 

 

Jean-Pierre BOCQUET

A relu les Editoriaux de Camus.

Entre le 21 août 1944 et le 3 juin 1947, Albert Camus est rédacteur en chef et éditorialiste à Combat. Ses 165 articles signés, authentifiés, ou légitimement attribuables nous transmettent le témoignage lucide d'un journaliste conscient de ses responsabilités dans une époque où, au sortir de l'Occupation, il faut à la fois réorganiser la vie quotidienne et dessiner l'avenir de la France et de l'Europe. Sur de multiples sujets la politique intérieure ; l'épuration ; la politique étrangère ; les droits, les devoirs et le rôle d'une nouvelle presse ; la politique coloniale, et, en particulier, la nécessité de doter l'Algérie d'un nouveau statut, Camus informe et réagit. On entend dans ces textes la voix passionnée d'un écrivain dans l'histoire, épris de justice, de liberté et de vérité ; mais aussi obstinément soucieux d'introduire la morale en politique et d'exiger le respect de la dignité humaine.

 

La vie privée en péril, des citoyens sous contrôle, d’Alex Türk

 

 

L'essor fulgurant des technologies numériques, conjugué à leur sophistication de plus en plus grande, les rend chaque jour plus intrusives pour l'intimité de chacun. Dénonçant cette dégradation des libertés individuelles, déjà entamée avec l'informatisation des fichiers, Alex Türk soulève ici des questions tout à fait nouvelles : peut-on échapper à ce traçage généralisé, alors qu'on parle d’ « informatique ambiante » ? Au nom de la sécurité, ne sacrifie-t-on pas trop facilement la vie privée ? Que faire pour préparer nos enfants à l'exercice de leurs libertés fondamentales dans la société numérique ? Enfin, ce mouvement est-il irréversible ou avons-nous encore les moyens de l'encadrer ?

Convaincu que le respect de la vie privée est l'un des piliers de la démocratie, Alex Türk plaide pour un droit à l'opacité et lance un cri d'alarme : c'est la société tout entière qui doit se mobiliser rapidement. Avec la miniaturisation des systèmes, "viendra une époque où la question de savoir si l'on est fiché ou non, localisé ou non, pucé ou non, n'aura même plus de sens." Cette époque, c'est demain.

 

Prochaine réunion le jeudi 2 février  à 14heures.

 

 

2 février (chandeleur)

 

  

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05 septembre 2016

Réunion du 2 juin 2016

Les mots s’en mêlent : Réunion du jeudi 2 juin 2016

lecture5

 

Réunion n°19 de notre club.

Excusés : Sylvie Bornais, Josiane Luciani.

Marie-Christine Baujard nous rejoint, Orély Hannequin, stagiaire à la bibliothèque, assiste à la séance.

Marie Bastien, absente.

Jeanne PEHOURTICQ     

 Purity, de Jonathan Franzen

  Purity, alias "Pip", est étudiante à Oakland, en Californie. Elle qui a grandi sans connaître l'identité de son père, élevée par une mère qui ne dévoile rien de sa vie, elle se tourne naturellement vers le journalisme d'investigation. On la dirige alors vers l'Allemand Andreas Wolf, un lanceur d'alertes charismatique.Depuis la base secrète de son ONG en Bolivie, Andreas se livre à des attaques ciblées sur internet. Tandis qu'ils se rapprochent dans une relation trouble, Andreas avoue à Pip son secret : il a tué un homme. Dans un récit époustouflant de virtuosité, Jonathan Franzen plonge dans le passé d'Andreas, qui fut un dissident connu dans l'Allemagne de l'Est des années 80, et jette ses personnages dans les courants violents de l'histoire contemporaine.

Purity est un livre où tout le monde ment, pour cacher ses erreurs, ses fautes et ses crimes. C'est un thriller qui n'épargne pas les pouvoirs et ceux qui en abusent. Mais aussi un roman d'amour désespéré dans lequel le sexe et les sentiments s'accordent rarement. On l'aura compris : jamais Franzen n'aura été aussi audacieux, aussi imprévisible que dans ce roman à la fois profond et formidablement divertissant.

 

Brigitte CAPP

 

Nord –Michigan, de Jim Harrison

 

Instituteur dans une bourgade rurale du Nord-Michigan, Joseph coule des jours tranquilles dans la ferme de ses parents. Entre la chasse et la pêche, il partage ses nuits avec Rosalee, l'amie d'enfance, l'éternelle fiancée. Quand survient Catherine, une de ses élèves, âgée de dix-sept ans et très affranchie, déterminée à bouleverser le cours des choses...

Sur un thème presque banal, Harrison a composé le plus simple mais aussi le plus beau de tous ses romans.

Roman très humain, attachant.

Someone, d’Alice McDermott

 

Brooklyn, années 30, quartier irlandais. Marie vit avec ses parents, immigrés avant sa naissance, et son grand frère Gabe dans un minuscule appartement bien astiqué. Son père boit trop mais il aime sa fille tendrement. Sa mère a la rudesse des femmes qui tiennent le foyer. Tandis que Gabe se destine dès le plus jeune âge à la prêtrise, Marie traîne sur les trottoirs de New York avec ses copines, colportant les cancans du bloc d'immeubles, assistant aux bonheurs et aux tragédies d'un quartier populaire. Viendront le temps des premiers émois, puis du premier emploi, chez le croque-mort du quartier, le débonnaire M Fagin. Un jour, elle rencontre Tommie, GI détruit par la guerre qui vient de s'achever, employé d'une brasserie de bière et ancien paroissien de Gabe. Tommie est ce qu'on appelle "un gars bien". Ensemble, ils vont élever quatre enfants qui connaîtront l'ascension sociale américaine. Poignant et caustique, le récit de la très ordinaire vie de Marie - un parcours de femme, des tracas et des joies d'épouse, de mère, de fille, de soeur, d'amie - devient un témoignage historique évocateur de la communauté irlandaise du New York des années 30, du traumatisme de la guerre, des mutations sociologiques de l'époque contemporaine.

Bonne critique dans la revue «  Lire ».

 

Marie SZCZEPANIAK

 En attendant Bojangles, d’olivier Bourdeaut

 

Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur «Mr. Bojangles» de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n'y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.
Celle qui mène le bal, c'est la mère, imprévisible et extravagante. Elle n'a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.

Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l'inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.

L'amour fou n'a jamais si bien porté son nom.

Très poétique, un peu loufoque. Intervention de Marie-Christine qui l’a lu et a apprécié également.

La couleur du lait, de Nell Leyshon

1831. Mary une jeune fille de 15 ans mène une vie de misère dans la campagne anglaise du Dorset. Simple et franche, mais lucide et entêtée, elle raconte comment, un été, sa vie a basculé lorsqu'on l'a envoyée chez le pasteur Graham, pour servir et tenir compagnie à son épouse, une femme fragile et pleine de douceur. Avec elle, elle apprend la bienveillance. Avec lui, elle découvre les richesses de la lecture et de l'écriture... mais aussi obéissance, avilissement et humiliation. Un apprentissage qui lui servira à coucher noir sur blanc le récit tragique de sa destinée. Et son implacable confession. Nell Leyshon réalise un travail d'orfèvre avec ce portrait inoubliable, où vibre la voix lucide et magnifique de son héroïne.

Un hiver à Paris, de Jean-Philippe Blondeel

 C'est l'heure du retour de vacances. Dans le courrier en souffrance, une lettre attend Victor, professeur d'anglais depuis vingt ans. Ce qu'elle contient va raviver un souvenir enfoui.
Septembre 1984. Victor est à Paris pour sa deuxième année de prépa. Il travaille beaucoup, a peu voire pas d'amis, la compétition est de toute façon cruelle. Un jour de cours comme un autre, dans la classe d'en face on entend une insulte, une porte qui claque, quelques secondes de silence, un bruit mat, le hurlement de la bibliothécaire. Matthieu a sauté. La pression, le sentiment de transparence, la solitude ? Qu'importe. Rien, désormais, ne sera plus jamais comme avant...

" Le récit d'un grandir, d'une métamorphose. D'une vocation même. Ces blessures lointaines qui font les écrivains... " Xavier Houssin – Le Monde des Livres

 

Josette ZIELEMAN

2 livres «  de vacances », « légers », qui se laissent lire facilement :

 Les grandes espérances du jeune Bedlam, de George Hagen

Ni ses origines obscures, ni son enfance passée dans les misérables faubourgs de Londres n'ont entamé l'optimisme de Tom Bedlam. À la mort de sa mère, un mystérieux bienfaiteur offre de payer ses études. Pour un gamin plus habitué à la débrouille et à l'usine, l'occasion est trop belle. Du lugubre pensionnat de Hammer Hall jusqu'aux confins de l'Empire britannique, Tom poursuit son apprentissage de la vie, mais n'en reste pas moins hanté par un passé morcelé. Orages, coups du sort, révélations, l'aventure familiale continue au fil d'existences ballottées par la marche irréversible du siècle... Après La Famille Lament, George Hagen réussit, une fois de plus, à créer des personnages drôles et désarmants, qui n'en finiront pas de nous hanter.

L’été du cyclone, de Beatriz Williams

Lily, tenue par le charme discret de la timidité, et Budgie, débordante de cran et d'assurance, sont amies depuis l'enfance. Si différentes mais inséparables, elles traversent avec insouciance les années fac dans la bonne société new-yorkaise. Jusqu'à l'hiver 1931 où elles se perdent de vue.

Quand Budgie réapparaît, sept ans plus tard, c'est à Seaview au bras fier de son mari Nick Greenwald, celui que Lily a tant aimé, celui pour qui le coup de foudre avait été immédiat. Entre silences, accrocs et gênes, des liens vont alors se nouer, se renouer, des langues se délier révélant les trahisons, faisant émerger secrets enfouis et vérités nécessaires. Alors qu'au large menace la tempête...

+  Différents livres sur Compostelle…

 

Cécile VERHAEGHE     

Au-dessus des lois, de Justin Peacock

Étoile montante au sein du prestigieux cabinet d'avocats new-yorkais Blake and Wolcott, Duncan Riley se voit confier l'un des plus gros clients de la maison : Roth Properties. La société d'immobilier est mise en cause après qu'un accident sur un de ses chantiers à SoHo a couté la vie à trois ouvriers.
Duncan noue rapidement une relation amoureuse avec Leah Roth, la fille du patriarche, qui lui propose bientôt de devenir le conseil juridique du groupe.

Au même moment, dans le cadre des quelques heures qu'il consacre chaque mois à l'assistance juridique bénévole, Duncan est amené à défendre Rafael Nazario, un jeune hispanique accusé d'avoir tué un agent de sécurité. Lorsqu'une jeune journaliste d'investigation, Candace Snow, lui apprend que le groupe Roth est lié à cet assassinat, et que derrière les apparences respectables de l'entreprise se cache peut-être une hydre sans scrupules, Duncan est pris entre deux feux. Aurait-il vendu son âme au Diable ?
Après Verdict, Justin Peacock dresse dans ce roman exceptionnel un portrait en colère et sans concessions de New-York. Il nous montre comment derrière les façades les plus " honorables " de la ville, la politique, l'immobilier, la banque, la justice et le crime organisé ont souvent partie liées dans une corruption omniprésente.

L’arracheuse de dents, de Franz-Olivier Giesbert

Entre les lattes du plancher de la maison dont il a hérité à Nantucket, aux Etats-Unis, un Français découvre les mémoires d'une aïeule. Après avoir déchiffré et mis au propre le manuscrit, il nous livre l'ébouriffant récit des aventures de Lucile Bradsock, qui a traversé la Révolution Française, la guerre de Sécession, les guerres indiennes et observé de près la traite négrière. Dans la lignée de La cuisinière d'Himmler, Franz-Olivier Giesbert déshabille la grande Histoire pour la réécrire du point de vue d'un personnage décalé à souhait. Dentiste surdouée, et infatigable séductrice, Lucile entre où elle veut et quand elle veut. Elle rencontre ainsi les grands de ce monde - de Robespierre à Fouché, de Louis XVI à Napoléon et aux premiers présidents américains - et infléchit insensiblement le cours de l'Histoire, dès qu'elle en a l'occasion. Fâchée avec les sans-culottes, admiratrice de Mirabeau, anti-esclavagiste, vomissant les fédérés, Lucile Bradsock hait la violence et la barbarie et lui oppose un amour immodéré des hommes et de la vie. Hommes qu'en outre elle ne se prive jamais d'épouser ou d'assassiner, suivant les circonstances. Bref, un livre irrévérencieux au possible qui réussit la prouesse inédite de passer en revue un siècle d'Histoire à cheval entre la France et l'Amérique. Deux pays passionnément aimés par Franz-Olivier Giesbert, et qu'il n'avait jusqu'alors jamais entremêlés à ce point.

Marie-Christine BAUJARD

Et je danse aussi, d’Anne-laure Bondoux et Jean-Claude Mourlevat

Roman «  de vacances » bien écrit. Une jeune femme s’adresse à un écrivain par mail.

Un mail comme une bouteille à la mer. D'ordinaire, l'écrivain Pierre-Marie Sotto ne répond jamais aux courriers d'admirateurs. Mais cette Adeline Parmelan n'est pas une " lectrice comme les autres ". Quelque chose dans ses phrases, peut-être, et puis il y a cette épaisse et mystérieuse enveloppe qu'elle lui a fait parvenir – et qu'il n'ose pas ouvrir. Entre le prix Goncourt et la jeune inconnue, une correspondance s'établit qui en dévoile autant qu'elle maquille, de leurs deux solitudes, de leur secret commun...

" Ce roman est un joli mélange entre rire et émotion qui propose au lecteur un moment intense, réjouissant et surtout très original. " Christophe Mangelle – Metronews

" Une joute littéraire doublée d'une prenante relation épistolaire qui se dévore en quelques heures, mais aussi une jolie réflexion sur l'écriture. " Femmes d'aujourd'hui

La grande vie, de Christian Bobin

 «Les palais de la grande vie se dressent près de nous. Ils sont habités par des rois, là par des mendiants. Thérèse de Lisieux et Marilyn Monroe. Marceline Desbordes-Valmore et Kierkegaard. Un merle, un geai et quelques accidents lumineux. La grande vie prend soin de nous quand nous ne savons plus rien. Elle nous écrit des lettres.» ( revue de presse)

Très poétique, bien écrit, peut être lu dans le désordre.

 

Annie LARANGÉ  

Les wonderwomen aussi mettent une culotte gainante, de Mathou.

Bande dessinée, on s’y retrouve, dit-elle. A aimé.

Un chemin de tables, de Maylis de Kérangal.

Entre études et travail, le héros va de table en table, de pays en pays.

Brasserie parisienne, restaurant étoilé, auberge gourmande, bistrot gastronomique, taverne mondialisée, cantine branchée, Mauro, jeune cuisinier autodidacte, traverse Paris à vélo, de place en place, de table en table. Un parcours dans les coulisses d'un monde méconnu, sondé à la fois comme haut-lieu du récit national et comme expérience d'un travail, de ses gestes, de ses violences, de ses solidarités et de sa fatigue. Au cours de ce chemin de tables, Mauro fait l'apprentissage de la création collective, tout en élaborant une culture spécifique du goût, des aliments, de la commensalité. A la fois jeune chef en vogue et gardien d'une certaine idée de la cuisine, celle que l'on crée pour les autres, celle que l'on invente et que l'on partage.

L’homme nu. La dictature invisible du numérique, de Marc Dugain et Christophe Labbé.

On les appelle les Big Datas. Google, Apple, Facebook ou Amazon, ces géants du numérique, qui aspirent à travers Internet, smartphones et objets connectés, des milliards de données sur nos vies.

Derrière cet espionnage, dont on mesure chaque jour l'ampleur, on découvre qu'il existe un pacte secret scellé par les Big Datas avec l'appareil de renseignement le plus puissant de la planète. Cet accouplement entre les agences américaines et les conglomérats du numérique, est en train d'enfanter une entité d'un genre nouveau. Une puissance mutante, ensemencée par la mondialisation, qui ambitionne ni plus ni moins de reformater l'Humanité.
La prise de contrôle de nos existences s'opère au profit d'une nouvelle oligarchie mondiale. Pour les Big data, la démocratie est obsolète, tout comme ses valeurs universelles. C'est une nouvelle dictature qui nous menace. Une Big Mother bien plus terrifiante encore que Big Brother.

Si nous laissons faire nous serons demain des " hommes nus ", sans mémoire, programmés, sous surveillance. Il est temps d'agir.

L’homme qui en savait trop, de Laurent Alexandre et David Angevin.

 Héros méconnu de la Seconde Guerre mondiale et génie visionnaire – l'inventeur de l'ordinateur, c'est lui –, Alan Turing a révolutionné nos vies. Et il est mort en paria.

Dans un futur proche. Les transhumanistes ont gagné. L'IA (intelligence artificielle) domine désormais le monde. Mais elle a une obsession : réhabiliter la mémoire de son " père ", le génial mathématicien anglais Alan Turing. Pour cela, il lui faut établir la preuve qu'il ne s'est pas suicidé, comme l'a toujours prétendu la version officielle, mais qu'il a été assassiné. En quête du moindre indice, elle remonte le fil de sa vie...
En décodant Enigma, la machine de cryptage des forces allemandes, fierté du régime hitlérien sur laquelle les services secrets alliés se cassaient les dents, Alan Turing a largement influé sur le cours de l'histoire. En créant l'ordinateur, il a inventé le futur. Pourtant, ce jeune homosexuel au QI exceptionnel a connu un destin terrible : traité en renégat par sa propre patrie, il est mort d'empoisonnement au cyanure dans des circonstances suspectes en 1954, en pleine guerre froide, peu après avoir accepté la castration chimique pour échapper à la prison. Dans l'Angleterre puritaine et ultraconservatrice de l'après-guerre, influencée par le maccarthysme américain, qui avait intérêt à faire éliminer Turing, l'homme qui en savait trop ?
Entre histoire, espionnage, science et secrets d'État, un " biopic " mené comme un thriller où l'on croise Churchill, Eisenhower, Hitler, Truman, Staline, les espions de Cambridge, de Gaulle, et jusqu'à l'ombre inquiétante de John Edgar Hoover.

Se lit comme un thriller.

 

Sylvie ROLAND

 L’empreinte du dieu, de Maxence Van Der Meersch

L'histoire tragique de Karelina, timide paysanne au joli visage. Mariée de force à un colosse brutal, elle doit subir une vie faite d'expédients et les humiliations de son mari. Quand son bourreau est mis sous les verrous, elle s'enfuit. Elle trouve refuge chez son oncle Domitien, écrivain célèbre, dont l'épouse, Wilfrida, reçoit avec joie la jeune femme, qu'elle considère bientôt comme sa propre fille. Les deux femmes ignorent alors qu'elles viennent de sceller leurs destins...

Lauréat du prix Goncourt pour ce roman, Maxence Van der Meersch a été salué par la critique comme étant alors le nouveau Zola.

Le charme discret de l’intestin (déjà commenté ici)

        Monsieur le commandant, de Romain Slocombe.

Écrivain et académicien dans le Paris de l'avant-guerre, Paul-Jean Husson s'est désormais retiré dans une petite ville de Normandie pour se consacrer à son œuvre, émaillée d'un antisémitisme « patriotique ». Lorsque la guerre éclate et que son fils Olivier rejoint la France libre, il prend en charge la protection de sa belle-fille, Ilse, une Allemande aux traits aryens et à la blondeur lumineuse. Sa beauté fait surgir en lui un éblouissement bientôt en contradiction avec toutes ses valeurs, car il découvre qu'Ilse est juive, sans toutefois parvenir à brider l'élan qui le consume. Peu à peu, l'univers si confortable du grand écrivain pétainiste, modèle de bon bourgeois enkysté dans ses ambivalences, vacille. Les secrets de famille sortent comme autant de cadavres de leurs placards et à l'heure où son existence torturée est percée à jour par une Occupation aux effets ontologiques imprévisibles, seule une lettre adressée au commandant de la Kreiskommandantur peut permettre à Husson de sauver la face.

 C'est en salaud imaginaire que Romain Slocombe porte en lui une lettre jamais écrite, une lettre de délation ; il prouve ainsi que la part la plus vile de l'âme humaine ne trouve de meilleure place où se révéler que dans le genre épistolaire.

Plateforme, de Michel Houellebecq

Après la mort de son père, Michel, fonctionnaire quadragénaire et blasé, décide de partir en Thaïlande pour goûter aux plaisirs exotiques. Il y rencontre Valérie, cadre dans une grande société de voyages, à qui il soufflera sa théorie sur les vraies motivations des Européens en quête de sensations fortes. Embarqué dans la lutte pour le profit à tout prix, où le corps est plus que jamais une marchandise, Michel jette un regard cynique sur la société occidentale. Il sera peut-être surpris de découvrir que l'être humain est encore capable de sentiments...

 

Anne-Marie ANDRIEUX

Le secret du mari, de Liane Moriarty

Jamais Cecilia n’aurait dû trouver cette lettre dans le grenier. Sur l’enveloppe jaunie, quelques mots de la main de son mari : « À n’ouvrir qu’après ma mort. » Quelle décision prendre ? Respecter le vœu de John-Paul, qui est bien vivant ? Ou céder à la curiosité au risque de voir basculer sa vie ? Tous les maris – et toutes les femmes – ont leurs secrets. Certains peuvent être dévastateurs.

Best-seller aux États-Unis, ce roman, intense, pétillant et plein d’humanité, allie habilement suspense et émotion pour marquer son lecteur d’une empreinte durable.

 Le secret intrigue, il éclate, et on tourne les pages de plus en plus vite, d’émotions en sourires, jusqu’à la dernière où on regrette d’avoir fini. Cosmopolitan.

Toute la lumière que nous ne pouvons voir, d’Anthony Doerr

Véritable phénomène d’édition aux États-Unis, le roman d’Anthony Doerr possède la puissance et le souffle des chefs-d’œuvre. Magnifiquement écrit, captivant de bout en bout, il nous entraîne du Paris de l’Occupation à l’effervescence de la Libération, dans le sillage de deux héros dont la guerre va bouleverser l’existence : Marie-Laure, une jeune aveugle, réfugiée avec son père à Saint-Malo, et Werner, un orphelin, véritable génie des transmissions électromagnétiques, dont les talents sont exploités par la Wehrmacht pour briser la Résistance. En entrecroisant le destin de ces deux personnages, ennemis malgré eux, dans le décor crépusculaire d’une ville pilonnée par les bombes, Doerr offre un roman soigneusement documenté et une fresque d’une beauté envoûtante.

Bien plus qu’un roman de guerre, Toute la lumière que nous ne pouvons voir est une réflexion profonde sur le destin, le choix et l’humanité.

Marie Szczépaniak a aimé également.

 

 

Élisa DALMASSO 

Histoire de la violence, d’Edouard Louis

"J'ai rencontré Reda le soir de Noël 2012, alors que je rentrais chez moi après un repas avec des amis, vers quatre heures du matin. Il m'a abordé dans la rue et j'ai fini par lui proposer de monter dans mon studio. Ensuite, il m'a raconté l'histoire de son enfance et celle de l'arrivée de son père en France, son père qui avait fui l'Algérie. Vers six heures du matin, il a pris plusieurs de mes affaires, il a sorti un revolver et il a dit qu'il allait me tuer. Il m'a insulté, frappé, violé. Le lendemain les démarches médicales, policières et judiciaires ont commencé, qui, plus qu'elles ne réparent la violence, la prolongent et l'aggravent."

 Ce livre retrace l'histoire de cette nuit et des jours suivants. Construit comme un huis clos, il tient son originalité de la puissance de son sujet, et de sa construction formelle. En effet, plus tard, Edouard se confie à sa sœur, qui décrit à son tour les faits à son mari. Edouard l'entend par une porte entrouverte. Les deux récits s'entremêlent dans une spectaculaire opposition de langages, offrant des points de vue différents sur ce qui s'est passé cette nuit-là, sur ce qui peut permettre de comprendre les dynamiques de l'agression et du traumatisme. Ils évoquent l'enfance d'Edouard, mais aussi celle de Reda et de son père, les effets de l'émigration, du racisme, de la misère. Et posent des questions sur les mécanismes judiciaires auxquels les victimes sont confrontées ou encore sur le rôle de l'amitié. Ce livre propose une histoire de la violence, de ses origines, ses raisons et ses causes.

3 niveaux de langue pour une même histoire, selon que sa sœur parle, qu’il y pense, ou qu’il la relate au commissariat.

Celle que vous croyez, de Camille Laurens

Vous vous appelez Claire, vous avez quarante-huit ans, vous êtes professeur, divorcée. Pour surveiller Jo, votre amant volage, vous créez un faux profil Facebook : vous devenez une jeune femme brune de vingt-quatre ans, célibataire, et cette photo où vous êtes si belle n'est pas la vôtre, hélas. C'est pourtant de ce double fictif que Christophe -pseudo KissChris - va tomber amoureux. En un vertigineux jeu de miroirs entre réel et virtuel, Camille Laurens raconte les dangereuses liaisons d'une femme qui ne veut pas renoncer au désir.

 

Jean-Pierre BOCQUET

 Essais : L'Empire du Bien, Après l'Histoire, Exorcismes spirituels, de Philippe Muray.

L'empire du bien triomphe

Il est urgent de le saboter

L'œuvre de Philippe Muray (1945-2006) est de celles dont on ne se remet pas. Méchante pour certains, quasi prophétique pour d'autres, elle jette sur le monde une lumière si vive que la rétine s’en trouve brûlée, et superpose aux choses une indélébile petite tache d’ironie.

Car ce qui caractérise notre époque est pour Philippe Muray son sérieux terrible, sa certitude agressive et béate d’être meilleure qu’un avant dont elle ne veut rien savoir et de se diriger vers un avenir aussi paradisiaque et inéluctable que désincarné. Cette dévotion à un Bien qu’on ne peut remettre en question est la source d’innombrables sottises, comme le chemin le plus court vers des formes nouvelles de barbarie.

Parce que les cibles véritables de cette plume acérée sont toutes les formes de bien-pensances, son extraordinaire liberté de ton, outre l’hilarité qu’elle provoque, procurera à certains un véritable enthousiasme en ces temps souvent sombres.

Lecture de quelques passages sur les fêtes, les prostituées…

Œuvres, d’Emile Michel Cioran.

«Mon idée, quand j'écris un livre, est d'éveiller quelqu'un, de le fustiger. Étant donné que les livres que j'ai écrits ont surgi de mes malaises, pour ne pas dire de mes souffrances, c'est cela même qu'ils doivent transmettre en quelque sorte au lecteur. Un livre doit tout bouleverser, tout remettre en question.»Cioran.

Sa philosophie morale : l’Homme ne devrait pas exister, Dieu n’a commis qu’une seule erreur, d’avoir créé l’homme. Pessimisme à l’état pur.

 Prochaine réunion le jeudi 6 octobre 2016  à 14heures.

 

 

 

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17 avril 2016

"Les mots s'en mêlent", réunion du 7 avril 2016

lecture L et H

Les mots s’en mêlent : Réunion du jeudi 7 avril 2016

 

Réunion n°18 de notre club.

 

Jeanne PEHOURTICQ      

 

Qui je suis, de Charlotte Rampling

 

 À partir de photos retrouvées de sa famille, Charlotte Rampling raconte pourtant avec simplicité, justesse, en un dénuement poétique. Sa jeunesse, passée entre les garnisons britanniques et la France. Son père, vainqueur des jeux Olympiques de Berlin, puis brisé dans son élan. Sa mère, K héroïne d'un roman de Fitzgerald " . Sa soeur Sarah, disparue trop tôt. Avec la complicité de Christophe Bataille, Charlotte Rampling se livre, se cache, mêle les impressions, les souvenirs, les lieux, composant les multiples facettes d'un visage légendaire, inaccessible, familier.

Très émouvant.

 

Un bon jour pour mourir, de Jim Harrison

Road movie, un «  Jules et Jim à l’américaine », dit Jeanne.

Cuites, amour et dynamite, un amateur de pêche mélancolique, un ancien du Viêt-Nam et une jeune femme aux jambes interminables traversent l'Amérique des années soixante, unis par une " mission " folle et héroïque : faire sauter un barrage du Grand Canyon. Mais l'équipée sauvage de cet improbable trio va bientôt tourner à la gueule de bois carabinée !

" Véritable cow-boy de l'écriture, Jim Harrison nous arrive comme un don Quichotte d'outre-Atlantique qui réintroduit le plaisir d'une lecture simple mais fulgurante. "Le Monde

 

Josette ZIELEMAN

Les vies multiples d’Amory Clay, de William Boyd 

Finesse d’analyse sur la vie des femmes. Il écrit « je », c’est une femme qui raconte son histoire ( 1908-1983) ; on suit sa vie tout au long du livre, vie ponctuée de photos.

Au lendemain de la Première Guerre mondiale, Amory Clay, jeune bourgeoise anglaise, s'initie à Londres à la photographie. Lassée des portraits mondains, elle fréquente les milieux interlopes de Berlin, en rapporte des clichés sulfureux qui font scandale. Recrutée par un magazine de photomontage américain, elle s'installe à New York, où elle noue une amitié amoureuse avec un diplomate-écrivain français, puis convainc son patron et - amant - de créer un bureau à Londres qu'elle dirige. En 1936, lors d'une manifestation des fascistes d'Oswald Mosley, elle est passée à tabac, et est grièvement blessée. Séjour à New York à la veille de la guerre. Puis retour dans le Vieux Monde pour couvrir le Débarquement. Elle croise au milieu des ruines un bel officier et authentique lord écossais, Sholto, qu'elle épouse et suit dans son château. Deux jumelles naissent qui sèmeront la joie et le chaos. Abimé par la boisson et la culpabilité, Sholto meurt d'une crise cardiaque. Obligée de travailler, Amory renoue avec la photo et la notoriété au Vietnam puis se rend en Californie à la recherche de sa fille enrôlée dans une secte. Leurs retrouvailles virent au bain de sang. Septuagénaire, Amory vit recluse dans sa petite maison sur une île écossaise. Mélancolique et apaisée, elle revisite son parcours. Alors que la maladie gagne, elle envisage de se donner la mort.

« Quelle femme ! et Quel écrivain ! » dit Josette.

 

Cécile VERHAEGHE     

Les lumières de septembre, de Carlos Ruiz Zafón

Avait déjà lu, du même auteur Les cimetières des livres oubliés, celui-là est très différent.

1937. Au manoir de Cravenmoore, en Normandie, la jeune Irène et son frère Dorian arpentent pour la première fois les couloirs interminables, les pièces interdites peuplées de marionnettes et d'automates, tout un univers étrange et fascinant... Sous l'œil de leur mère, Simone, récemment embauchée comme femme de charge auprès du propriétaire des lieux, l'inventeur de jouets Lazarus Jann, les enfants redonnent vie à la vieille demeure. Mais leurs jeux et leurs rires réveillent bientôt quelque chose...
Une ombre maléfique, oubliée depuis vingt ans, qui ne demande qu'à faire à nouveau couler le sang...

 

Le retour, de Robert Goddard

1981. Tredower, en Cornouailles. A l’occasion du mariage de sa nièce, Chris est de retour dans le domaine que son grand-oncle Joshua a acquis entre les deux guerres. Au cours de la cérémonie, Nick, son ami d’enfance, surgit et affirme détenir la preuve que son père, exécuté pour avoir commandité le meurtre de Joshua en 1947, était innocent. Le lendemain, on retrouve Nick pendu. Chris décide alors de faire la lumière sur la mort de Joshua. Il est loin de se douter des dangers qu'il encourt en exposant la légende familiale à la lumière de la vérité.

Secret de famille.

La noirceur crasse des jalousies, des secrets honteux, de la duplicité et du chantage… La famille comme on l’aime, avec un cadavre dans le placard. Julie Malaure, Le Point.

Petite Poucette, de Michel Serres

Cécile n’a pas trop aimé.

Le monde a tellement changé que les jeunes doivent tout réinventer.Nos sociétés occidentales ont déjà vécu deux révolutions : le passage de l'oral à l'écrit, puis de l'écrit à l'imprimé. Comme chacune des précédentes, la troisième, tout aussi décisive, s'accompagne de mutations politiques, sociales et cognitives. Ce sont des périodes de crises. De l'essor des nouvelles technologies, un nouvel humain est né : Michel Serres le baptise «Petite Poucette» - clin d'oeil à la maestria avec laquelle les messages fusent de ses pouces. Petite Poucette va devoir réinventer une manière de vivre ensemble, des institutions, une manière d'être et de connaître... Débute une nouvelle ère qui verra la victoire de la multitude, anonyme, sur les élites dirigeantes, bien identifiées ; du savoir discuté sur les doctrines enseignées ; d'une société immatérielle librement connectée sur la société du spectacle à sens unique...

Ce livre propose à Petite Poucette une collaboration entre générations pour mettre en oeuvre cette utopie,

Professeur à Stanford University, membre de l'Académie française, Michel Serres est l'auteur de nombreux essais philosophiques et d'histoire des sciences, dont les derniers. Temps des crises et Musique ont été largement salués par la presse. Il est l'un des rares philosophes contemporains à proposer une vision du monde qui associe les sciences et la culture.

M. Serres va «  dans le sens du vent », dit-on. Suit une discussion sur l’intérêt de l’informatique, mais aussi le dictionnaire, le Bled et le Bescherelle…

Juste avant l’oubli, d’Alice Zeniter

Franck a rencontré Emilie il y a huit ans. Il est convaincu qu'elle est la femme de sa vie. Mais la jeune femme, thésarde, connaît une passion sans bornes pour l'écrivain policier Galwin Donnell, mystérieusement disparu en 1985. Elle se rend sur une petite île pour organiser un colloque qui lui est consacré. Franck compte l'y rejoindre et la demander en mariage. Mais rien ne se passe comme prévu.

Intéressée au départ, pas très «  emballée » après…

Josiane LUCIANI

La petite foule, de Christine Angot

Tendre, cynique, ou terriblement banal. Déroutant, pas de chûte. Banal est le mot, Josiane n’a pas accroché.

Ce sont des hommes, des femmes, ils sont jeunes, vieux, ou entre deux âges, riches, puissants, pauvres, ou ni l'un ni l'autre, Christine Angot les passe, en radiologue du genre humain, à son laser, croisant leurs similitudes et leurs différences, perçant à jour leurs caractères, leurs solitudes, leurs émotions. Avec "Le Parisien d'adoption", "La retraitée du textile", "Le grand dépressif" ou "Le client des grands hôtels", par exemple, ce sont autant de portraits d'une société française contemporaine qui se répondent, s'opposent, font miroir, suivant un travail de narration novateur. La petite foule est une oeuvre captivante, on se l'approprie, on se prend d'affection pour certains, on se moque de certains autres, car la plume de Christine Angot, toujours aussi libre, reflète de façon caustique, aimante ou amusée, mais précise et implacable, notre petit monde personnel.

Avant d’aller dormir, de S.J.Watson 

Déjà commenté lors d’une précédente réunion. Le film est décevant par rapport au livre. Elisa avait bien aimé également.

Grossir le ciel, de Franck Bouysse

Policier du terroir, dit Josiane, surprenant.

Les Doges, un lieu-dit au fin fond des Cévennes. C’est là qu’habite Gus, un paysan entre deux âges solitaire et taiseux. Ses journées : les champs, les vaches, le bois, les réparations. Des travaux ardus, rythmés par les conditions météorologiques. La compagnie de son chien, Mars, comme seul réconfort. C’est aussi le quotidien d’Abel, voisin dont la ferme est éloignée de quelques mètres, devenu ami un peu par défaut, pour les bras et pour les verres. Un jour, l’abbé Pierre disparaît, et tout bascule : Abel change, des événements inhabituels se produisent, des visites inopportunes se répètent. Un suspense rural surprenant, riche et rare.

Deux solitudes paysannes. Des secrets de famille comme une bombe à retardement. Les Cévennes, somptueuses et austères. On n'a pas fini d'en parler, le style Bouysse : charnel, racé. D’un rien, il fait un monde. Alain Léauthier, Marianne.

Beau roman, sombre, poignant. Léon-Marc Levy, La Cause littéraire

 

Annie LARANGÉ  

Profession du père, de Sorj Chalandon

Très dur. Enfant battu, mère sous la coupe du père. Le père mort, il écrit son histoire. Histoire racontée par un enfant. Très dur ! À la fin de sa vie, le père était interné. « Emile », l’enfant, deviendra restaurateur de tablaux, pour retrouver la beauté.

« Mon père a été chanteur, footballeur, professeur de judo, parachutiste, espion, pasteur d’une Eglise pentecôtiste américaine et conseiller personnel du général de Gaulle jusqu’en 1958. Un jour, il m’a dit que le Général l’avait trahi. Son meilleur ami était devenu son pire ennemi. Alors mon père m’a annoncé qu’il allait tuer de Gaulle. Et il m’a demandé de l’aider. 

Je n’avais pas le choix. 

C’était un ordre. 

J’étais fier. 

Mais j’avais peur aussi…

À 13 ans, c’est drôlement lourd un pistolet. » 

 

À la table des hommes, de Sylvie Germain.

Conte fantastique, se termine par un conte philosophique. Déroutant.

Son obscure naissance au coeur d'une forêt en pleine guerre civile a fait de lui un enfant sauvage qui ne connaît rien des conduites humaines. S'il découvre peu à peu leur complexité, à commencer par celle du langage, il garde toujours en lui un lien intime et pénétrant avec la nature et l'espèce animale, dont une corneille qui l'accompagne depuis l'origine. A la table des hommes tient autant du fabuleux que du réalisme le plus contemporain. Comme Magnus, c'est un roman hanté par la violence prédatrice des hommes, et illuminé par la présence bienveillante d'un être qui échappe à toute assignation, et de ce fait à toute soumission.

 

Autres lectures d’Annie :                         

Journal d’un vampire en pyjama, de Mathias Malzieu

 

A bien aimé. Ecrit de façon poétique.

 

La septième fonction du langage, de Laurent Binet 

 

A bien aimé également.

« A Bologne, il couche avec Bianca dans un amphithéâtre du XVIIe et il échappe à un attentat à la bombe. Ici, il manque de se faire poignarder dans une bibliothèque de nuit par un philosophe du langage et il assiste à une scène de levrette plus ou moins mythologique sur une photocopieuse. Il a rencontré Giscard à l’Elysée, a croisé Foucault dans un sauna gay, a participé à une poursuite en voiture à l’issue de laquelle il a échappé à une tentative d’assassinat, a vu un homme en tuer un autre avec un parapluie empoisonné, a découvert une société secrète où on coupe les doigts des perdants, a traversé l’Atlantique pour récupérer un mystérieux document. Il a vécu en quelques mois plus d’événements extraordinaires qu’il aurait pensé en vivre durant toute sa vie. Simon sait reconnaître du romanesque quand il en rencontre. Il repense aux surnuméraires d’Umberto Eco. Il tire sur le joint. »

Le point de départ de ce roman est la mort de Roland Barthes, renversé par une camionnette de blanchisserie le 25 février 1980. L'hypothèse est qu'il s'agit d'un assassinat. Dans les milieux intellectuels et politiques de l'époque, tout le monde est suspect...

À l’origine de nos amours, d’Erik Orsenna 

N’a pas aimé du tout !

« Un jour, je me suis remarié.

Le lendemain, mon père quittait son domicile. Entre les deux événements, personne dans la famille n’a fait le lien.

Et pourtant, mon frère est psychiatre.

J’avais ma petite idée mais j’ai préféré la garder pour moi. Mon père, je le connaissais mieux que personne. Pour une raison toute simple : nous avions divorcé ensemble. Lui de ma mère, moi de ma première femme. Lui le lundi, moi le mercredi, de la même fin juin 1975. Et rien ne rapproche plus qu’un divorce en commun. Alors je savais que les coups de tête n’étaient pas son genre. Il suivait des plans, toujours généreux dans leur objectif, mais le plus souvent déraisonnables. Cet été-là, nous avons commencé à parler d’amour, mon père et moi. Nous n’avons plus cessé. »

Erik Orsenna

 

Brigitte CAPP 

La vie, la mort, la vie, Louis Pasteur 1822-1895, d’Erik Orsenna  

 

Bouquin qui détend. Sous forme de documentaire, mais l’auteur y met sa patte, ses mots personnels.

Treize années durant, chaque jeudi après-midi, l'Académie française m'a offert le privilège d'avoir comme voisin le Prix Nobel de médecine, François Jacob.

Comme deux potaches, nous bavardions. Mon ignorance abyssale en biologie l'accablait.
C'est lui qui m'a donné l'idée de ce livre : "Puisque, par on ne sait quel désolant hasard, tu occupes le fauteuil de Pasteur, plonge-toi dans son existence, tu seras bien obligé d'apprendre un peu !"
Voici, racontés par un ignorant qui se soigne, quelques-uns des principaux mécanismes de la vie.
Voici mises à jour les manigances des microbes, voici dévoilés les sortilèges de la fermentation, voici l'aventure des vaccinations. Voici, bien sûr, la guerre victorieuse contre la rage.
Voici Marie : plus qu'une épouse, une complice, une organisatrice, une alliée dans tous les combats.
Voici un père qui a vu trois de ses filles emportées par la maladie à deux ans, neuf ans et douze ans. La mort ne lui aura jamais pardonné d'avoir tant fait progresser la vie.
Dans ce XIXe siècle assoiffé de connaissances, voici LE savant.

Réjouissant !

Intérieur nuit, de Marisha Pessl  

 

Bon polar 700pages. Très spécial.

Par une froide nuit d'octobre, la jeune Ashley Cordova est retrouvée morte dans un entrepôt abandonné de Chinatown. Même si l'enquête conclut à un suicide, le journaliste d'investigation Scott Mc Grath ne voit pas les choses du même oeil. Alors qu'il enquête sur les étranges circonstances qui entourent le décès, Mc Grath se retrouve confronté à l'héritage du père de la jeune femme : le légendaire réalisateur de films d'horreur Stanislas Cordova - qui n'est pas apparu en public depuis trente ans. Même si l'on a beaucoup commenté l'oeuvre angoissante et hypnotique de Cordova, on en sait très peu sur l'homme lui-même. La dernière fois qu'il avait failli démasquer le réalisateur, Mc Grath y avait laissé son mariage et sa carrière. Cette fois, en cherchant à découvrir la vérité sur la vie et la mort d'Ashley, il risque de perdre bien plus encore. Jouant avec les codes du thriller, incluant dans son récit des documents, photographies, coupures de journaux ou pages web, Pessl nous entraîne dans une enquête vertigineuse autour de Stanislas Cordova et de sa fille, deux êtres insaisissables attirés par l'horreur et le mal. L'inventivité de l'auteure et son goût indéniable pour les pouvoirs de la fiction font penser tour à tour à Paul Auster, Georges Perec, ou Jorge Luis Borges. Avec son style maîtrisé et ses dialogues incisifs, ce roman, sous l'apparence classique d'un récit à suspense, explore la part d'ombre et d'étrangeté tapie au cœur de l'humain.

 

Jean-Pierre BOCQUET 

 

Naissance d’un pont, de Maylis de Kérangal 

 

Style : peu de ponctuation.

Ce livre part d’une ambition à la fois simple et folle : raconter la construction d’un pont suspendu quelque part dans une Californie imaginaire à partir des destins croisés d’une dizaine d’hommes et femmes. Un roman-fleuve qui brasse des sensations et des rêves, des paysages et des machines, des plans de carrière et des classes sociales, des corps de métiers et des corps tout court. Prix Médicis 2010.

« A l’aube du second jour, quand soudain les buildings de Coca montent, perpendiculaires à la surface du fleuve, c’est un autre homme qui sort des bois, c’est un homme hors de lui, c’est un meurtrier en puissance. Le soleil se lève, il ricoche contre les façades de verre et d’acier, irise les nappes d’hydrocarbures moirées arc-en-ciel qui auréolent les eaux, et les plaques de métal taillées en triangle qui festonnent le bordé de la pirogue, rutilant dans la lumière, dessinent une mâchoire ouverte. »

Vision totale de notre monde actuel. Rivalités entre les opposants à la construction et les partisans de ce pont. Conflit entre les entreprises de BTP et les écolos du coin. D’une manière microscopique on va même dans les relations de couple…

Élisa DALMASSO 

 

Envoyée spéciale, de Jean Echenoz 

 

Très drôle et très jubilatoire, caricature de roman d’espionnage, léger ; l’auteur s’amuse aussi avec le lecteur.

Constance étant oisive, on va lui trouver de quoi s'occuper. Des bords de Seine aux rives de la mer Jaune, en passant par les fins fonds de la Creuse, rien ne devrait l'empêcher d'accomplir sa mission. Seul problème : le personnel chargé de son encadrement n'est pas toujours très bien organisé.

 

Titus n’aimait pas Bérénice, de  Nathalie Azoulai

 

Elisa a eu du mal à le finir. Annie Larangé également. Très bien écrit mais un peu tiré par les cheveux et lassant.

Nathalie Azoulai a eu envie d'aller y voir de plus près. Elle a imaginé un chagrin d'amour contemporain, Titus et Bérénice aujourd'hui, avec une Bérénice quittée, abandonnée, qui cherche à adoucir sa peine en remontant à la source, la Bérénice de Racine, et au-delà, Racine lui-même, sa vie, ses contradictions, sa langue. La Bérénice de Nathalie Azoulai veut comprendre comment un homme de sa condition, dans son siècle, coincé entre Port-Royal et Versailles, entre le rigorisme janséniste et le faste de Louis XIV, a réussi à écrire des vers aussi justes et puissants sur la passion amoureuse, principalement du point de vue féminin.

La nuit de feu, d’Éric-Emmanuel Schmitt

Découverte de Dieu, pas mal écrit, mais très moyen. Pas de grand enthousiasme !

« Je suis né deux fois, une fois à Lyon en 1960, une fois dans le Sahara en 1989. »
Une nuit peut changer une vie.

À vingt-huit ans, Éric-Emmanuel Schmitt entreprend une randonnée à pied dans le Sahara en 1989. Parti athée, il en reviendra croyant, dix jours plus tard.

Loin de ses repères, il découvre une vie réduite à la simplicité, noue des liens avec les Touareg. Mais il va se perdre dans les immenses étendues du Hoggar pendant une trentaine d’heures, sans rien à boire ou à manger, ignorant où il est et si on le retrouvera. Cette nuit-là, sous les étoiles si proches, alors qu’il s’attend à frissonner d’angoisse, une force immense fond sur lui, le rassure, l’éclaire et le conseille.

Cette nuit de feu ainsi que Pascal nommait sa nuit mystique va le changer à jamais. Qu’est-il arrivé ? Qu’a-t-il entendu ? Que faire d’une irruption aussi brutale et surprenante quand on est un philosophe formé à l’agnosticisme ?

Dans ce livre où l’aventure se double d’un immense voyage intérieur, Éric-Emmanuel Schmitt nous dévoile pour la première fois son intimité spirituelle et sentimentale, montrant comment sa vie entière, d’homme autant que d’écrivain, découle de cet instant miraculeux.

Prochaine réunion le jeudi 2 juin  2016  à 14heures.

 

lecteur peur

 

 

 

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11 mars 2016

"Les mots s'en mêlent réunion du 4 février 2016

lecture

Les mots s’en mêlent : Réunion du jeudi 4  février 2016

 

Réunion n°17 de notre club.

 

Sylvie ROLAND    

A lu des ouvrages présentés par Cécile  et par Annie ( Larangé) mais également :

 L'amour (fou) pour un criminel  de Isabelle HORLANS

 Elles sont âgées de 20 à 50 ans, elles ont des projets, un mari, une carrière, parfois même la fortune. Pourtant, un jour, sur un coup de tête, elles vont tout plaquer par amour pour un criminel, le plus souvent un tueur en série. Les condamnés à perpétuité et les pensionnaires des " couloirs de la mort " jouissent d'une aura stupéfiante. La plupart des femmes qui leur écrivent ou les demandent en mariage ne les connaissent même pas, elles ne les ont vus qu'à la télévision ! Mais cela a suffi à provoquer leurs battements de cœur. Comment est-ce possible ? Il existe plusieurs réponses. Chaque liaison est différemment motivée. Voici leurs histoires si singulières... Elles se prénomment Monique, Béatrice, Stéphanie, Sandrine, Laurence, Patricia, Doreen, Anna... Et, souvent, quand elles évoquent leur attachement, leur expérience, le romanesque l'emporte sur l'apparente absurdité de leur condition.

 

 Les Bienheureux de la Désolation  de Hervé Bazin

Différent du reste de son œuvre, parti d’une histoire vraie.

 Une éruption volcanique projette une petite communauté insulaire, sans transition, du Moyen Age en plein XXe siècle, de la vie la plus rude aux facilités de la société de consommation. Ces hommes et ces femmes regardent le progrès et ce qui en résulte avec les yeux d'habitants d'une autre planète. Deux ans... Et ils n'ont de cesse de retrouver leur île désolée. Ce n'est pas une fiction sociologique mais une histoire vraie qui, en 1963, a passionné les sociologues. N'annonçait-elle pas 1968 ? Cependant - et ce n'est pas le moins étonnant - les îliens, plus heureux que nos contestataires, ont su quand même se moderniser... sans se laisser " récupérer " !

 

2084, dont on a déjà parlé : Un régal

 

 

Élisa DALMASSO 

 

 Caché dans la maison des fous  de Didier Daeninckx

Elisa a moyennement aimé. Pas très bien écrit.

«Elle s'était levée au moment où l'ambulance Ford manoeuvrait pour se garer sur la place, le faisceau des phares balayant la façade de grès. Elle était montée sur un banc pour apercevoir le médecin et le photographe qui se dirigeaient vers l'arrière du véhicule, leurs pas imprimés dans le tapis blanc qui déjà recouvrait le gravier. Une jeune femme en était sortie la première, le visage encadré par une épaisse chevelure noire, enveloppée dans une ample cape, puis un homme vêtu d'un pardessus croisé, les traits obscurcis par l'ombre portée de son chapeau, était apparu. Il s'était légèrement incliné pour allumer une cigarette, et la flamme vacillante avait éclairé un regard curieux, presque inquiet, celui que l'on promène sur ces endroits inconnus où l'on arrive sans les avoir choisis.» 1943 : asile de fous de Saint-Alban, en Lozère. Une jeune résistante, Denise Glaser, vient s'y cacher. Au même moment, Paul Eluard et sa compagne s'y réfugient. Didier Daeninckx nous entraîne à leurs côtés, dans une plongée vertigineuse aux confins de la «normalité», là où surgit l'art brut et où la parole des «fous» garantit celle des poètes.

 

 Un membre permanent de la famille  de Russell Banks

 Bien écrit, profonde humanité

Douze nouvelles placées sous le signe d'une sobriété stylistique digne de Raymond Carver au fil desquelles des couples divorcent, des femmes noires sont traquées par des pit-bulls sur des parkings, où la liste des courses à effectuer au supermarché finit par se confondre avec un programme de vie, où des mythomanes prennent leurs semblables en otage, où la mort frappe les hommes comme les animaux, où l'on écoute battre sous la poitrine d'un autre le cœur transplanté d'un amour décédé. Au sommet de son art et avec une superbe économie de moyens, Russell Banks propose ici un recueil de textes dont l'intensité transmue le réel et le quotidien en authentiques paraboles métaphysiques.

A lu également D’après une histoire vraie, (Delphine de Vigan), a beaucoup aimé.

Et  Boussole, de Mathias Enard, pour lequel elle a eu du mal, n’a pas aimé, a trouvé cela trop long, prétexte à un étalage d’érudition sur l’Orient..

Jeanne PEHOURTICQ      

 Ils savent tout de vous   de Iain Levison

Polar d’anticipation. Dénonciation du système de vidéo surveillance, des réseaux sociaux etc.

Avez-vous déjà rêvé de lire dans les pensées des gens ? Savoir ce que se dit la serveuse en vous apportant votre café du matin. Ce que vos amis pensent vraiment de vous. Ou même ce que votre chat a dans la tête ? Eh bien, c'est exactement ce qui arrive un jour à Snowe, un flic du Michigan. Au début, il se croit fou. Puis ça l'aide à arrêter pas mal de faux innocents... A des kilomètres de là, un autre homme est victime du même syndrome. Mais lui est en prison, et ce don de télépathie semble fortement 1 intéresser le FBI... Iain Levison nous entraîne dans un suspense d'une brûlante actualité, où la surveillance des citoyens prend des allures de chasse à l'homme. Mais sait-on vraiment tout de nous ?

 

 L'ours est un écrivain comme les autres  de William KOTZWINKLE

 Il était une fois un ours qui voulait devenir un homme... et qui devint écrivain. Ayant découvert un manuscrit caché sous un arbre au fin fond de la forêt du Maine, un plantigrade comprend qu'il a sous la patte le sésame susceptible de lui ouvrir les portes du monde humain – et de ses supermarchés aux linéaires débordants de sucreries... Le livre sous le bras, il s'en va à New York, où les éditeurs vont se battre pour publier l'œuvre de cet écrivain si singulier – certes bourru et imprévisible, mais tellement charismatique ! Devenu la coqueluche du monde des lettres sous le nom de Dan Flakes, l'ours caracole bientôt en tête de liste des meilleures ventes...

L’ours serait Hemingway…

 

Marie SZCZEPANIAK 

 Un amour impossible  de Christine Angot

 

 Pierre et Rachel vivent une liaison courte mais intense à Châteauroux à la fin des années 1950. Pierre, érudit, issu d'une famille bourgeoise, fascine Rachel, employée à la Sécurité sociale. Il refuse de l'épouser, mais ils font un enfant. L'amour maternel devient pour Rachel et Christine le socle d'une vie heureuse. Pierre voit sa fille épisodiquement. Des années plus tard, Rachel apprend qu'il la viole. Le choc est immense. Un sentiment de culpabilité s'immisce progressivement entre la mère et la fille. Christine Angot entreprend ici de mettre à nu une relation des plus complexes, entre amour inconditionnel pour la mère et ressentiment, dépeignant sans concession une guerre sociale amoureuse et le parcours d'une femme, détruite par son péché originel : la passion vouée à l'homme qui aura finalement anéanti tous les repères qu'elle s'était construits.

 La brigade du rire  de Gérard Mordillat

 Il y a Kowalski, dit Kol, Betty, licenciée de l’imprimerie où elle travaillait. Dylan, prof d’anglais et poète. Les jumelles Dorith et Muriel, pour qui la vie est une fête permanente. L’Enfant-Loup, coureur et bagarreur. Suzana, infirmière en psychiatrie. Rousseau, beau gosse et prof d’économie. Hurel, industriel, lecteur de Marx et de Kropotkine. Ils sont chômeurs, syndiqués, certains exilés, tous ont été des travailleurs. Pas des « cocos », ni des militants. Des hommes et des femmes en colère, qui décident de régler leur compte à cette société où l’autorité du succès prime sur celle du talent. Des samouraïs, des mercenaires, une redoutable fraternité constituée en Brigade du rire. Leur projet ubuesque et génial tient à la fois de la supercherie que de la farce grotesque : kidnapper et faire travailler Pierre Ramut, l’éditorialiste vedette de Valeurs françaises, et, dans un bunker transformé en atelier, l’installer devant une perceuse à colonne pour faire des trous dans du dularium. Forcé de travailler selon ce qu il prescrit dans ses papiers hebdomadaires semaine de 48h, salaire de 20% inférieur au SMIC, productivité maximum, travail le dimanche, Ramut saura désormais de quoi il parle...
Le héros de ce roman c’est l’amitié qui unit cette ancienne équipe de hand-ball ; L’héroïne, cette comédie loufoque, ce pied de nez à un système pétri de contradictions et enfermé dans ses convictions. Dans une grande fresque tragi-comique, fidèle à son univers Vive la sociale, Les Vivants et les Morts Gérard Mordillat parle du monde d aujourd hui, de ses injustices, de ses luttes, de ceux qui refusent de se soumettre et se vengent d'un grand éclat de rire.

 Ce cœur changeant  de Agnès Desarthe

A bien aimé.

 C'est une histoire qui commence en 1889 à Soro, au Danemark. Et qui se termine en 1931, au même endroit : la "maison" Matthisen, demeure ancestrale d'une vielle famille de la noblesse. Trois femmes occupent les rôles principaux : Mama Trude, la grand-mère ; Kristina, la mère, qui épouse un officier français, René de Maisonneuve ; leur fille, Rose. A 20 ans, Rose quitte le manoir familial et part vivre à Paris. C'est elle l'héroïne de ce roman mené tambour battant, et qui la conduit d'une fumerie clandestine d'opium à un appartement bourgeois de la rue Delambre où elle vit en couple avec une femme, Louise, avant de recueillir une enfant trouvée, Ida, qui deviendra sa fille. C'est le début du siècle - l'affaire Dreyfus, la guerre de 14, les années folles, les voitures Panhard-Levassor, le féminisme - qui défile en accéléré, mais sans jamais tomber dans la reconstitution historique. Car le vrai sujet de ce formidable roman, c'est le destin de Rose et la manière dont elle parvient, petit à petit, à en déchiffrer le sens. Magicienne des mots, Agnès Desarthe nous émeut et nous fait rêver comme jamais. Depuis Mangez-moi, Agnès Desarthe n'avait pas produit de fiction d'une telle ampleur narrative.

 

Sylvie BORNAIS

Un bûcher sous la neige  de Susan Fletcher

 Au cœur de l'Ecosse du XVe siècle, Corrag, jeune fille accusée de sorcellerie, attend le bûcher. Dans le clair-obscur d'une prison putride, le révérend Charles Leslie, venu d'Irlande, l'interroge sur les massacres dont elle a été témoin. Mais, depuis sa geôle, la voix de Corrag s'élève au-dessus des légendes de sorcières et raconte les Highlands enneigés, les cascades où elle lave sa peau poussiéreuse. Jour après jour, la créature maudite s'efface. Et du coin de sa cellule émane une lumière, une grâce, qui vient semer le trouble dans l'esprit de Charles.

Hymne à la vie, à la tolérance, la beauté des choses simples, l’amour des autres. 

 La Fille du train  de Paula Hawkins

 Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train deux fois par jour pour aller et revenir de Londres. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe une jolie maison. Cette maison, elle la connaît par cœur, elle a même donné un nom à ses occupants qu'elle aperçoit derrière la vitre : Jason et Jess. Un couple qu'elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l'être par le passé avec son mari, avant qu'il ne la trompe, avant qu'il ne la quitte. Mais un matin, elle découvre un autre homme que Jason à la fenêtre. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Quelques jours plus tard, c'est avec stupeur qu'elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement   disparu...

Ce thriller exceptionnel connaît un succès incroyable depuis sa sortie. 1er des ventes aux Etats-Unis, en Angleterre et au Canada, traduit en plus de 26 langues, il est en cours d'adaptation cinématographique. Il vous suffit d'ouvrir ce livre et de vous laisser entraîner dans le piège paranoïaque et jubilatoire qu'il vous tend pour comprendre à quel point cette publication fait figure d'évènement.

Livre construit sur 3 journaux intimes : la dame, son ex-mari,lamorte.

 Nymphéas noirs  de Michel Bussi

 Le jour paraît sur Giverny. Du haut de son moulin, une vieille dame veille, surveille. Le quotidien du village, les cars de touristes... Des silhouettes et des vies. Deux femmes, en particulier, se détachent : l'une, les yeux couleur nymphéa, rêve d'amour et d'évasion ; l'autre, onze ans, ne vit déjà que pour la peinture. Deux femmes qui vont se trouver au cœur d'un tourbillon orageux. Car dans le village de Monet, où chacun est une énigme, où chaque âme a son secret, des drames vont venir diluer les illusions et raviver les blessures du passé... Ce roman a reçu cinq prix littéraires en 2011 Prix Polar méditerranéen, Prix Polar Michel Lebrun de la 25e Heure du Livre du Mans, Prix des lecteurs du Festival Polar de Cognac, Grand Prix Gustave Flaubert, Prix Goutte de Sang d'encre de Vienne

 

Anne-Marie ANDRIEUX

 Au nom du père  de Françoise Bourdin

 Gabriel Larcher règne en maître sur sa famille, influençant profondément les destinées de ses deux fils et de sa fille. Si Dan et Valentine ont suivi les traces de cet ancien champion de Formule 1, Nicolas, jeune homme sensible et amoureux de la nature, a choisi d'être médecin dans leur petite ville de La Ferté-Saint-Aubin.
Aujourd'hui, les trois enfants Larcher cachent leurs blessures. Dan et Valentine peuvent-ils trouver leur place dans un univers où seul leur père veut briller ? Et quel est donc le lourd secret d'Albane, leur mère, en apparence si douce et si parfaite ?

Dans leur maison familiale de Sologne, les Larcher semblaient heureux et unis. Mais les non-dits et les secrets couvent, prêts à éclater au grand jour...

 Un cœur entre deux rives  de Geneviève SENGER

 Lorsqu'en 1919 Jules Maistre prend son poste d'instituteur en Alsace, alors tout juste restituée à la France, il débarque de l'" intérieur " avec ses idéaux laïques et sa foi républicaine, mais découvre que tout y est différent. Ses élèves ne parlent pas le français et, Concordat oblige, la religion est enseignée à l'école. Pourtant, au fil des ans, Jules s'attache à la région, à ses habitants et à leurs traditions. Il a surtout le cœur tiraillé entre deux femmes aussi admirables que différentes, Lola et Judith, tandis que déjà, outre-Rhin, le ciel s'obscurcit.

Un homme aux prises avec sa conscience et son cœur : une ode à la paix et à la tolérance.

Annie Petit a bien aimé également.

 Les Sentiers de l'exil  de Françoise Bourdon

Dans les Cévennes, à la fin du XVIIesiècle. Élie vit avec sa femme, Jeanne, et leurs trois enfants sur la terre de Jéricho, un domaine qui se transmet chez les Bragant depuis des générations.

La révocation de l’édit de Nantes en 1685 est un séisme pour cette famille protestante. Les huguenots sont traqués et persécutés par les dragons du roi. Élie est chassé de sa terre, séparé de Jeanne, on lui arrache ses enfants. La famille est dispersée; chacun doit faire des choix vitaux: abjurer ou fuir, se cacher ou résister…

Des sentiers de l’exil aux couvents catholiques, des cachots de Grenoble à une troupe de comédiens ambulants, des campements de camisards dans les Cévennes aux galères de l’Arsenal de Marseille, les Bragant sont happés dans un tourbillon d’aventures et de drames, pourchassés par la
haine mais sauvés par l’amour aussi… sans que jamais ne s’éteigne leur rêve de retrouver un jour Jéricho…

Avec Les Sentiers de l’exil, l’auteur du Mas des tilleuls, du Moulin des sources et de tant d’autres sagas familiales à succès signe une magnifique fresque romanesque pleine de souffle et de
suspense.

 SORTI DE L'OMBRE  de Pierre Zylawski

 En mars 1982, dans la nuit du musée du Louvre, une triplette de surveillance traque une ombre qui s'en prend à des livres mondialement connus. Ombre et lumière s'affrontent tous les soirs. Au fil des nuits, le roman prend inévitablement la dimension d'un huis clos de plus en plus tendu, prenant, entièrement livré au suspense... Fort heureusement, les deux hommes et la jeune femme qui constituent cette équipe vont réussir à allier détermination et compétence, tout en conservant un humour véritablement rafraîchissantPierre Zylawski était au salon du livre de Téteghem.

 Cécile VERHAEGHE     

  La femme du Ve  de Douglas KENNEDY

 Quand il débarque à Paris par un froid matin d'hiver, Harry Ricks est au fond du trou. Une récente série de désastres personnels l'ont poussé à quitter précipitamment les États-Unis et la Ville lumière est sa dernière chance de refaire sa vie. Hélas ! La réalité est bien loin des cartes postales. Fauché, échoué au fin fond du Xe arrondissement, logé dans une chambre de bonne crasseuse du Faubourg-Saint-Martin, notre Américain à Paris a bien du mal à joindre les deux bouts entre un boulot minable et l'hostilité des habitants du quartier. C'est alors qu'il fait la connaissance de Margit, une belle et mystérieuse hongroise. Bientôt, Harry succombe à une passion dévorante pour cette femme sensuelle et plus âgée, à qui il ne tarde pas à raconter tous ses secrets. Sa vie va soudain prendre une tournure inattendue...

A aimé, mais préfère Bussi :

 N'oublier jamais  de Michel Bussi

À Yport, parti courir sur la plus haute falaise d'Europe, Jamal a d'abord remarqué l'écharpe, rouge, accrochée à une clôture. Puis la femme, incroyablement belle, la robe déchirée, le dos face au vide, les yeux rivés aux siens. Jamal lui tend l'écharpe comme on tend une bouée. Quelques secondes plus tard, sur les galets glacés de la plage déserte, gît le corps inerte de l'inconnue. À son cou, l'écharpe rouge. Tout le monde pense qu'il l'a poussée. Il voulait simplement la sauver. C'est la version de Jamal. Le croyez-vous ? " Avec son habileté de mécano, le romancier fait mouche. " Marianne Payot – L'Express

 Dites aux loups que je suis chez moi  de Carol Rifka Brunt

 Nous sommes au milieu des années 1980, aux Etats-Unis. June est une adolescente taciturne, écrasée par une sœur aînée histrionique et des parents aussi absents qu'ennuyeux. Depuis sa banlieue triste du New Jersey, elle rêve d'art et de son oncle Finn, un peintre new-yorkais reconnu. Mais Finn est très affaibli et meurt bientôt de cette maladie qu'on n'évoque qu'à demi-mot, le sida. Inconsolable, la jeune fille se lie d'amitié avec un homme étrange, Toby, qui se présente comme l'ami de Finn. Confrontée à l'incompréhension de son entourage, et à la réalité d'une maladie encore honteuse, June va brusquement basculer dans le monde des adultes et son hypocrisie. Roman d'apprentissage bouleversant, chronique des années sida vues par les yeux d'une adolescente, Dites aux loups que je suis chez moi révèle un auteur à la plume sensible et puissante.

 Le gaucher boiteux - Figures de la pensée  de Michel Serres, que Jean-Pierre Bocquet avait présenté le 15 octobre dernier.

  Le silence du mal (Mira)  de Erica Spindler

 De retour à Cypress Springs après des années d’absence, Avery Chauvin veut comprendre les raisons qui ont poussé son père, cet homme si attaché à la vie, à s’immoler par le feu. La police a conclu à un suicide, mais la jeune journaliste, elle, ne peut s’empêcher de s’interroger. Et ses doutes s’accentuent lorsqu’elle prend conscience du climat inquiétant qui règne au sein de la petite communauté. Disparitions mystérieuses et accidents mortels semblent en effet se multiplier depuis quelque temps. Pire, une femme est bientôt découverte assassinée, le corps atrocement mutilé. Pour Avery, l’horreur ne fait que commencer, et ce malgré sa joie de retrouver ses amis d’enfance, y compris celui qu’elle a aimé adolescente. Car très vite, elle s’aperçoit que derrière l’image idyllique renvoyée par la ville se cache une réalité terrifiante, un esprit machiavélique engagé dans une croisade criminelle, et que rien ne semble pouvoir arrêter…

Polar qui tient en haleine jusqu’à la fin.

 

Josette ZIELEMAN

 

 Mon chemin de Compostelle : Un voyage de l'esprit  de Shirley MacLaine

 " Le chemin et son énergie te procureront ce dont tu auras besoin. Ils te diront quoi jeter - en conséquence, tu deviendras modeste. Tu sauras que ton corps est un temple et non une prison. Tu découvriras ton essence. "
Obéissant à de curieuses lettres anonymes, Shirley MacLaine, la célèbre actrice américaine, décide de faire le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Trouvera-t-elle un sens à sa vie, comme l'affirment les pèlerins, parfois illustres, qui sont revenus transformés de leur voyage ? Armée d'un unique sac à dos, elle va parcourir à pied les huit cents kilomètres qui séparent les Pyrénées de la cathédrale Santiago de Compostela en Espagne. Au cours de cet incroyable périple, Shirley MacLaine va être projetée dans une autre réalité où des visions et des intuitions lui permettront de décoder les secrets des civilisations anciennes et les défis de notre monde actuel.

Josette a beaucoup aimé sa sincérité, l’aspect humain.

    Elle & Lui   de Marc Levy

N’a pas aimé du tout dit que c’est du «  foutage de gueule », et «  quelle honte ! » « quatre  pages de SMS ! »... sans autre commentaire !

Anny BOCQUET  

 J'ai épousé un inconnu  de Patricia MacDonald

  Ils sont jeunes mariés. Bientôt un enfant. Le bonheur parfait. Pour leur lune de miel, Emma et David ont choisi une simple cabane dans la forêt. Mais l'escapade amoureuse vire à la tragédie. Attaquée par un homme masqué armé d'une hache, Emma est secourue par un chasseur, qui est tué par le criminel. Pour la police, aucun doute : David est le suspect numéro 1. Et les preuves s'accumulent : son étrange refus de coopérer, son absence inexpliquée au moment des faits, la fortune de la jeune femme dont il hériterait... Le doute, ravageur, s'immisce alors dans l'esprit d'Emma. Connaît-elle vraiment l'homme qu'elle a épousé ?

Suspense garanti, angoisse, jusqu’au bout.

 

Josiane LUCIANI

A lu  Ma mère du Nord, de Jean-Louis Fournier, dont Annie Larangé a déjà parlé la dernière fois.

 La dernière leçon   de Noëlle Châtelet

 Très léger sur un sujet pourtant très lourd.

Madeleine, 92 ans, décide de fixer la date et les conditions de sa disparition. En l'annonçant à sa fille Diane, et à son fils Pierre, elle veut les préparer aussi doucement que possible à sa future absence. Mais pour ses enfants, c'est le choc, et les conflits commencent. Jusqu'à la fin Madeleine gardera comme ligne de conduite la dignité, l'humour et la passion de la vie, pour leur donner à tous, et en particulier à Diane, une émouvante "dernière leçon".

 Le Fils maudit  de Françoise Bourdon

Le Luberon, 1868. Lorenzo ne supporte plus les humiliations de son père, un charbonnier originaire du Piémont, et décide de partir à l'aventure sur les routes de France. Quand il revient au pays, plusieurs années après, sa mère est décédée et sa petite sœur a disparu. Plus vindicatif que jamais, son père le traite publiquement de bâtard le jour de son mariage et lui donne une malédiction... Une nouvelle errance commence pour le jeune homme qui s’estime déshonoré. Épris de justice et de liberté, c'est après bien des combats et des drames que Lorenzo reviendra dans la région de son enfance. À Roussillon, capitale de l'ocre, son destin croisera celui de Virginie, une institutrice émancipée. Et jamais l'espoir de découvrir le secret de ses origines ne le quittera. Un roman tissé de destinées tourmentées, de blessures inguérissables, d’espérances jamais brisées, qui nous transporte dans une Provence illuminée de soleil et de couleurs.

 Annie LARANGÉ  

  Un paradis trompeur  de Henning Mankell

Bien !

Dans l'espoir d'une vie meilleure, en 1904, Hanna quitte sa Suède natale et embarque comme cuisinière à bord d'un navire en direction de l'Australie. Ecœurée par la vie en mer, elle abandonne l'équipage lors d'une escale en Afrique et se retrouve propulsée à la tête d'une des plus grandes maison-closes du Mozambique. Dans cette société coloniale régie par la suprématie machiste, elle tente de garder la tête haute et entreprend de se battre pour améliorer le statut des prostituées.

 La faiseuse d'anges  de Camilla Läckberg

2 histoires en parallèle.

Pâques 1974. Sur l'île de Valö, aux abords de Fjällbacka, une famille disparaît sans laisser de traces. La table du dîner est soigneusement dressée, mais tous se sont volatilisés, à l'exception de la fillette d'un an et demi, Ebba. Sont-ils victimes d'un crime ou sont-ils tous partis de leur plein gré ? L'énigme ne sera jamais résolue. Des années plus tard, Ebba revient sur l'île et s'installe dans la maison familiale avec son mari. Les vieux secrets de la propriété ne vont pas tarder à ressurgir...

 Innocent  de Gérard Depardieu

 Je revendique complètement ma connerie et mes dérapages. Parce qu'il y a là quelque chose de vrai. Et si on ne dérape jamais, c'est souvent qu'on est un peu con. Je ne maîtrise rien, je ne fais que suivre, et parfois supporter mon amour de la vie et des autres. Un amour qui, comme disait François Truffaut, est à la fois une joie et une souffrance. Je ne cherche pas à être un saint. Je ne suis pas contre, mais être un saint, c'est dur. La vie d'un saint est chiante. Je préfère être ce que je suis. Continuer à être ce que je suis. Un innocent.

« Surprenant », dit Annie.

Mes contes de Perrault, de Tahar Ben Jelloun dont Anny avait parlé.

 

 Les Passants de Lisbonne  de Philippe BESSON

Petit roman pudique, note optimiste.

" On ne renonce jamais vraiment, on a besoin de croire que tout n'est pas perdu, on se rattache à un fil, même le plus ténu, même le plus fragile. On se répète que l'autre va finir par revenir. On l'attend. On se déteste d'attendre mais c'est moins pénible que l'abandon, que la résignation totale. Voilà : on attend quelqu'un qui ne reviendra probablement pas. "

Hélène a vu en direct à la télévision les images d'un tremblement de terre dévastateur dans une ville lointaine ;  son mari séjournait là-bas, à ce moment précis.

Mathieu, quant à lui, a trouvé un jour dans un appartement vide une lettre de rupture.
Ces deux-là, qui ne se connaissent pas, vont se rencontrer par hasard à Lisbonne. Et se parler.
Une seule question les taraude : comment affronter la disparition de l'être aimé ? Et le manque ?
Au fil de leurs déambulations dans cette ville mélancolique, dont la fameuse saudade imprègne chacune des ruelles tortueuses, ne cherchent-ils pas à panser leurs blessures et à s'intéresser, de nouveau, aux vivants ?

 L'arbre du pays Toraja  de Philippe Claudel  

 « Qu'est-ce que c'est les vivants ? À première vue, tout n'est qu'évidence. Être avec les vivants. Être dans la vie. Mais qu'est-ce que cela signifie, profondément, être vivant ? Quand je respire et marche, quand je mange, quand je rêve, suis-je pleinement vivant ? Quand je sens la chaleur douce d'Elena, suis-je davantage vivant ? Quel est le plus haut degré du vivant ? »

Un cinéaste au mitan de sa vie perd son meilleur ami et réfléchit sur la part que la mort occupe dans notre existence. Entre deux femmes magnifiques, entre le présent et le passé, dans la mémoire des visages aimés et la lumière des rencontres inattendues, L'Arbre du pays Toraja célèbre les promesses de la vie.

 

Brigitte CAPP 

  BD  UN PETIT LIVRE OUBLIE SUR UN BANC T1   de Mig et Jim

"Certains livres peuvent changer une vie..."

Camélia est assise sur un banc. À côté d'elle, un livre est posé là, abandonné. Elle le feuilleté. Dedans, un mot de la main d'un inconnu l'invite à l'emporter...

Chez elle, Camélia découvre que certains mots sont entourés ici et là, et que ces mots forment des phrases... L'inconnu dit s'ennuyer dans sa vie de tous les jours et rêve d'une vie amoureuse forte et bouleversante, comme on en lit seulement dans les romans. "Mais combien sommes-nous à rêver d'une vie romanesque ?".
Camélia entoure six mots en réponse : "nous" "sommes" "deux", "vous" "et" "moi"... Et elle retourne déposer le petit livre tout là-bas, sur un banc...

À l'heure des textos et du livre numérique, "En petit livre oublié sur un banc" est une histoire pleine de charme entre deux amoureux des livres... Une liaison épistolaire tendre et attachante, à contrecourant du flot numérique actuel...

T 2

Camélia et un inconnu vont se laisser des messages par petit livre interposé. Jusqu'à ce que Camélia découvre qu'elle n'est pas la seule en possession d'un petit livre oublié sur un banc.

 Le dernier Lapon  de Olivier Truc

Kautokeino, Laponie centrale, 10 janvier. Nuit polaire, froid glacial. Demain le soleil, disparu depuis 40 jours, va renaître. Demain entre 11h14 et 11h41, Klemet va redevenir un homme, avec une ombre. Demain le centre culturel va exposer un tambour de chaman légué par un compagnon de Paul-Émile Victor.
Mais dans la nuit, le tambour est volé. Les soupçons iront des fondamentalistes protestants aux indépendantistes sami. La mort d'un éleveur de rennes n'arrange rien à l'affaire. La Laponie, si tranquille en apparence, va se révéler terre de conflits, de colères et de mystères. Klemet, le Lapon, et sa jeune coéquipière Nina, enquêteurs de la police des rennes, se lancent dans une enquête déroutante.

  Le liseur du 6 h 27  de Jean-Paul Didierlaurent  

 «Voilà, on voulait vous dire, on aime bien ce que vous faites. Ça nous fait drôlement du bien. Ca va bientôt faire un an que Josette et moi, on vient vous écouter tous les lundis et jeudis matin.» Sur le chemin du travail, (Guylain travaille dans une entreprise où l’on pilonne les livres) Guylain lit aux passagers du RER de 6 h 27 quelques pages rescapées de ces livres voués à la destruction. Ce curieux passe-temps , son plaisir, va l'amener à faire la connaissance de personnages hauts en couleur qui cherchent, eux aussi, à réinventer leur vie. Un concentré de bonne humeur, plein de tendresse et d'humanité.

Un régal !

  Le Livre des Baltimore  de Joël Dicker

A aimé le début, puis moins…

 Jusqu’ au jour du Drame, il y avait deux familles Goldman. Les Goldman-de-Baltimore et les Goldman-de-Montclair.
Les Goldman-de-Montclair, dont est issu Marcus Goldman, l’auteur de La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert, sont une famille de la classe moyenne, habitant une petite maison à Montclair, dans le New Jersey.
Les Goldman-de-Baltimore sont une famille prospère à qui tout sourit, vivant dans une luxueuse maison d’une banlieue riche de Baltimore, à qui Marcus vouait une admiration sans borne.
Huit ans après le Drame, c’est l’histoire de sa famille que Marcus Goldman décide cette fois de raconter, lorsqu’ en février 2012, il quitte l’hiver new-yorkais pour la chaleur tropicale de Boca Raton, en Floride, où il vient s’atteler à son prochain roman.

Une question qui hante Marcus : qu’est-il vraiment arrivé aux Goldman-de-Baltimore ?

 

Jean-Pierre BOCQUET 

  Perfidia  de James Ellroy

Perfidia inaugure le second Quatuor de Los Angeles, prélude au premier, encore plus ambitieux et qui reprend ses personnages devenus célébrissimes à l'époque de leur jeunesse. « C'est mon roman le plus ample, le plus détaillé sur le plan historique, le plus accessible sur le plan stylistique, et aussi le plus intime. Plaintif, mélancolique, il plonge dans la trahison morale de l'Amérique au début de la Seconde Guerre mondiale, avec l'internement de ses citoyens d'origine japonaise. Une histoire épique et populaire de Los Angeles en décembre 1941. Ce sera du jamais-vu », promet Ellroy.

 Description sans concession de la société américaine avant la 2è guerre mondiale. (Anti Japonais, anti Chinois, anti communistes…mais qui couvraient les nazis.)

Prochaine réunion le jeudi 6 avril  2016   à 14heures.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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05 janvier 2016

"Les mots s'en mêlent" réunion du 3 décembre 2015

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Les mots s’en mêlent : Réunion du jeudi 3 décembre 2015

 

Réunion n°16 de notre club.

 

Jeanne PEHOURTICQ      

 2084, de Boualem Sansal

Auteur algérien, a écrit son premier roman à 50ans.

Grand Prix du roman de l'Académie française 2015.

Boualem Sansal , né en 1949, vit à Boumerdès, près d'Alger. Il a fait des études d'ingénieur et un doctorat en économie. Il était haut fonctionnaire au ministère de l'Industrie algérien jusqu'en 2003. Il a été limogé en raison de ses écrits et de ses prises de position. Son premier roman,"Le serment des barbares", a reçu le prix du premier Roman et le prix Tropiques 1999. Son livre Poste restante, une lettre ouverte à ses compatriotes, est resté censuré dans son pays. Après la sortie de ce pamphlet, il est menacé et insulté mais décide de rester en Algérie. Un autre de ses ouvrages, Petit éloge de la mémoire est un récit épique de l'épopée berbère.

Il fait le parallèle entre islamisme et nazisme. Lecture pas toujours facile, écriture assez philosophique.

L’action se passe dans un pays imaginaire. Catastrophe mondiale, il faut maintenir la peur, l’ordre à tout prix ; pèlerinage obligatoire sous peine de châtiments publics. Le héros ne se rebelle pas contre le régime, il veut s’exiler, mais la frontière n’existe pas. Il veut retrouver le réel.

Présentation de l'éditeur

L'Abistan, immense empire, tire son nom du prophète Abi, «délégué» de Yölah sur terre. Son système est fondé sur l'amnésie et la soumission au dieu unique. Toute pensée personnelle est bannie, un système de surveillance omniprésent permet de connaître les idées et les actes déviants. Officiellement, le peuple unanime vit dans le bonheur de la foi sans questions. Le personnage central, Ati, met en doute les certitudes imposées. Il se lance dans une enquête sur l'existence d'un peuple de renégats, qui vit dans des ghettos, sans le recours de la religion. Boualem Sansal s'est imposé comme une des voix majeures de la littérature contemporaine. Au fil d'un récit débridé, plein d'innocence goguenarde, d'inventions cocasses ou inquiétantes, il s'inscrit dans la filiation d'Orwell pour brocarder les dérives et l'hypocrisie du radicalisme religieux qui menace les démocraties.

 

 

Anne-Marie ANDRIEUX      

     Bleu gentiane, de Madeleine Mansiet-Berthaud

Saga familiale en pays franc-comtois, au 19ès. On s’occupe de la famille…

Fin XIX e en Franche-Comté. Clovis, propriétaire fermier aisé, est à ses heures "bricottier", petit contrebandier. Cette nuit-là, il a tenté un coup risqué : une cordée de trois avec du bétail vivant sur le dos sur les fameuses " échelles de la mort ". Surprise par deux douaniers, la cordée s'écrase au pied de la falaise... Gentiane, sa veuve, doit désormais porter sur ses épaules la responsabilité d'une vaste ferme, aidée seulement par la douce et chenue Mamélie. L'arrivée de Gildas, paysan expérimenté, est saluée avec enthousiasme par l'aïeule. Beaucoup moins par Gentiane : il fut son premier fiancé, éconduit, et il pratique lui aussi la contrebande. Pourtant cette présence masculine lui devient indispensable. D'autant que des lettres anonymes inquiétantes lui parviennent, accompagnées de bouquets de gentiane déposés sur le rebord de la fenêtre...

 

  Le pont du diable, de Daniel Dupuy.

Années 60, développement du tourisme dans les Cévennes, émancipation de la femme.

En 1987, Simon revient sur les lieux où vécut Manu, son cousin de la campagne qu'il admirait entre tous. Vingt-cinq ans plus tôt, le jeune Manu fait une impressionnante chute d'un pont. Il en sort vivant mais avec une jambe infirme. À force de courage et de volonté et en dépit des remontrances d'Adrien, son père cruel et taiseux, il accomplit son ambitieux projet de gîte rural et de culture de fraises. Les affrontements entre Adrien et Manu vont pourtant se transformer en drame familial jusqu'à ce que de vieilles histoires vécues sous l'Occupation refassent surface…

 

Sylvie BORNAIS           

Otages intimes, de Jeanne Benameur.

L’auteur a déjà écrit Profanes et Les demeurés.

Histoire d’un photographe de guerre pris en otage et qui va être libéré. Des flash-back,son voyage de retour, on voit ce qui se passe dans sa tête malgré sa libération… Dans son village natal, il retrouve des amis d’enfance. Il essaie de réapprendre à vivre, étant devenu un  « survivant ». Très beau livre.

Photographe de guerre, Etienne a toujours su aller au plus près du danger pour porter témoignage. En reportage dans une ville à feu et à sang, il est pris en otage. Quand enfin il est libéré, l'ampleur de ce qu'il lui reste à ré-apprivoiser le jette dans un nouveau vertige, une autre forme de péril. De retour au village de l'enfance, auprès de sa mère, il tente de reconstituer le cocon originel, un centre duquel il pourrait reprendre langue avec le monde. Au contact d'une nature sauvage, familière mais sans complaisance, il peut enfin se laisser retraverser par les images du chaos. Dans ce progressif apaisement, se reforme le trio de toujours. Il y a Enzo, le fils de l'Italien, l'ami taiseux qui travaille le bois et joue du violoncelle. Et Jofranka, l'ex petite fille abandonnée, avocate à La Haye, qui aide les femmes victimes de guerres à trouver le courage de témoigner. Ces trois-là se retrouvent autour des gestes suspendus du passé, dans l'urgence de la question cruciale : quelle est la part d'otage en chacun de nous ? De la fureur au silence, Jeanne Benameur habite la solitude de l'otage après la libération. Otages intimes trace les chemins de la liberté vraie, celle qu'on ne trouve qu'en atteignant l'intime de soi.

 

 

Marie SZCZEPANIAK 

     La Terre qui penche, de Carole Martinez.

Conte pour adultes, se passe au Moyen-Âge. Marie Bastien l’a lu également. Deux avis différents sur ce livre, à la fois cruel et poétique. «  Défense de la femme »

 

 

   Le peigne de Cléopâtre, de Maria Ernestam.

Mari, Anna et Fredrik, trois amis de longue date, ont monté une société au doux nom du Peigne de Cléopâtre. Leur créneau : résoudre les problèmes des gens. Chacun apporte ses compétences, qui en jardinage, qui en déco d'intérieur ou en comptabilité... et la PME se développe avec succès.

Chacun patauge quelque peu dans sa propre existence, en quête d'identité ou d'âme soeur, et trouve un réconfort non négligeable dans l'idée de venir en aide à autrui.

Jusqu'au jour où une vieille dame se présente avec une étrange requête : elle souhaite que Le peigne de Cléopâtre élimine son mari.
Difficile de résister à un filon qui promet d'être lucratif, et les candidats se bousculent bientôt au portillon.

Les oreilles de Buster. Même auteur.

Eva cultive ses rosiers. A cinquante-six ans, elle a une vie bien réglée qu’elle partage avec Sven. Quelques amies, des enfants, et une vieille dame acariâtre dont elle s’occupe. Pour se donner bonne conscience ? Le soir, lorsque Sven est couché, Eva se sert un verre de vin et écrit son journal intime. La nuit est propice aux souvenirs, aussi douloureux soient-ils. Peut-être aussi la cruauté est-elle plus douce lorsqu’on l’évoque dans l’atmosphère feutrée d’une maison endormie. Eva fut une petite fille traumatisée par sa mère, personnage fantasque et tyrannique, qui ne l’a jamais aimée et a toujours tout fait pour la ridiculiser. Très tôt, Eva s’était promis de se venger. Et elle l’a fait, avoue-t-elle d’emblée à son journal intime. Un délicieux mélange de candeur et de perversion, qui tient en haleine de bout en bout.

La maladroite,d’Alexandre Seurat.

Triste. Histoire d’une petite fille battue.

Inspiré par un fait divers récent, le meurtre d'une enfant de huit ans par ses parents, La maladroite recompose par la fiction les monologues des témoins impuissants de son martyre, membres de la famille, enseignants, médecins, services sociaux, gendarmes… Un premier roman d'une lecture bouleversante, interrogeant les responsabilités de chacun dans ces tragédies de la maltraitance.

Un bûcher sous la neige, de Susan Fletcher.

Très très beau ! En Ecosse, dans les Highlands, au 16è siècle. Livre sur la tolérance, l’acceptation des autres,

Au coeur de l'Ecosse du XVe siècle, Corrag, jeune fille accusée de sorcellerie, attend le bûcher. Dans le clair-obscur d'une prison putride, le révérend Charles Leslie, venu d'Irlande, l'interroge sur les massacres dont elle a été témoin. Mais, depuis sa geôle, la voix de Corrag s'élève au-dessus des légendes de sorcières et raconte les Highlands enneigés, les cascades où elle lave sa peau poussiéreuse. Jour après jour, la créature maudite s'efface. Et du coin de sa cellule émane une lumière, une grâce, qui vient semer le trouble dans l'esprit de Charles.

 

Josette ZIELEMAN  La bibliothèque des cœurs cabossés de Katarina Bivald

A beaucoup aimé. Tout commence par les lettres que s'envoient deux femmes très différentes : Sara Lindqvist, vingt-huit ans, petit rat de bibliothèque mal dans sa peau, vivant à Haninge en Suède, et Amy Harris, soixante-cinq ans, vieille dame cultivée et solitaire, de Broken Wheel, dans l'Iowa. Après deux ans d'échanges et de conseils à la fois sur la littérature et sur la vie, Sara décide de rendre visite à Amy. Mais, quand elle arrive là-bas, elle apprend avec stupeur qu'Amy est morte. Elle se retrouve seule et perdue dans cette étrange petite ville américaine.

Pour la première fois de sa vie, Sara se fait de vrais amis - et pas uniquement les personnages de ses romans préférés -, qui l'aident à monter une librairie avec tous les livres qu'Amy affectionnait tant. Ce sera pour Sara, et pour les habitants attachants et loufoques de Broken Wheel, une véritable renaissance.

Et lorsque son visa de trois mois expire, ses nouveaux amis ont une idée géniale et complètement folle pour la faire rester à Broken Wheel...

Katarina Bivald a grandi en travaillant à mi-temps dans une librairie. Aujourd'hui, elle vit près de Stockholm, en Suède, avec sa soeur et autant d'étagères à livres que possible. La Bibliothèque des coeurs cabossés est son premier roman.

 

 

 Passé imparfait de Julian Fellowes

On suppose que l’auteur a 60 ans . Ecrivain, il a un ami ultra riche qui va mourir et l’appelle. Ils font la liste des femmes qu’ils ont aimées ( 5) chaque chapitre correspond à une femme.

Ces jeunes de 20 ans portent en eux la morale et les traditions de leurs parents et l’envie de se libérer. Réflexions percutantes, intimes, géniales, dans lesquelles on se retrouve.

Voir la série «  Downtown Abbey

Une invitation de Damian Baxter ? Voilà qui est inattendu ! Cela fait près de quarante qu'ils sont fâchés ! Inséparables durant leurs études à Cambridge, leur indéfectible amitié s'est muée en une haine féroce, suite à de mystérieux événements survenus lors de vacances au Portugal en 1970. Après de déconcertantes retrouvailles, la révélation tombe : riche, à l'article de la mort, Damian charge le narrateur, sur la foi d'une lettre anonyme, de retrouver parmi ses ex-conquêtes – six jeunes filles huppées qu'ils fréquentaient alors – la mère de son enfant. Un voyage vers le passé plein de fantômes et de stupéfiantes révélations... Avec une verve élégante, le créateur de la série Downton Abbeysigne un portrait au vitriol de l'aristocratie anglaise bousculée par les sixties. " La vraie affaire de Fellowes, c'est le milieu qui l'a vu naître : l'aristocratie anglaise. (...)Un régal aux senteurs surannées, comme les Anglais en ont le secret. " Les Inrockuptibles Traduit de l'anglais (Angleterre) par Jean Szlamowicz

 

Cécile VERHAEGHE      Deux gouttes d’eau de Jacques Expert. (on en a déjà parlé)

 

Cauchemar, d’Erica Spindler.

Facile à lire, écriture fluide et agréable. C’est un thriller sur fond de harcèlement, de complot.

Dimanche 19 octobre 2003, Dallas, Texas. Jane Killian se réveille en sursaut, hantée par le même cauchemar obsédant, où elle revit l'accident dont elle a été victime quinze ans auparavant. Alors qu'elle se baignait dans un lac, un hors-bord l'a percutée, la laissant défigurée et à demi morte. Et si les miracles de la chirurgie réparatrice lui ont rendu un visage plus beau qu'auparavant, une question n'a cessé de la hanter : n'était-ce pas en réalité une tentative de meurtre maquillée en accident ? Aujourd'hui pourtant, Jane a tout pour être heureuse : artiste consacrée, riche héritière et épouse d'un chirurgien esthétique réputé, elle attend un enfant, et prépare le vernissage d'une exposition qui la rendra célèbre. Mais sa vie bascule de nouveau dans l'horreur lorsqu'une patiente de son mari est retrouvée morte, assassinée, et que lan est le suspect n°1. Mais il y a pire encore, lorsque Jane reçoit une lettre anonyme : "Je l'ai fait exprès. Pour t'entendre hurler. " Une lettre qui ne laisse aucun doute : le pilote du hors-bord est revenu pour terminer sa sinistre besogne...".

 

Boussole, de Mathias Enard.

Pas « grand public »… un malade attend son résultat d’analyse, nuit d’insomnie où il revit sa vie.

Insomniaque, sous le choc d'un diagnostic médical alarmant, Franz Ritter, musicologue viennois, fuit sa longue nuit solitaire dans les souvenirs d'une vie de voyages, d'étude et d'émerveillements. Inventaire amoureux de l'incroyable apport de l'Orient à la culture et à l'identité occidentales, Boussole est un roman mélancolique et enveloppant qui fouille la mémoire de siècles de dialogues et d'influences artistiques pour panser les plaies du présent. Après Zone, après Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants, après Rue des Voleurs… l'impressionnant parcours d'écrivain de Mathias Enard s'épanouit dans une magnifique déclaration d'amour à l'Orient.

 

Annie LARANGÉ   

 Ma mère du Nord, de Jean-Louis Fournier.

Il regrette de ne pas avoir dit à sa maman tout son amour quand elle était vivante.

« Petit, chaque fois que j’écrivais quelque chose ou faisais un dessin, j’avais besoin de le montrer à ma mère pour savoir si c’était bien.

Qu’est-ce qu’elle penserait aujourd’hui de ce que je suis en train d’écrire sur elle ?

Je suis inquiet. Elle doit en avoir assez qu’on parle de son mari alcoolique. Ne pas avoir envie qu’on parle d’elle, la discrète, la réservée, de ses maladies imaginaires, de sa tristesse.

Va-t-elle savoir lire entre les lignes, comprendre que ce livre est une déclaration d’amour ? Que j’essaie de me rattraper, moi qui ne lui ai jamais dit que je l’aimais, sauf dans les compliments de la fête des Mères dictés par la maîtresse.
Ce livre, je l’ai écrit pour la faire revivre.

Parce qu’elle me manque. »

 

  Les quatre saisons de l’été, de Grégoire Delacourt.

A beaucoup aimé (contrairement à Elisa Dalmasso)

Été 99, dont certains prétendent qu’il est le dernier avant la fin du monde.

Sur les longues plages du Touquet, les enfants crient parce que la mer est froide, les mères somnolent au soleil. Et partout, dans les dunes, les bars, les digues, des histoires d’amour qui éclosent. Enivrent. Et griffent. Quatre couples, à l’âge des quatre saisons d’une vie, se rencontrent, se croisent et s’influencent sans le savoir.

Ils ont 15, 35, 55 et 75 ans. Ils sont toutes nos histoires d’amour.

Marie Curie prend un amant, d’Irène Frain

Veuve depuis 5 ans, elle prend comme amant Paul Langevin qui a été l’élève de Pierre Curie.Puis, la petite fille de Marie Curie épouse le petit fils de Paul Langevin.

Le 4 novembre 1911, un journal parisien à grand tirage livre à l'opinion cette nouvelle extravagante : "Marie Curie a un amant." A l'époque, Pierre, son mari, le savant avec lequel elle a eu son premier prix Nobel en 1903, est mort depuis cinq ans. Mais Marie a le tort d'être femme, d'être célèbre, d'être une "étrangère" (elle est d'origine polonaise), d'être "juive" à en croire certains de ses pourfendeurs (ce qui n'est pas le cas). Comme le capitaine Dreyfus vingt ans plus tôt, il faut l'abattre. Et peu importe que la célèbre veuve, qui s'apprête à recevoir son deuxième prix Nobel, soit une icône de la science mondiale. Son amant, c'est Paul Langevin, ami d'Einstein, lui aussi savant d'exception, familier des Curie aux temps héroïques. Mais Paul est marié. Et l'adultère excite la presse à scandale. Pour percer le secret qui attacha si fort Marie Curie à cet homme, au risque d'y perdre sa réputation et d'y laisser la vie, Irène Frain a interrogé des lieux méconnus, des archives négligées, des photos oubliées. Et c'est une bouleversante et inédite histoire d'amour qu'elle nous donne à lire dans ce "thriller médiatique" d'une terrible modernité.

 

Le joueur d’échecs, d’après  Stéhan Zweig, de Thomas Humeau en BD

 

California dreamin’, autre BD

Tube musical des années 60… Ellen Cohen rêve de devenir chanteuse. Sa voix est incroyable, sa personnalité aussi excentrique qu'attachante, son besoin d'amour inextinguible. À l'aube des années 1960, elle quitte Baltimore pour échapper à son avenir de vendeuse de pastrami et tenter sa chance à New York.

 

 

Brigitte CAPP :    

 Le caveau de famille, de Katarina Mazetti

C’est la suite du « mec de la tombe d’à côté »

Désirée la bibliothécaire et Benny le paysan se sont rencontrés dans Le Mec de la tombe d'à côté. Elle dévore les livres comme les produits bio, lui élève des vaches et n'imagine pas qu'on puisse lire "de son plein gré". Leur histoire d'amour n'est donc pas simple, mais ils s'accordent trois essais pour avoir un enfant ensemble. Si ça ne marche pas, c'est terminé pour toujours. Sinon... La suite du best-seller bourré d'humour de Katarina Mazetti.

Chapitres en alternance, La Crevette/Béni

Comment ce couple va-t-il assumer le travail de la femme, le métier de bibliothécaire ?  L’auteur a été fermière en Suède. Dénonce le machisme dans la mentalité paysanne.

 

 Une part de ciel, de Claudie Gallay.

Carole raconte on séjour dans sa ville natale. Atmosphère, liens à renouer avec sa sœur…

Aux premiers jours de décembre, Carole regagne sa vallée natale, dans le massif de la Vanoise, où son père, Curtil, lui a donné rendez-vous. Elle retrouve son frère et sa soeur, restés depuis toujours dans le village de leur enfance. Garde forestier, Philippe rêve de baliser un sentier de randonnée suivant le chemin emprunté par Hannibal à travers les Alpes. Gaby, la plus jeune, vit dans un bungalow où elle attend son homme, en taule pour quelques mois, et élève une fille qui n'est pas la sienne. Dans le Val-des-Seuls, il y a aussi le vieux Sam, pourvoyeur de souvenirs, le beau Jean, la Baronne et ses chiens, le bar à Francky avec sa jolie serveuse... Dans le gîte qu'elle loue, à côté de la scierie, Carole se consacre à une traduction sur la vie de Christo, l'artiste qui voile les choses pour mieux les révéler. Les jours passent, qui pourraient lui permettre de renouer avec Philippe et Gaby un lien qui n'a rien d'évident : Gaby et Philippe se comprennent, se ressemblent ; Carole est celle qui est partie, celle qui se pose trop de questions. Entre eux, comme une ombre, cet incendie qui a naguère détruit leur maison d'enfance et définitivement abîmé les poumons de Gaby. Décembre s'écoule, le froid s'installe, la neige arrive... Curtil sera-t-il là pour Noël ?

Peut-être un peu long.

 

BD : Modigliani prince de la Bohème, de Laurent Seksik

Graphisme magnifique. Montparnasse, 1917. Les artistes vivent dans l'insouciance du lendemain. Le prince de cette bohème, Amedeo Modigliani, rêve de changer le monde à coup de pinceaux.

Mais le goût de l'opium et de l'absinthe, la passion pour les femmes, la folie de l'époque sont autant d'obstacles qu'il devra surmonter.
Une évocation frémissante et sensible du peintre Amedeo Modigliani, mort dans la misère au seuil de la gloire, à l'orée du XXe siècle.

 

 

Sylvie ROLAND    

      Hippocrate aux enfers, Michel Cymes.

 C'était là.

C'est là que tant de cobayes humains ont subi les sévices de ceux qui étaient appelés « docteurs », des docteurs que mes deux grands-pères, disparus dans ce sinistre camp, ont peut-être croisés.

Je suis à Auschwitz-Birkenau.

Là, devant ce bâtiment, mon cœur de médecin ne comprend pas. Comment peut-on vouloir épouser un métier dont le but ultime est de sauver des vies et donner la mort aussi cruellement ? Ils n'étaient pas tous fous, ces médecins de l'horreur, et pas tous incompétents.
Et les résultats de ces expériences qui ont été débattus, discutés par des experts lors du procès de Nuremberg ? Ont-ils servi ?
Quand la nécessité est devenue trop pressante, quand j'ai entendu trop de voix dire, de plus en plus fort, que ces expériences avaient peut-être permis des avancées scientifiques, j'ai ressorti toute ma documentation et je me suis mis à écrire.
M. C.

 

Comme un chant d’Espérance, de Jean D’Ormesson

Pose la question de croire ou ne pas croire en Dieu…

" Il y a quatorze milliards d'années, une explosion se produit. En naissent les étoiles, les galaxies, le Soleil et la Lune, la Terre, la guerre du feu, l'acropole d'Athènes, la Grande Muraille de Chine, les Confessions de saint Augustin, Le Songe de sainte Ursule par Carpaccio et Le Songe de Constantin par Piero Della Francesca, La Cantate du café de Bach et La Vie parisienne d'Offenbach. J'écris ces mots. Et vous les lisez. Le monde s'est mis en marche. Que s'est-il donc passé ? " Jean d'Ormesson tente avec gaieté de percer le mystère du rien, c'est-à-dire du tout. Ravissements et surprises sont au rendez-vous de son épatante entreprise.

 

Même les politiques ont un père, d’Emilie Lanez

« Marrant »

Père manquant ou père trop présent, défié, chéri ou renié : de quel père Manuel Valls, François Hollande, Marine Le Pen, Jean-François Copé, François Bayrou, Ségolène Royal, Arnaud Montebourg, Najat Vallaud-Belkacem, Nicolas Sarkozy, Pierre Moscovici, François Baroin ou Marisol Touraine sont-ils les enfants ? Et ces pères, auprès desquels ils ont fourbi leur exceptionnelle ambition, qu’ont-ils transmis pour que leur progéniture fasse montre d’une telle voracité ?

Émilie Lanez a reçu, au cours de son enquête, beaucoup de confidences, parfois très inattendues, de personnalités politiques pourtant habituellement secrètes. Ces récits, croisés à ceux de leurs parents, de leur fratrie et de leurs proches, sont inédits. On y comprend combien tous, sans exception, demeurent prisonniers de leur histoire familiale.

 

Passagère du silence, de Fabienne Verdier

Partie en Chine communiste pour apprendre la calligraphie avec les grands maîtres chinois.

Tout quitter du jour au lendemain pour aller chercher, seule, au fin fond de la Chine communiste, les secrets oubliés de l'art antique chinois, était-ce bien raisonnable ? Fabienne Verdier ne s'est pas posé la question : en ce début des années 1980, la jeune et brillante étudiante des Beaux-Arts est comme aimantée par le désir d'apprendre cet art pictural et calligraphique dévasté par la Révolution culturelle. Et lorsque, étrangère et perdue dans la province du Sichuan, elle se retrouve dans une école artistique régie par le Parti, elle est déterminée à affronter tous les obstacles : la langue et la méfiance des Chinois, mais aussi l'insupportable promiscuité, la misère et la saleté ambiantes, la maladie et le système inquisitorial de l'administration... Dans un oubli total de l'Occident, elle devient l'élève de très grands artistes méprisés et marginalisés qui l'initient aux secrets et aux codes d'un enseignement millénaire. De cette expérience unique sont nés un vrai récit d'aventures et une œuvre personnelle fascinante, qui marie l'inspiration orientale à l'art contemporain, et dont témoigne son extraordinaire livre d'art L'Unique Trait de pinceau (Albin Michel).

Voyage initiatique. Surprenant.

 

Ce que savait Jennie, de Gérard Mordillat

Etretat.

À vingt-trois ans, Jennie a connu de nombreux drames familiaux dont l’éclatement de sa fratrie. Elle n'a désormais qu'un seul but : réunir ses frères et sœurs dispersés dans des foyers et familles d'accueil afin de les emmener voir la mer en Bretagne. Dans cette quête à travers la France, Jennie va faire la rencontre de Quincy, un acteur également animé d'une volonté sans faille : venger le suicide de sa mère. Unis face au pire et mus par une détermination farouche, ces amants tragiques mettront tout en œuvre pour parvenir à leurs fins. L’auteur des Vivants et des Morts livre un roman incisif, porté par une héroïne bouleversante, avide de justice.

Mordillat a la verve épique, hugolienne, il aime les misérables d’aujourd’hui. Fabienne Pascaud, Télérama.

L’histoire est aussi violente qu’un Steinbeck et aussi rythmée que La Fureur de vivre. Elle se lit d’une traite comme un roman noir. Bertrand Rothé, Marianne.

 

D’après une histoire vraie, de Delphine De Vigan

On en a déjà parlé.

Suit une conversation animée sur les femmes, mères, le déni de grossesse…

 

 

Élisa DALMASSO :     Un cheval entre dans un bar, de David Grossman

Ecrivain pas toujours bien vu dans son pays. Le titre vient d’une blague juive dont on ne connaît pas la fin

One man show d’un homme que le public applaudit, hue, mais aussi rit. Tout à coup, le spectacle dérape et il se met à dévoiler sur scène toutes les déchirures de son existence.

Sur la scène d'un club miteux, dans la petite ville côtière de Netanya en Israël, le comique Dovale G. distille ses plaisanteries salaces, interpelle le public, s'en fait le complice pour le martyriser l'instant d'après. Dans le fond de la salle est assis un homme qu'il a convié à son one man show - ils se sont connus à l'école -, le juge Avishaï Lazar, retraité et veuf inconsolable. Il écoute avec répugnance le délire verbal de l'humoriste. Mais peu à peu le discours part en vrille et se délite sous les yeux des spectateurs médusés. Car ce soir-là Dovale met à nu la déchirure de son existence lorsque adolescent, alors à Gadna (camp de préparation militaire parascolaire) avec son ami Avishaï, on l'avait informé de la mort d'un de ses parents sans lui préciser lequel. Et jusqu'à l'enterrement, Dovale s'était trouvé devant ce choix terrible : de qui - mère ou père - "souhaitait-il" la mort ? Avishai, par lâcheté, lui avait tourné le dos alors que Dovale avait eu besoin de son soutien. Le juge comprend où Dovale veut en venir avec ce spectacle. Il ressent soudain l'envie d'écrire. Il noircit de notes les serviettes qu'il a sous la main. Trahison de l'amour, trahison de l'amitié ? Règlement de comptes ? Pourtant, à la fin du spectacle, entre le juge et l'humoriste, un début de rédemption s'ébauche.

 

Une femme fuyant l’annonce, du même auteur.

 

 Prochaine réunion le jeudi 4 février 2016   à 14heures.

 

 

 

 

 

 

 

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12 novembre 2015

"Les mots s'en mêlent", réunion du 15 octobre

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Les mots s’en mêlent : Réunion du jeudi 15 octobre 2015

 

Réunion n°15 de notre club.

Sont excusées ou absentes: Annie Petit, Marie Szczepaniak, Josette Zieleman.

Compte-rendu du salon : fréquentation comparable à l’an dernier, auteurs et libraire contents. On nous souligne la bonne ambiance et l’accueil chaleureux. Reconduction en 2016, le 2è dimanche d’octobre.

Brigitte CAPP :

Nous présente 3 polars, très différents,

Juste une Ombre, de Karine Giebel.

Une jeune femme assez ambitieuse est épiée et harcelée par une ombre en noir qui vient la nuit, remplit son frigo… écriture incisive, fin originale, très intelligemment orchestrée, livre qu’on ne lâche pas.

Présentation de l'éditeur

Tu te croyais forte. Invincible. Installée sur ton piédestal, tu imaginais pouvoir régenter le monde. Tu manipules ? Tu deviendras une proie. Tu domines ? Tu deviendras une esclave. Tu mènes une vie normale, banale, plutôt enviable. Tu as su t'imposer dans ce monde, y trouver ta place. Et puis un jour... Un jour, tu te retournes et tu vois une ombre derrière toi. À partir de ce jour-là, elle te poursuit. Sans relâche. Juste une ombre. Sans visage, sans nom, sans mobile déclaré. On te suit dans la rue, on ouvre ton courrier, on ferme tes fenêtres. On t'observe jusque dans les moments les plus intimes. Les flics te conseillent d'aller consulter un psychiatre. Tes amis s'écartent de toi. Personne ne te comprend, personne ne peut t'aider. Tu es seule. Et l'ombre est toujours là. Dans ta vie, dans ton dos. Ou seulement dans ta tête ? Le temps que tu comprennes, il sera peut-être trop tard...

Après la guerre, d’Hervé Le Corre

Plutôt série noire, pas très gai, mais très bien écrit, style alerte. On sent que c’est un homme qui écrit.

Présentation de l'éditeur

Bordeaux dans les années cinquante. Une ville qui porte encore les stigmates de la Seconde Guerre mondiale et où rôde la silhouette effrayante du commissaire Darlac, un flic pourri qui a fait son beurre pendant l'Occupation et n'a pas hésité à collaborer avec les nazis. Pourtant, déjà, un nouveau conflit qui ne dit pas son nom a commencé ; de jeunes appelés partent pour l'Algérie. Daniel sait que c'est le sort qui l'attend. Il a perdu ses parents dans les camps et, recueilli par un couple, il devient apprenti mécanicien. Un jour, un inconnu vient faire réparer sa moto au garage où il travaille. L'homme n'est pas à Bordeaux par hasard. Sa présence va déclencher une onde de choc mortelle dans toute la ville, tandis qu'en Algérie d'autres crimes sont commis...

Ce roman a été classé meilleur polar de l'année par le magazine Lire (2014)

 

La maison des absents, de Tana French

Irlande actuelle ; la crise, une jeune couple retrouvé assassiné…

Présentation 

A la Criminelle, l'as des enquêtes de haute volée, c'est moi. Inspecteur Kennedy, pour vous servir. En ce moment, je suis sur un gros coup à Broken Harbour, ce village de damnés au bord de la mer d'Irlande. Rien que des chantiers à l'abandon, et une maison-forteresse. A l'intérieur, une famille décimée, des caméras partout et des murs percés de trous. Pourquoi ? Ce lotissement fantôme m'obsède.

 

Et aussi…

Le bouquin des méchancetés et autres traits d’esprit, de François Xavier Testu, Philippe Alexandre (Préface)

On rit !

Présentation de l'éditeur

La méchanceté est un art à la condition d'être drôle et inspirée. Préfacé par un maître du genre, Philippe Alexandre, cet ouvrage offre le florilège le plus complet et jubilatoire qui soit des traits d'esprit, saillies, épigrammes et autres " vacheries " qui ont jalonné l'histoire littéraire, mondaine et politique de l'Antiquité à nos jours. Certaines époques et certains milieux se sont particulièrement illustrés dans cet exercice Le répertoire rassemblé et présenté par François Xavier Testu fourmille de mots, de formules souvent hilarantes et toujours assassines, qui constituent autant de trouvailles irrésistibles. On les lira avec la même délectation qui a animé les meilleurs esprits de leur temps.

Biographie de l'auteur

François Xavier Testu, agrégé des facultés de droit, professeur à l'université François-Rabelais de Tours, est avocat associé à la cour.

 

Sylvie ROLAND

Les lames, de Mo Hayder

 

Mère courage, mère carnage ? Depuis qu’une adolescente des environs a été retrouvée assassinée, la ville de Bath est en proie à la panique. Sally ne peut s’empêcher de trembler pour sa fille de quinze ans, Millie, qu’elle élève seule. Car la jeune fille est en danger. Elle subit le chantage d’un dealer qui lui réclame une somme faramineuse. Pour l’aider à rembourser sa dette, Sally, jusqu’alors femme au foyer, accepte de devenir la gouvernante d’un homme richissime à la tête d’un empire pornographique. C’est pour elle le début d’une descente aux enfers dans laquelle sa sœur Zoe, inspecteur de police à Bath, avec qui elle n’est plus en contact depuis des années, s’apprête à la rejoindre…

L’a aimé pour sa chute.

 

Mon chien stupide, de John Fante

 

Un énorme chien à tête d'ours, obsédé et très mal élevé, débarque un soir dans la famille en crise d'Henry J. Molise, auteur quinquagénaire raté et désabusé. Dans leur coquette banlieue californienne de Point Dume, ce monstre attachant s'apprête à semer un innommable chaos. Un joyau d'humour loufoque et de provocation ravageuse.

 " C'est à la fois drôle, ironique, tragique, bouleversant et merveilleusement écrit. À lire de toute urgence. " Pierre Roudil, Figaro Magazine Traduit de l'anglais (États-Unis) par Brice Matthieussent

 

Quelques-uns des cent regrets, de Philippe Claudel.

 

Un homme retourne dans son village pour enterrer sa mère qu’il n’a pas vue depuis 16 ans. On devinela fin plus qu’elle n’est dite.

" Elle portait des cheveux un peu plus longs que par le passé. Sa blondeur s'était mêlée d'argent. Son visage gardait la beauté simple qui en était la marque. A peine les rides l'avaient-elles tissé d'un mince réseau de blessures. Le temps s'était déposé en elle, avec sa fatigue et son poids, comme une poussière. Etaient-ce les années vécues sans la voir qui me faisaient la croire plus jeune qu'elle n'était en vérité ?

" A la mort de sa mère, le narrateur revient sur les lieux de son enfance, dans une petite ville du Nord inondée par la crue d'une rivière. Durant les trois jours qu'il passera là surgissent les figures disparues, celle de la mère bien sûr, jadis aimée plus que tout, et celle plus inquiétante du père absent dont la légende dit qu'il est mort dans une guerre lointaine. Roman poignant où, par petites touches, Philippe Claudel explore l'amour filial avec une extrême délicatesse et une surprenante réserve.

 

Blue book, d’Elise Fontenaille-N’Diaye

 

Il est une chose dont peu se souviennent, c’est que l’Allemagne fut une puissance colonisatrice. De 1883 à 1916, elle occupa ce qu’on appelait alors le Sud-Ouest africain, l’actuelle Namibie. Il en est une autre que beaucoup ignorent, c’est que cette colonie fut le théâtre du premier génocide du XXe siècle. Un génocide oublié, occulté même, car le premier rapport officiel – le fameux Blue Book – sur le massacre des Hereros et des Namas fut soustrait à la connaissance du public en 1926.

Élise Fontenaille-N’Diaye, alors qu’elle enquêtait sur son aïeul, le général Mangin, a retrouvé ce rapport disparu. Dès lors, elle se devait de raconter.

Si ce livre vise à ranimer le souvenir de cette sombre page de l’histoire du colonialisme, il ne se veut pas un ouvrage de spécialiste. L’auteur y donne son point de vue d’écrivain, son point de vue personnel.

Quelque part entre le désert du Kalahari et la presqu’île de Shark Island, au large de Lüderitz, s’est déroulée une macabre répétition générale, préfiguration des exterminations à venir.

Tout y est, qui sera repris à l’avènement d’Hitler.

Annie LARANGÉ  

 

Oui ! De Margaux Motin et Pacco

101 questions à se poser avant de se marier. On rit !

 

Caché dans la maison des fous, Didier Daeninckx

Page d’histoire.

«Elle s'était levée au moment où l'ambulance Ford manoeuvrait pour se garer sur la place, le faisceau des phares balayant la façade de grès. Elle était montée sur un banc pour apercevoir le médecin et le photographe qui se dirigeaient vers l'arrière du véhicule, leurs pas imprimés dans le tapis blanc qui déjà recouvrait le gravier. Une jeune femme en était sortie la première, le visage encadré par une épaisse chevelure noire, enveloppée dans une ample cape, puis un homme vêtu d'un pardessus croisé, les traits obscurcis par l'ombre portée de son chapeau, était apparu. Il s'était légèrement incliné pour allumer une cigarette, et la flamme vacillante avait éclairé un regard curieux, presque inquiet, celui que l'on promène sur ces endroits inconnus où l'on arrive sans les avoir choisis.» 1943 : asile de fous de Saint-Alban, en Lozère. Une jeune résistante, Denise Glaser, vient s'y cacher. Au même moment, Paul Eluard et sa compagne s'y réfugient. Didier Daeninckx nous entraîne à leurs côtés, dans une plongée vertigineuse aux confins de la «normalité», là où surgit l'art brut et où la parole des «fous» garantit celle des poètes.

 

 Héloïse, ouille ! de Jean Teulé

 

Bon moment de lecture, critique de la religion.

À la fin de sa vie, Abélard écrivait à Héloïse : " Tu sais à quelles abjections ma luxure d'alors a conduit nos corps au point qu'aucun respect de la décence ou de Dieu ne me retirait de ce bourbier et que quand, même si ce n'était pas très souvent, tu hésitais, tu tentais de me dissuader, je profitais de ta faiblesse et te contraignais à consentir par des coups. Car je t'étais lié par une appétence si ardente que je faisais passer bien avant Dieu les misérables voluptés si obscènes que j'aurais honte aujourd'hui de nommer. " Depuis quand ne peut-on pas nommer les choses ? Jean Teulé s'y emploie avec gourmandise.

 

 

Le dernier gardien s’Ellis Island, de Gaëlle Josse

 

New York, 3 novembre 1954. Dans cinq jours, le centre d'Ellis Island, passage obligé depuis 1892 pour les immigrants venus d'Europe, va fermer. John Mitchell, son directeur, officier du Bureau fédéral de l'immigration, resté seul dans ce lieu déserté, remonte le cours de sa vie en écrivant dans un journal les souvenirs qui le hantent : Liz, l'épouse aimée, et Nella, l'immigrante sarde porteuse d'un étrange passé.

Un moment de vérité où il fait l'expérience de ses défaillances et se sent coupable à la suite d'événements tragiques. Même s'il sait que l'homme n'est pas maître de son destin, il tente d'en saisir le sens jusqu'au vertige.

A travers ce récit résonne une histoire d'exil, de transgression, de passion amoureuse d'un homme face à ses choix les plus terribles

 

Ritchie, de Raphaëlle Bacqué

 

RICHIE. C’est ainsi que ses étudiants le surnommaient, scandant ce prénom, brandissant sa photo, comme s’il s’agissait d’une rock star ou d’un gourou. Le soir de sa mort énigmatique dans un hôtel de New-York, une foule de jeunes gens se retrouva, une bougie à la main, devant le temple de la nomenklatura française, Sciences Po. Quelques jours plus tard, le visage mélancolique de Richard Descoings couvrait la façade de l’église Saint-Sulpice. Sur le parvis, politiques,  grands patrons et professeurs défilèrent silencieusement, comme si l’on enterrait un roi secret. Au premier rang, l’épouse et le compagnon pleurèrent ensemble sa disparition.

Après des années d’enquête, Raphaëlle Bacqué nous livre ce destin balzacien : l’ascension vertigineuse au cœur de la vie politique française d’un fils de bonne famille, amateur de transgression. Un de ces hommes qui traversent leur temps et le transforment.

 

Voyage de noces avec ma mère, de Véronique Sels

 

Anne, fraîchement mariée à Raphaël, choisit la côte Ouest des États-Unis et une Ford Mustang rouge décapotable pour son voyage de noces. Joyeuses perspectives pour ce duo amoureux. Mais c’est sans compter sur sa mère, en plein divorce, qu’ils embarquent avec eux, n’ayant pas le cœur de la laisser seule avec son chagrin.

Commence alors un road trip burlesque, où les personnages, une jeune mariée enceinte à bout de nerfs, une mère dispersée autant qu’envahissante et un gendre – à première vue – idéal, règlent leurs comptes, se déclarent l’amour ou la guerre, et ne cessent d’interroger les liens qui les unissent les uns aux autres. Dans ce roman, savant mélange d’épisodes hilarants et émouvants, Véronique Sels aborde avec finesse des sujets complexes et universels tels que le couple, la famille ou la relation mère-fille.

 

 

Et encore    Manderley for ever, de Tatiana de Rosnay, et Michel Bussi :

 Maman a tort,  Un avion sans elle Maman a tort  

 

Marie BASTIEN

A choisi de nous lire un poème de Prévert qu’elle a beaucoup aimé ( sur la fidélité): La chanson du geôlier

Jean-Pierre BOCQUET intervient pour dire que 2 choses peuvent sauver le monde, les enfants et la poésie.

Chanson du geôlier

Où vas-tu beau geôlier
Avec cette clé tachée de sang
Je vais délivrer celle que j'aime
S'il en est encore temps
Et que j'ai enfermée
Tendrement cruellement
Au plus secret de mon désir
Au plus profond de mon tourment
Dans les mensonges de l'avenir
Dans les bêtises des serments
Je veux la délivrer
Je veux qu'elle soit libre
Et même de m'oublier
Et même de s'en aller
Et même de revenir
Et encore de m'aimer
Ou d'en aimer un autre
Si un autre lui plaît
Et si je reste seul
Et elle en allée
Je garderai seulement
Je garderai toujours
Dans mes deux mains en creux
Jusqu'à la fin de mes jours
La douceur de ses seins modelés par l'amour

Jacques Prévert

Cécile VERHAEGHE

Reprend Manderley for ever… a découvert Rebecca (Daphné du Maurier)

Louis XIV, la vie du Grand Roi, de Max Gallo

Histoire, vue par l’autre bout de la lorgnette.

Il a été roi dès l'âge de cinq ans. Et il a régné jusqu'à soixante-dix-sept ans. Il a été admiré, aimé. Il a agrandi le royaume de France. Il a été sans pitié pour ceux qui s'opposaient à lui. Par-dessus ceux qui grimaçaient d'ironie, l'immense foule du peuple français se rendait à Versailles pour admirer l'œuvre de son roi. Ces " gens " mesuraient combien le Roi-Soleil était attentif à la vie de son royaume. Et s'il a fait la guerre, c'est qu'il voulait défendre " la justice et l'honneur du peuple français ". À la fin de sa vie, combattant avec ses médecins une maladie qui lui causait d'affreuses souffrances, Louis XIV rassemblera les courtisans dans sa chambre et d'une voix résolue mais affaiblie, dira : " Messieurs, je m'en vais ; mais l'État demeurera toujours. " pour Louis XIV, il n'y avait rien de plus grand pour la France. Jusqu'à sa mort, le dimanche 1er septembre 1715, ce roi eut le courage d'avoir accepté cette mission, persuadé qu'il l'avait reçue de Dieu. Max Gallo de l'Académie française

 L’horizon, de Patrick Modiano

 

Le prisonnier du ciel, de Carlos Ruiz Zafon

 

Barcelone sous Franco.

Barcelone, Noël 1957. À la librairie Sempere, un inquiétant personnage achète un exemplaire du Comte de Monte Cristo. Puis il l'offre à Fermín, accompagné d'une menaçante dédicace. La vie de Fermín vole alors en éclats. Qui est cet inconnu ? De quels abîmes du passé surgit-il ? Interrogé par Daniel, Fermín révèle ce qu'il a toujours caché. La terrible prison de Montjuïc en 1939. Une poignée d'hommes condamnés à mourir lentement dans cette antichambre de l'enfer. Parmi eux Fermín et David Martín, l'auteur de La Ville des maudits. Une évasion prodigieuse et un objet volé... Dix-huit ans plus tard, quelqu'un crie vengeance. Des mensonges enfouis refont surface, des ombres oubliées se mettent en mouvement, la peur et la haine rôdent.

 

Les petits secrets d’Emma, de Sophie Kinsella

 

Ce n'est pas qu'Emma soit menteuse, non, c'est plutôt qu'elle a ses petits secrets. Par exemple, elle fait un bon 40, pas du 36. Elle ne supporte pas les strings. Elle a très légèrement embelli son CV. Elle déteste sa cousine Kerry. Et avec Connor, son petit ami, au lit ce n'est pas franchement l'extase. Bref, rien de bien méchant, mais plutôt mourir que de l'avouer.Mourir ? Justement... Lors d'un voyage en avion passablement mouvementé, Emma croit sa dernière heure arrivée. Prise de panique, elle déballe tout à son séduisant voisin. Sans imaginer que l'inconnu en question est l'un de ses proches...

Check point de Jean-Christophe Ruffin

 

Aventure, suspense, émouvant.

Maud, vingt et un ans, cache sa beauté et ses idéaux derrière de vilaines lunettes. Elle s'engage dans une ONG et se retrouve au volant d'un quinze tonnes sur les routes de la Bosnie en guerre. Les quatre hommes qui l'accompagnent dans ce convoi sont bien différents de l'image habituelle des volontaires humanitaires. Dans ce quotidien de machisme, Maud réussira malgré tout à se placer au centre du jeu. Un à un, ses compagnons vont lui révéler les blessures secrètes de leur existence. Et la véritable nature de leur chargement. A travers des personnages d'une force exceptionnelle, Jean-Christophe Rufin nous offre un puissant thriller psychologique. Et l'aventure de Maud éclaire un des dilemmes les plus fondamentaux de notre époque. A l'heure où la violence s'invite jusqu'au cœur de l'Europe, y a-t-il encore une place pour la neutralité bienveillante de l'action humanitaire ? Face à la souffrance, n'est-il pas temps, désormais, de prendre les armes ?

 

Anny BOCQUET

Mes contes de Perrault, de Tahar Ben Jelloun

Il était une fois une petite paysanne nommée Soukaïna. Elle était si belle que les oiseaux et les animaux de la forêt accouraient à son passage. Sa grand-mère était souffrante alors elle s'enveloppa d'une burqa rouge pour lui porter des crêpes et un pot de gelée royale... Pour notre plus grand plaisir, Tahar Ben Jelloun réinvente les contes de Perrault en leur insufflant un parfum de Mille et Une Nuits.

 

Josiane LUCIANI

Le règne des Illuminati, de Giacometti et Ravenne

Les Illuminati... Ils vous surveillent depuis des siècles. Désormais, ils vont vous contrôler. Paris, siège de l'Unesco : l'abbé Emmanuel est abattu par un tireur isolé. Un assassinat rappelant à certains celui de Kennedy et qui alimente très vite les plus folles thèses conspirationnistes. D'autant que la juge Gardane a découvert que le tueur était franc-maçon. Á charge maintenant pour le commissaire Marcas de faire la lumière sur les possibles implications de cette révélation. De Paris à San Francisco, Marcas va affronter le fantôme d'une société secrète qui enflamme les imaginations depuis sa disparition mystérieuse, au XVIII e siècle. L'enjeu : une découverte aux frontières de la science...

Selon une enquête, 1 Français sur 5 croit à l’existence des Illuminati, 1/3 des 18-35 ans !

 

Le charme discret de l’intestin, de Giulia Enders

Giulia Enders, jeune doctorante et nouvelle star allemande de la médecine, rend ici compte des dernières découvertes sur un organe sous-estimé. Elle explique le rôle que jouent notre "deuxième cerveau" et son microbiote (l'ensemble des organismes l'habitant) dans des problèmes tels que le surpoids, la dépression, la maladie de Parkinson, les allergies... Illustré avec beaucoup d'humour par la sœur de l'auteur, cet essai fait l'éloge d'un organe relégué dans le coin tabou de notre conscience. Avec enthousiasme, Giulia Enders invite à changer de comportement alimentaire, à éviter certains médicaments et à appliquer quelques règles très concrètes pour faire du bien à son ventre. Véritable phénomène de librairie, Le Charme discret de l'intestin s'est vendu à 950 000 exemplaires en Allemagne et sera publié dans 26 pays.

 

Anne-Marie ANDRIEUX 

Les enfants des justes de Christian Signol

Rend hommage à ses grands-parents.

En 1942, dans le département de la Dordogne, la ligne de démarcation croise le cours de l’Isle. La ferme des Laborie est à deux pas de la rivière et Virgile, n’écoutant que son cœur, ne refuse jamais sa barque à ceux qui tentent de passer en zone libre. Lorsqu’on propose à Virgile et à Victoria qui n’ont jamais pu avoir d’enfants, de cacher Sarah et Elie, deux gamins juifs perdus dans la tourmente, ils accueillent les petits réfugiés comme un don du ciel. Au fil des jours, malgré les trahisons, les dénonciations, les contrôles incessants, la Résistance s’organise dans le Périgord jusqu’aux reflux des troupes allemandes dans le sang et la terreur.

La promesse de l’océan, de Françoise Bourdin

Trentenaire belle et dynamique, Mahé est patron pêcheur à Erquy, dans la magnifique baie de Saint-Brieuc. Depuis la mort tragique de son père, elle ne vit que pour son travail, ses bateaux et ses marins et a mis de côté son existence personnelle après la brutale disparition en mer de son fiancé. Armelle, son amie et confidente, fait tout pour l'encourager à profiter de la vie et à y reprendre goût. En vain. Certaines blessures sont si difficiles à refermer. Cependant, la chance pourrait enfin lui sourire... " Françoise Bourdin dépeint les beaux paysages bretons et livre un joli tableau des Côtes d'Armor. " L'Hebdomadaire d'Armor

 

L’école des glycines, de Roger Vannier, déjà commenté en février 2014

Les ombres de l’enfance, d’Henriette Bernier

 

Villers est un village d'à peine cent habitants, dans la Meuse profonde. En 1950, l'instituteur y gère la classe unique, où il " tient " les enfants avec autorité et bienveillance. Parmi ses élèves, il y a Dilette, la petite orpheline qui ne parle, ne rit, ne joue presque plus. Seule sa grand-mère veille sur elle. Luigi, dit Gigi, petit dernier d'un couple d'origine italienne, est l'enfant heureux d'une famille heureuse. Enfin, Claude, dit Bouboule, arrivé longtemps après trois aînées. Ses parents ne le maltraitent pas, mais il manque de tendresse. Il a conscience de sa singularité, ce qui le rend taciturne et sournois. C'est à l'école que vont naître dans ce trio des sentiments d'enfants - jalousie, envie, trahison, amour - tenaces et vécus avec une intensité qui échappe souvent aux adultes, et qui vont construire ou déconstruire leur vie...

 La tresse d’or, de Mireille Pluchard

 

Sur les protestants.

Au hameau de Montmoirac, Estienne et Anne, qui vient de donner naissance à des jumeaux, font prospérer les terres du marquis de Trémolet. Un jour de foire, en recueillant les Chantegrel venus trouver du travail au village, Estienne découvre en Pierre l'homme qui pourra l'aider à édifier ses projets : élever le ver à soie. Cette cohabitation imprévue va se révéler un tournant majeur dans la vie des deux familles.

Saga familiale, Les Rochefort, de Christian Laborie

Secret de famille

 

En héritage, de Danielle Steel

Qu'il s'agisse de sa vie amoureuse ou de sa vie professionnelle, Brigitte Nicholson a toujours fui les engagements. Jusqu'à ce soir d'hiver à Boston où le destin décide pour elle et où son monde s'écroule. Pour la sortir de sa torpeur, sa mère lui demande de l'aider à reconstituer leur arbre généalogique. Brigitte se passionne alors pour son ancêtre Wachiwi, une Sioux Dakota devenue l'épouse d'un marquis à la cour de Louis XVI. Comment une jeune Indienne a-t-elle pu quitter l'Amérique et partir pour la France peu de temps avant la Révolution ? Fascinée, Brigitte suit les traces de son aïeule, qui deviendra pour elle un modèle de courage et d'indépendance.

LLL  Coup de foudre, Danielle Steel… N’a pas aimé.

 

Sylvie BORNAIS

Gravé dans le sable, de Michel Bussi

 

 … Dont on avait parlé en juin.

 

Someone, d’Alice Mc Dermott

Histoire ordinaire de la vie d’une femme.

Brooklyn, années 30, quartier irlandais. Marie vit avec ses parents, immigrés avant sa naissance, et son grand frère Gabe dans un minuscule appartement bien astiqué. Son père boit trop mais il aime sa fille tendrement. Sa mère a la rudesse des femmes qui tiennent le foyer. Tandis que Gabe se destine dès le plus jeune âge à la prêtrise, Marie traîne sur les trottoirs de New York avec ses copines, colportant les cancans du bloc d'immeubles, assistant aux bonheurs et aux tragédies d'un quartier populaire. Poignant et caustique, le récit de la très ordinaire vie de Marie - un parcours de femme, des tracas et des joies d'épouse, de mère, de fille, de sœur, d'amie - devient un témoignage historique évocateur de la communauté irlandaise du New York des années 30, du traumatisme de la guerre, des mutations sociologiques de l'époque contemporaine.

 

Tom, Petit Tom, tout petit homme, Tom

 

Tom a onze ans. Il vit dans un vieux mobile home avec Joss, sa mère (plutôt jeune : elle l'a eu à treize ans et demi). Comme Joss adore faire la fête et partir en week-end avec ses copains, Tom se retrouve souvent seul. Et il doit se débrouiller. Pour manger, il va chaparder dans les potagers voisins... Mais comme il a peur de se faire prendre et d'être envoyé à la Ddass (sa mère lui a dit que ça pouvait arriver et qu'elle ne pourrait rien faire pour le récupérer), il fait très attention. Un soir, en cherchant un nouveau jardin où faire ses courses, il tombe sur Madeleine (quatre-vingt-treize ans), allongée au milieu de ses choux, en larmes parce qu’elle n’arrive pas à se relever. Elle serait certainement morte, la pauvre vieille, si le petit Tom n'était pas passé par là...

 

Jeanne PEHOURTICQ

D’après une histoire vraie, de Delphine de Vigan

Roman tout au long duquel sont mêlés réalité et fiction.

Revue de presse

« Puissante réflexion sur la pouvoir de la littérature, ce roman “d’après une histoire vraie” raconte l’emprise progressive d’une femme sur une autre femme, écrivain. »

Sabine Audrerie – La Croix

« Formidable roman, malin, machiavélique, manipulateur de lecteur, ce récit est un déchirement. Parce qu’il faut bien le lâcher de temps en temps pour dormir un peu. »

Pierre Vavasseur – Aujourd’hui en France

 

Jean-Pierre BOCQUET :

 Le gaucher boiteux, de Michel Serres

 

Avec ce soixantième livre, Michel Serres fait le bilan du travail de toute une vie. Il réussit à décrire la façon dont il a pensé ses livres et sa philosophie depuis les débuts, avec Hermès, jusqu’ à tout récemment, avec Petite poucette en passant par Le contrat naturel, le Tiers-instruit et Hominescence. Mais surtout il explore la pensée et ses figures.
Penser c’est inventer, pas copier ni imiter ! Pour y parvenir Michel Serres convoque les sciences, la
philosophie, l’histoire et la religion. Pour lui, l’abstraction ne suffit plus, il faut y associer le monde dans sa totalité.

Dans ce livre, Michel Serres convoque le père, berger, qui introduit le Grand récit de l’Univers et
explore les figures de la pensée ; le médiateur, gaucher boiteux, qui crée des personnages en foule et explore les vivants ; et le gaucher pensant qui nous parle de l’« âge doux ». Celui de Petite poucette, le nôtre.
Au total, voici une nouvelle philosophie qui parle du monde d aujourd hui, du monde et de l’histoire.
Mais qui est ce gaucher boiteux ? Et si c’était Michel Serres lui-même !

 

Confession du pécheur justifié, de James Hogg

 

Vous possédez la vérité ? Vous êtes l'élu du Seigneur, choisi et sauvé de toute éternité ? Prenez garde, l'étranger vêtu de noir qui vous ressemble comme un frère, vous encourage et vous protège, c'est le prince de ce monde, le démon qui règne sur les âmes en perdition. Le misérable héros de ce récit, enivré par la perfection de sa propre foi, va tuer en toute bonne conscience ceux qui sont à ses yeux des impies. Il ne comprendra pas pourquoi bientôt son protecteur l'abandonne, le jette au désespoir, et le pousse à se tuer lui-même. James Hogg, contemporain et ami de Walter Scott, auteur d'élégies et de chansons populaires, a composé il y a plus de deux cent soixante ans cette féroce et profonde parabole sur le fanatisme. Il l'a située à l'époque triomphante du presbytérianisme en Ecosse, après la victoire de Cromwell. Mais aucun récit n'est plus moderne dans sa structure et sa facture que ce roman en trois temps récit d'un chroniqueur, confession du héros, épilogue un siècle plus tard. Le souci bien écossais de la froide exactitude y va de pair avec l'extravagance des songes le démon se profile dans les brumes au-dessus d'Edimbourg, et ce sont les corbeaux et les corneilles qui annoncent au criminel l'approche de sa fin. Et comment donc a-t-il pu se pendre avec une corde de foin ? Ce chef-d'œuvre impitoyable, encore inconnu en France à la fin de la dernière guerre, a été proclamé, donné à traduire, et préfacé par André Gide. Dominique Aury

 

Élisa DALMASSO :

  La dernière nuit du Raïs, de Yasmina Khadra

N’a pas trop aimé.

L’auteur se met dans la tête du dictateur. Les 2 ou 3 dernières pages sont assez belles.

" Longtemps j'ai cru incarner une nation et mettre les puissants de ce monde à genoux. J'étais la légende faite homme. Les idoles et les poètes me mangeaient dans la main. Aujourd'hui, je n'ai à léguer à mes héritiers que ce livre qui relate les dernières heures de ma fabuleuse existence. Lequel, du visionnaire tyrannique ou du Bédouin indomptable, l'Histoire retiendra-t-elle ? Pour moi, la question ne se pose même pas puisque l'on n'est que ce que les autres voudraient que l'on soit. " Avec cette plongée vertigineuse dans la tête d'un tyran sanguinaire et mégalomane, Yasmina Khadra dresse le portrait universel de tous les dictateurs déchus et dévoile les ressorts les plus secrets de la barbarie humaine.

Syngué Sabour pierre de patience, de Atiq Rahimi

Très théâtral. Univers clos. Un homme, blessé par une balle dans la nuque, est dans le coma ; sa femme le veille... L’auteur, un homme qui parle bien des femmes.

" Cette pierre que tu poses devant toi... devant laquelle tu te lamentes sur tous tes malheurs, toutes tes misères... à qui tu confies tout ce que tu as sur le cœur et que tu n'oses pas révéler aux autres... Tu lui parles, tu lui parles. Et la pierre t'écoute, éponge tous tes mots, tes secrets, jusqu'à ce qu'un beau jour elle éclate. Elle tombe en miettes. Et ce jour-là, tu es délivré de toutes tes souffrances, de toutes tes peines... Comment appelle-t-on cette pierre ? " En Afghanistan peut-être ou ailleurs, une femme veille son mari blessé. Au fond, ils ne se connaissent pas. Les heures et les jours passent tandis que la guerre approche. Et la langue de la femme se délie, tisse le récit d'une vie d'humiliations, dans l'espoir d'une possible rédemption.

 

Atiq Rahimi vit la guerre d'Afghanistan de 1979 à 1984, puis il se réfugie au Pakistan.Après avoir demandé l'asile politique à la France, il obtient son doctorat en audiovisuel à la Sorbonne. Pendant ce temps, son frère, communiste, resté en Afghanistan, est assassiné en 1989, mais Atiq Rahimi n'apprend sa mort qu'un an plus tard.

Contrairement à ses trois premiers romans écrits en persan, Syngué sabour. Pierre de patience est directement écrit en français : « Il me fallait une autre langue que la mienne pour parler des tabous ». Il obtient le prix Goncourt le 10 novembre 2008.Il définit sa croyance religieuse ainsi : « Je suis bouddhiste parce que j'ai conscience de ma faiblesse, je suis chrétien parce que j'avoue ma faiblesse, je suis juif parce que je me moque de ma faiblesse, je suis musulman parce que je condamne ma faiblesse, je suis athée si Dieu est tout puissant. »

 

Prochaine réunion le jeudi 3 décembre 2015   à 14heures.

 

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